vendredi 24 juillet 2026

Bon à savoir !

 Alors j'utilise le portage de bagages d'un hôtel à l'autre. Ça coûte une dizaine d'euros et vous n'avez pas la valise qui se remplit de trucs pour les enfants à gérer.

Elle est livrée à l'hôtel désigné.

OK si c'est avec du booking.com.

Parce que c'est niet sur le Airbnb.

J'ai un seul hébergement de ce type, à Hiroshima. Et ils ne préviennent pas.

Donc je risquais de devoir me trimballer, les 14 kg de valise, elle a déjà pris du poids pendant le voyage en train.

Sauf que bibi et le concierge de l'hôtel, on a eu la même idée, la faire livrer à l'hôtel après Hiroshima, soit le 28 à Matsuyama sur l'île de Shikoku. En attendant, je prends des fringues de rechange dans mon sac à dos, et ma valise ? Elle s'autogère !😂

La prochaine fois, rester sur du booking mais ils n'avaient pas ce que je voulais pour Hiroshima.



Et en sortant de la zone de Kiyomizu-Dera, on tourne à droite.

 Je vais traverser le quartier des geishas, des lieux de détente pour rejoindre un autre temple.

La question qui me trotte dans la tête depuis le début des combats, oui, je suis de nouveau avec mes sumos, comment l'arbitre garde ses chaussettes blanches propres sur le sable, de la terre ?😔 

Allons, retour aux quartiers des geishas.

Vous n'en verrez pas et de toute façon, je ne prends pas volontairement de photos des gens sans leur accord, c'est le minimum !

C'est le type même de la maison qui me faisait rêver du Japon, en bois, étroite, repliée sur elle-même.



Ça descend, ne pas glisser parce que s'il y a du monde, c'est strike !😂




Le Japon, c'est bien le pays des murs, on longe sans rien voir, palissades, murs ici très différents des maisons de samouraïs à Kanazawa.





On arrive au nouveau temple.






Je n'irai pas plus loin, mes pieds glissent avec cette transpiration, je ne veux pas me tordre la cheville.

Je me retourne et ...


Une autre flèche qui émerge des maisons.



Alors je redescends vers ma nouvelle destination.



La rue est bordée de belles maisons, mais ce n'est peut-être pas des logements, ça peut être des établissements.



Un autre sanctuaire.



Sanctuaire dédié aux trois singes.


Pour protéger les bas de murs de la pluie, des éclisses de bambou. Certaines ne sont pas bien entretenues, ça se voit avec le pin qui se décolore.

Le bambou protège bien et donne un joli galbe au mur.






Retour à l'hôtel, puis laverie, achat de fruits et légumes !

La pastèque m'a fait un bien fou !

jeudi 23 juillet 2026

Retour au Japon touristique : la zone de Gion, les temples

 Moi qui ne suis pas bondieuseries, j'en passe du temps dans les lieux sacrés ou saints.

Non, je ne me convertirais ni au bouddhisme, ni au shintoïsme ! J'admire seulement.

Je termine avec ce qui le plus près, j'ai très bien choisi cet hôtel, quinze minutes à pieds des temples de Kiyomizu-Dera.

Plus simple, tu meurs, sortie de l'hôtel à gauche puis première à droite puis "tout droit vers l'infini et l'au-delà" (©).

Pédibus c'est chouette, je vais vers des collines donc je dois prendre mes tennis, du moins celles de Claude en fait...

Et bien, non, j'ai pas fait gaffe, j'ai pris mes claquettes, sans les chaussettes, ouf, la faute de goût est évitée...

Voici donc les ravissants petons bronzés de votre exploratrice préférée, non Claude, c'est pas Dora!



Je reconnais a posteriori que ce n'est pas l'idée du siècle de marcher et monter avec ce type de chaussures, mais bon, c'est fait.

Je suis partie avant sept heures. Ils sont désespérés à l'accueil, j'ai pris avec petit déj' et je ne petit-déjeune pas... C'est dommage qu'ils ne proposent pas de petits déj' japonais.

On commence la montée vers les cieux ? 

On y va ! J'adore ces petites rues, celles où j'ai trouvé la BAL.




Voici déjà le plan de la zone.




Je suis à pied d'œuvre !


Les à-côtés sont très sympas !

J'arrive au temple principal : les consignes en premier, c'est un lieu de prières en activité, il ne faut pas oublier.



On y est.

Toujours une entrée monumentale.



