samedi 18 juillet 2026

Kanazawa, le 4th high school memorial museum

Juste à côté de l'auberge, un bâtiment qui pourrait avoir toute sa place chez nous.

Briques rouges, c'est une high school, museum of cultural exchanges.


Elle est localisée dans le parc : Ishikawa Shiko memorial park.


Le parc est très sympa, des arbres, des statues, des bancs, des corbeaux d'attaque...



Un poste de police à côté, des distributeurs de boissons, de quoi se débarrasser des petites pièces, une bouteille de 25 cl d'eau c'est 130 yen soit 0.69 €, correct.

Il y a une fontaine, façon chute d'eau, des arbres taillés et contraints, des statues.



Le lion me sert de repérage, je pars du lion, je reviens au lion. 

C'est tout bête mais pour avoir fait la Grèce avec Marie, non pas celle que vous connaissez, une autre, c'est très pratique la mémoire photographique, il faut juste un point d'ancrage pour la mémoire.

Marie, celle que vous connaissez, me posait la question sur mes points d'ancrage, ils doivent être forts pour être enregistrés.

Mais ça marche, je fais ça depuis soixante ans.

En traversant le parc, je vois des petits massifs de fleurs, œillets d'inde, lantanas, bégonias, coléus... 

Des trucs qu'on voit partout.




C'est pas le massif qu'il faut regarder, c'est l'ensemble, aucun arbre ne pousse comme il veut, taillé façon arbre nuage, le plus souvent, ou bien élagué pour se dresser vers le ciel.

La contre-partie ? 

Et bien, ça ne tient pas tout seul, beaucoup d'haubanages d'arbres en arbres, de soutiens en bois.


Un camélia japonica, oui ceux de nos jardins, mais là, il est chez lui, un autochtone !





Problème d'internet

 J'ai des photos en veux-tu, en-voilà et impossible  de mettre en ligne. Mon PC fonctionne, pour une fois...Fait suer j'ai plein de trucs jolis et rigolos à vous montrer.😡

Écrire sur le portable c'est nul. 

Bon pour réjouir ces dames, adeptes de beaux gosses, je veux vous montrer des fesses nippones ...




L'équivalent de la chaîne "l'équipe", c'est top, sumo, volley...

vendredi 17 juillet 2026

Je quitte Tokyo, j'arrive à Kanazawa, première vraie étape de mon voyage

 Direction Kanazawa. J'ai acheté mes tickets  de train depuis la  maison.  

Niveau horaires, j'ai laissé de la marge. Mais je  quitte l'hôtel dès huit heures. C'est trop impersonnel. Je dépose ma valise en bagagerie. Elle sera livrée demain. Ça  coûte dix  euros. Et vous avez les mains libres.

Je refais le chemin d'hier. Je descends trop tôt et bien je remonte. Tokyo station est gigantesque, bruyante, populeuse, rapide...

Pas  mon truc en fait.

Alors je décide d'avancer mon départ. Je change mes tickets. Pas de suppléments, juste un nouvel horaire. Du coup, au lieu de partir vers 16h, je pars à 11h24, voiture 10, siège 5 B. Pas de supplément, rien.

Je vous  montrerai la rigueur nipponne, on devrait bien s'en inspirer.


On patiente devant le n° de la voiture, deux files, pas de resquilleurs ni de  bousculades. On monte tranquille. Pas de chance, encore une braillarde dans la voiture...😭


Le marquage au sol, premier départ, second départ et on fait la queue.

Le shinkansen est magnifique, on dirait concorde sur des rails ...

On part à 11h24🥰c'est à dire à l'heure indiquée.

Gros orage  sur Tokyo, on passe  par Nagano... On longe la mer du Japon, je vois des rizières, pas encore récoltées, c'est très vert, des toitures noires brillantes, des tuiles vernissées de toute beauté. 😍

Arrivée à Kanazawa. 

Très grande gare, encore du bruit. Je ne trouve pas l'office de tourisme. Alors je prends un taxi. Dix euros pour me déposer à mon ryokan : auberge plus traditionnelle.

Mon ryokan se nomme Kikunoya ryokan, juste à côté du Kanazawa castle/park.

C'est un quartier de restaurants mais des petits, le ryokan est en retrait avec des plantes, de l'eau courante : une rivière. C'est exactement ce que je voulais voir du Japon. Des lieux différents parce que cachés.






