mardi 28 juillet 2026

Je lave mon linge

 Et donc j'en oublie, ce qui était dans mon sac à dos.😓

J'apprivoise la machine à laver japonaise mais rien sur la température.

Ça m'énerve !



Bon, j'ai encore lavé huit kg au lieu de quatre...

Mais c'est correct et pratique, 4 € la tournée séchée.

L'hôtel où je suis est plus que craignos, demander pour avoir l'eau chaude, je ne connaissais pas mais il est placé à côté des deux onzen les plus anciens du Japon, du Dogo park ...

Je vais voir...

Premières photos du onzen Bekkan.



Le sol est peint de photos de fleurs, ton dominant le rose, c'est très joli.



Il y a un monde fou, aucune chance que j'y aille, ceux d'hier étaient peut-être moins historiques mais on pouvait entrer sans réserver.


C'est le bain principal, Dogo onzen Honkan c'est quand même assez lourd comme structure.

Pour relier les deux bains, des boutiques de souvenir, de trucs à grignoter, des sous à dépenser quoi.



La galerie fait penser  au Passage Pommeray, en plus geek de passage, boutique de gashapon, fringues, mais surtout des gâteaux, des boissons... 

Kiki onzen vient de là, il me tendait les bras 😂


À dix-huit heures, ça ferme sauf les échoppes qui vendent à manger. 

Mais j'ai compris, c'est pas là que je trouverais à bien goûter du snacking nippon.



Un magnifique Totoro à l'entrée d'une boutique.

Petit cadeau facile

 À nos amis collectionneurs de Kiki, c'est super facile de vous faire un petit plaisir.

Je suis au PAYS du Kiki.

Guillaume aura sa verte radioactive, mais je sentais que notre Catherine aurait bien aimé aussi.

Sauf que je prends très rarement les mêmes.

Je lui ai donc trouvé un petit gars qui sort du onzen.



C'est pas le même, c'est un petit garçon parce que pas de couettes.

Mais il a sa petite serviette sur la tête.

Alors Catherine, il est pas trognon ton Nippon ?

lundi 27 juillet 2026

Hôtel Villa Dogo

 Alors Dogo, c'est la commune, j'ai fait le choix d'arriver par la mer, c'est plus loin !

Par la gare, c'est plus rapide.

La chambre est propre mais les draps tachés c'est très moyen, la salle de bain est comment dire, atypique ou typiquement japonaise , je ne sais pas quoi en penser.

Il faut téléphoner pour avoir l'eau chaude ? Si ça me gave trop, je vais changer de crèmerie, j'ai payé 220 € pour cinq nuits, c'est le même prix que l'hôtel à Kyoto mais pas du tout le même type de prestations.

L'entrée.



La salle de bain : traditionnelle (du bricolage !)




Les toilettes.



La chambre : avec deux lits ???




Des draps tachés ça se passe à la javel ou au percarbonate quand même !



Et le pompon !


 Et oui, même ici, ils sont ...

L'entrée de l'hôtel




Recommandation Isa ? 
À éviter !
J'espère seulement qu'ils vont gérer le départ de ma valise...

Pour éviter de donner une autre suée à Françoise

En faisant mes résa, je n'ai pas fait gaffe à ce que je prenais.

Je m'explique : j'ai privilégié les emplacements pour être pédibus mais je n'ai pas fait attention plus que ça à la nature du logement, Airbnb par exemple, et ça les taxis, y connaissent pas. 😂

J'ai donc repassé rapidos mes résa et j'en ai une autre de ce type, une nuit à Takamatsu, sur Shikoku.

J'ai pris une chambre d'hôtel. Je perds 34 € mais je n'aurais pas un coup de panique si je n'ai pas les clefs.

Pour info, un *** c'est soixante cinq euros, mon absence de stress a un prix, celui-là.

Bon, reprenons, là je suis dans un coupe-gorge ! C'est bordélique, il y a des taches sur les draps et c'est le même prix que mes autres chambres, j'ai pris entre 40 et 50 euros, et bien là, c'est cra-cra et j'y suis six jours ! Cinq nuits en tout cas. C'est vieillot, c'est moche mais l'île est tellement belle.

Reprenons dans le bon ordre.

Je suis sur le port d'Hiroshima. Oui, il y a un port à Hiroshima et il est évident que pour aller à Matsuyama sur l'île de Shikoku, on prend un ferry.

Oui les enfants, pour aller sur une île, on prend un bateau ! Bravo à vous !

Comme tous les matins, réveillée à quatre, levée à 6h.