Alors j'avais prévu de compter les marches, à cinquante, j'ai jeté l'éponge, la bassine et la serviette qui va avec.



À gauche, un petit temple, il est extérieur au grand.




Même s'il est très tôt, il y a beaucoup de monde, avec un guide, leur étiquette collée sur le thorax...
Le mode troupeau, le pire, des gamins en poussette qui dorment. 
Mais laissez les donc à la maison, ils s'en tapent le coquillard des temples nippons !


On est dans les collines qui surplombent Kyoto.
Forêt très verte, superbe.



Si on veut voir de plus près, prière de se déchausser.



J'ai la batterie de mon appareil qui a fait des siennes, des photos n'ont pas été prises, mais vous vous faites déjà une idée de ces lieux.



C'est ça qui est très attractif, on serpente et au détour d'un bosquet, oh , un autre temple.

Bon, j'avoue que le côté prières et tout ce décorum me laisse plutôt froide, mais les paysages créés sont magnifiques.


Là, je suis sur une terrasse latérale, en pente, au-dessus de 14 m de vide, je regarde au loin, je regarde trèèèèès loin...





Tout en bas...


Pas une vis, pas un clou, pas un tire-fond, non tout en tenons et mortaises, mais quel travail.

Je le sais, j'en ai fait pour ma première volière, c'est du travail d'horlogerie pour que tout s'emboîte comme il faut.



Je suis derrière le premier temple.


Les divinités: le gong sert à les appeler.



Je suis vraiment très fan des toitures, c'est parfois un peu lourd mais les arbres, ça donne un effet très naturel, de dessus, on doit avoir l'impression de voir la terre.

Ici, les drones sont interdits.

C'est dommage, ça ferait des vidéos de fous.


Quand je dis que c'est haut ! Quel courage j'ai eu, vous pourrez me dire merci parce qu'avec mon niveau de vertige c'était pas gagné cette histoire 😂.

De toute façon, il y a une rambarde mais moi, je ne me penche pas, on ne sait jamais.



Toujours cette idée de contraste, végétation, bâti et au loin, la ville de Kyoto.



On a du mal à imaginer qu'on est sur un chemin qui ondule.



J'aime beaucoup ces flèches qui surmontent le toit, ça allège, l'idée d'un lien entre le terrestre et le spirituel.


Quand je dis que ça grimpe ...

Un troisième espace, il est fermé, les touristes redescendent désappointés, mais moi, j'y vais.

Il ne sera pas ouvert pour moi mais ce que je veux voir n'est pas obligatoirement le temple.



Une espèce de fougère que je ne connais pas, c'est super frustrant de se dire que je ne peux pas rapporter de boutures !

Arghhhhh !



Un chemin de terre qui monte en forêt.



Les arbres sont beaux, droits, il y a de l'entretien, des coupes, c'est frais et reposant. On entend des oiseaux, type étourneaux.


Comme on est à flanc de colline, le muret de pierres assure une stabilité, éviter une coulée de boue/terre.



Ma première visite au cimetière. Si vous avez lu Bleach, Ichigo se rend à la date anniversaire de la mort de sa mère sur sa tombe. On voit que les tombes sont très différentes.

Reiko m'a expliqué qu'à la différence des Français, les Japonais ne raffolent pas de voisins de cimetière.

Chez nous, c'est la garantie qu'il n'y aura pas de bruit, ici, plus de superstitions.

C'est beau, c'est calme, c'est décidé : je veux que mes cendre soient mises ici. C'est d'une tranquillité remarquable.






Je suis toute seule, personne pour déranger, pas un bruit, même les cigales cessent de faire du bruit, mes oreilles disent merci !

Je salue, et je repars.

Oui, on salue tout le temps ici, c'est normal que je fasse la même chose...


Une patte d'oie, un chemin de terre qui monte et la voie goudron qui se poursuit vers le temple.

Je tourne !


Une sente qui me fait vraiment me dire que le choix de mes chaussures, c'est pas top.

Je fais gaffe à pas glisser mais non, c'est bien sec, pas de couches superposées de feuilles pourrissantes.

Un moustique vient me zinner aux oreilles, saloperie de bestiole !

Je bats des bras et elle s'enfuit.

Dracula nippon, non mais !



Et j'arrive ... Dans un autre cimetière, c'est logique, être près du temple c'est peut-être s'assurer une vie au-delà de meilleure qualité.