Il y a des érables partout, de toutes tailles dans tout type d'emplacement, ça doit être magnifique en automne.





Devinez pourquoi ça me plait ! !

Accueil sympa par le propriétaire en anglais. J'ai une  chambre  pour quatre jours. Toilettes hyper moderne japonaises et salle  de bain traditionnelle. On se  lave avant de prendre un bain. J'ai pris une douche en revenant de ma sortie. Je  suis en yukata de coton bleu et  blanc, c'est  super confort mais je ne sais pas si j'ai croisé comme il faut. 

Pas comme sur les morts... Le pan gauche sur le pan droit.








Je suis sur un futon. Et bien c'est  confirmé la terre est vraiment  basse.🤣






C'est vintage, sympa, et pas cher !

Ça reste confortable. J'ai réussi à faire une sieste de 14 à 16h. Et je suis sortie explorer le quartier. Je suis à côté de ce que  je veux voir. Du coup, c'est  à pattes. Je sors sur les coups de 16h, il fait chaud mais c'est  supportable. Je mémorise bien mon chemin au cas où. C'est à 3'30 montre en main.

C'est vert, parc, arbres, statues, azalées, érables taillés arbre nuage, des cigales qui crissent tout ce qu'elles peuvent. Des corbeaux, assez nombreux pour qu'ils nécessitent un panneau. 


Les oiseaux d'Alfred ! !

La ville est belle, propre, calme. Et moi les parcs j'adore. Je ne suis pas encore au château mais le jardin de la seconde femme est magnifique.

Je m'achète ma première bouteille de thé vert. Le macha a un sacré goût de poussière...😔 Faut le dire, c'est  âpre ... 😕



Bon, je me tape une pause  sur un banc, oui j'ai trouvé des  bancs. 



Y en a pas à Tokyo. On ne s'assoit pas pour prendre le temps.

Les gens passent, pas  énervés, pas en train de courir. Une ville japonaise classique.

Le ryokan, c'est  très sympa sauf un truc : les tatamis de jonc. C'est végétal, c'est très joli mais ça sent. Fort. C'est  limite gênant parce  que vous cherchez  ce qui donne cette odeur.



Autre curiosité, il fait nuit très tôt, à 19h il fait très  sombre, donc  ici on dîne  très tôt : à  partir de  dix-huit heures. J'ai attendu dix-neuf  heures. Un petit resto, juste à côté de l'auberge. 





Les prix sont étonnants, on mange pour moins de neuf euros. Une bière Asahi et une okonomyaki aux crevettes (omelette garnie), mais les traits de mayo dessus, c'est pas très utile, gustativement en tout cas. C'est assez pour un soir. La bière est amère, version ultra dry, j'aime  beaucoup le goût amer, c'est très rafraîchissant. Tous les étrangers mangent dans ce petit resto. Il prend des  photos qu'il accroche aux murs. Très  sympa. Ma photo va rester au Japon!  Retour à l'auberge, elle jouxte le resto.

Essai de la salle de bain traditionnelle. Ça va pas, je mets de l'eau partout. Demain je demande comment on fait. Dodo  sans la clim' mais la chaleur me réveille. Le décalage horaire...🤣 

Je suis décalée comme chez moi, c'est bien la  peine de partir au bout du monde...😔

PS : je suis derrière une église, les cloches sonnent, quel bonheur... On se sent comme chez soi !😱

S'entend j'ai rien contre les cloches, j'en connais quelques unes, mais là, au bout du monde, je m'attendais à des mantras bouddhistes, plutôt qu'à ding-ding-dong...

jeudi 16 juillet 2026

Mon premier temple bouddhiste et peut-être pas le dernier.

J'ai appris la différence entre temple et sanctuaire.

Le temple brûle de l'encens, ce sont des moines qui gèrent, ils vendent plein de trucs, comme dirait Reiko, "rien de spirituel, que du matériel".


Les deux divinités sont celles du vent et du tonnerre, à gauche, ça gronde, à droite ça souffle. Au fond dans le temple, c'est la déesse Kannon, pêchée par deux frères.


Je vous épargne les "marchands du temple", une allée bordée de part et d'autres d'échoppes, nourritures, souvenirs made in china... 