Alors, je ne sais pas pour qui s'est. Il y a des pièces de 1 centime, j'en ai posé une également. Après tout, merci pour ce moment.


Les tombes sont plus vieilles, rongées par la pluie, la neige, mais on voit que certaines sont encore entretenues, c'est d'ailleurs bientôt la fête des morts, le 10 août, Obon.


Pas un seul animal, lapin, écureuil ???

Il y a des écureuils au Japon ? Pas vu la queue d'un.


Je reviens sur mes pas et reprends le chemin du temple.

Une forêt de bambous, ça c'est du bambou de compète les enfants, droits, grands, larges, c'est magnifique jusqu'à ce je vois les troncs.



Sur une certaine hauteur, ils sont gravés.

Mais c'est quoi cette manie de vouloir laisser une empreinte là où j'ai été ? 

Les pauv' bêtes, je vous dis pas ce que ça doit leur faire.😨

Je t'en foutrais moi des "mamours pour la vie, 2025!".

J'avance en pestant, je ne supporte pas qu'on abîme les plantes.

Et là, au détour du virage, elle n'attendait que moi.



Une magnifique Aspdistra eliator, vraiment superbe, pas mangée par les escargots, il n'y a pas d'escargots sur cette colline pour manger la plante.

La mienne pousse dehors depuis des années, elle supporte, le chaud, le froid, la sécheresse, mais ne sait pas se défendre contre les bêtes à cornes. Niveau taille on est kif-kif mais c'est l'état, sublime ici.

Bon ceux qui ne sont pas sensibles aux plantes allez vous faire ***, no comment 😡

Ici, je n'ai pas vu une limace et inutile de dire que sur cette colline, ça m'étonnerait qu'ils mettent des produits.


La voilà dans la nature, elle pousse sous les arbres, niveau lumière ça peut donc être très limitée.

Mais elle est quand même plus sympa ici qu'à faire de la verdure dans une église sombre.




Un calme qui se mérite !

Je vois un autre cimetière, tout propre, avec un joli portail.

Je retourne sur mes pas. Il me reste du parcours à faire, ça fait déjà plus d'une heure trente que je suis ici, "le temps pour soi", la bande d'idiots qui a pondu ce thème, le temps peut s'arrêter, c'est bien l'espace consacré qui le dit puis le fait.



Une eau sacrée, mais pas pour être bue ?



Différents emplacements où on retrouve cette eau sacrée, ici à l'entrée avec Shenron, je ne sais pas si c'est son nom mais Akira Toriyama de Dragon ball a pris ce modèle pour son dragon des sept balles.



Là encore.



On descend.



Ces toits qui surgissent de la mer verte m'enchantent. C'est bien le Japon que je voulais découvrir et il ne me déçoit pas, du tout.



La spiritualité c'est pas forcément de croire, mais être spirituelle, c'est important !😂




Un sanctuaire : je connais le messager Inari .


 


En même temps, j'ai les combats de sumo à la télé, impressionnants les sumotoris et la foule !

Gros coup de cœur pour la tenue des arbitres, oui, cherchez pas, c'est le décalage horaire.

Quand on parle de spiritualité, le sumo se pose bien là, c'est même très chouette à regarder.😍, non je n'en ramène pas un, je ne saurais quoi en faire !

Revenons à nos temples.

Après le sanctuaire d'Inari, on est à la fois sur du shinto et du bouddhisme.





Je suis au pied du temple, c'est haut, c'est même très haut, tout en bois, superbe construction, quelles techniques les enfants parce qu'en plus c'est antisismique.

Non, je ne veux pas tester, merci ! Je passe mon tour.



La terre, la pierre, le bois, le ciel. C'est jamais du hasard ici.





J'adore les bavoirs rouges, ça veut dire quand même qu'on en prend soin, ce n'est pas abandonné, c'est un lieu de culte, en activité, ça nous permet de ne pas l'oublier.

En tant que touriste, on est voyeur, mais il ne faut pas oublier le quotidien des personnes pour qui ces temples ont un lien avec leur foi, un vrai sens du sacré pour eux.

Nous, c'est un lieu qu'on a envie de voir, sans plus pour certains.


De loin, on dirait une antenne, mais c'est en pierre.



Le bassin au pied des temples. Un autre jardin.



Il y a des jaillissements d'eau, froide ? chaude ? On ne peut pas mettre la main dans l'eau pour savoir.

Il y a une  carpe, je l'ai vue !







Je repars, il est temps, les cars débarquent en nombre.