Les touristes occidentaux se baladent déguisés en kimono, et tout le reste...




C'est plus calme alors qu'on est juste à côté, ici il s'agit des deux frères qui ont  pêché la déesse Kannon. Le sanctuaire leur est dédié.



 

Un coin fraîcheur avec des carpes koïs splendides.

Quand on sort du métro pour aller au musée

 J'ai oublié de photographier l'enceinte qui est juste à côté : c'est là que se déroule les combats de sumo.

Mais à la gare, tout le signale,  statues, coup de tampon...

J'ai fait pour coller dans mon carnet.



Chaque station de métro propose donc un tampon qui représente le  symbole du quartier, de la zone.

Mon arrivée à Tokyo Haneda

 Les formalités réglées, je sors avec Hibiki qui me propose d'attendre avec moi, Reiko, la guide francophone que j'ai prise pour la journée.

On sort et hurrah : 

Reiko est là avec son panneau, tout sourire. elle parle un français impeccable, après huit ans en France, c'est logique.

On va directement à mon hôtel pour déposer ma valise et puis, en voiture Simone !

Elle me demande si je suis fatiguée, non, pas trop comme j'ai pu dormir quelques heures, ça le fait. 

Je prends ma carte pour circuler, Icoca, on la charge et on paie ses transports, pas mal de trucs avec.

On met ma e-sim sur mon portable, la bête pourtant neuve est un peu réfractaire mais je finis par récupérer internet et Whatsapp.

Tous mes messages partent en même temps sur mes deux groupes, mes amies/amis collègues et la famille.

Inutile de dire que ça devient un grand foutraque parce qu'on continue nos fils de discussions SMS impossible ici.

Elle me propose de prendre le métro et d'aller au musée.

Pourquoi le musée ?

Climat du jour : 29° C avec humidité, je trouve que c'est moins fatigant que notre canicule.

Et les musées ont la clim', à fond, les magasins aussi, les rames de métro...

On passe du chaud au froid mais c'est super sympa.

Reiko a vécu huit ans en France, elle bossait au Louvre, renouvellement de son titre de séjour refusé, alors qu'elle avait un CDI, retour au Japon.

Bac +5, une ouverture d'esprit oserais-je dire à la française, elle rigole, elle écoute, elle propose. On a plus le sentiment d'être avec une amie que l'on n'a pas vue depuis longtemps qu'avec une guide au sens premier.

Et devinez qui vient à Nantes, en janvier 2027 pour accompagner le champion du monde japonais de pâtisserie ?

Reiko ! je lui ai proposée un échange de bons procédés, la découverte de ma ville. 

Le karma ...

Je découvre le métro, le train, il y a du monde, mais l'heure d'embauche (9h30) est passée, c'est plutôt une ville calme parce que Reiko m'emmène au calme après 24 heures de boîte volante.

On s'arrête boire un thé glacé, quel bonheur par cette chaleur, ça vous ravigote ! 




La ville est grise, du béton partout, tellement peu de vert que pour le coup, ça manque, pas de nature en fait. Mais les panneaux disent bien où je suis.

Voilà l'exposition du Edo-Tokyo museum.




Présentation de l'ancienne capitale sous forme de maquettes. Mais aussi de la vie quotidienne des années soixante.



Une Subaru qui regarde du côté de la Fiat 500.



Un intérieur des années soixante dans une HLM. Les espaces sont vraiment petits.




Un taxi avec l'arrêt pour le prendre.




Une des plus hautes tours de Tokyo, disparue avec le tremblement de terre de 1922.

La jeune demoiselle est une scolaire en uniforme, beaucoup de jeunes avec leur classe, de tous âges. Ils ont cours jusqu'à la fin juillet mais ils ont commencé le 1er avril.

Des supports différents. Maintenant on remonte le temps.




Reproduction du pont de bois qui permettait de franchir la rivière de Tokyo.

Et oui, Tokyo est une ville comme Nantes, elle a beau avoir trente millions d'habitants, elle s'est construite comme toutes les villes sur de l'eau, une rivière.

Trois types de supports : des maquettes en réduction, des reproductions des arts traditionnels et des  documents iconographiques.







C'est très bien fait, c'est joli et ça donne une idée de cette ville qui a brûlé plusieurs fois.








On voit aussi le poids de la presse, c'est très intéressant.