Prête à 7h, le taxi me prend même un peu plus tôt. Je suis déposée en zone de départ, je trouve très facilement à acheter mon billet, il n'y a, à cette heure qu'un seul guichet ouvert, l'employé ne parle pas  un mot d'anglais mais Matsuyama, c'en est pas et le geste pour la monnaie, il comprend très bien !😂

Deux choix, rapide ou pas, le premier c'est 8400 ¥ et le second 5400 ¥.

Je prends le moins cher et j'aurais un arrêt à Kure et plus de deux heures de croisière.

C'est un ferry mais comme pour aller en Grande Bretagne, salle climatisée, fauteuil de luxe...

Voici la bête, le même !



En fait le mien est plus gros mais c'est l'idée. Peu de monde à bord, il part à l'heure 9h15.

En attendant, je regarde les oiseaux, des mouettes, un cormoran qui se sèche, un héron blanc.


J'entre dans ma période bleue.


Les paysages sont magnifiques : la montagne qui tombe dans la mer, peu de plage ici, mais un peu plus loin.





Les parcs ostréicoles.




Le port de Kure, deux minutes d'arrêt, port à containeurs, petit.



Un pont splendide, que pour moi, il est rouge, ça ne s'invente pas !😍



On va passer dessous. Les maisons sont différentes, les toitures semblent en tôle ondulée.


J'adore ce type de paysages, ils sont à la fois uniques et universels, en Grèce on retrouvait ces ports, ici, même chose.
La mer est traitée de la même manière en France, au Japon, en Grèce !






On a franchi le détroit direction Matsuyama.


On ne saurait dire où on est, dans quel pays est cette plage.



Ça donne drôlement envie de se baigner, c'est au programme de cette semaine.






On est arrivé, un centre d'information topissime avec une agente parfaite, qui me donne tout ce que je demande, me note comment aller me baigner, sur quelle plage, une professionnelle hyper agréable et qui me comprend, j'exagère un peu, mon accent s'est amélioré,😍 je parle l'anglais comme les Japonais, 😂c'est l'essentiel, non ?

Thermae Romae vs Yuki onzen : vainqueur Yuki onzen !

 Dans les trucs que j'avais prévus de faire : un onzen.

Mon programme n'est pas fixe, j'ai gardé sur chaque ville un jour de libre : si je découvre quelque chose hors des grands classiques, je peux sauter dessus.

Réveillée comme d'hab' à 4h, ça laisse du temps pour regarder les cartes, les documents et je vous assure qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de japonais pour comprendre.

À Hiroshima, tout est doublé anglais.

La carte gentiment donnée par l'agent municipal samedi m'a rendu de vrais services.

Il y a le château, j'ai fait et adoré, le mémorial, j'ai fait et j'en suis désespérée. Que faire le troisième jour ? ?

Il y a des tramways, donc une évidence, je veux prendre le tram !

D'une ville de tram à une autre ville de tram.😇

Et l'avantage du tram, c'est que pas de déviation, pas de sous-sol comme le métro, c'est sur des rails, vous montez en M09, vous devrez redescendre en M09.

Rassurant ! 

240 ¥ le trajet, par carte Icoca, monnaie, carte bleue... L'avantage de l'Icoca, vous mettez ce que vous voulez dessus, et on peut payer dans des magasins, très pratique pour éviter les frais de transaction. Ne pas perdre, parce que non nominative, non codée.




Le plan du tramway. Il y a un truc en tout petit : Yuki onzen.

Je regarde sur google et je lis un truc qui me donne envie : un/une touriste qui a adoré, personne, tranquillité...

C'est bon, je vais me ressourcer dans un onzen.

Je note tout sur mon plan, si je peux en reprendre un neuf, je le ferais.



Donc, je monte en M09 dans le tram ligne 2, la rouge c'est un signe, je descends en M27 et je prends le bus n°4. 



Il y a des receveurs dans le tram, avec des uniformes très années trente, si je dis que ça ressemblait à Tintin et le lotus bleu, je n'étais pas loin, la casquette, la besace, les lunettes rondes, bon, des réminiscences rigolotes pour moi !

Le trajet : tram n°2 pris à Genbaku Dome-mae, direction Hiroden-Itsukaichi, puis sortie, c'est au même niveau, pas besoin de ticket (on paie quand on descend, on scanne sa carte en montant puis en descendant)  Hiroden bus  n°4 vers Yuki onzen.

C'est le nom de l'arrêt.

Une petite heure de bus qui va tourner, grimper les collines d'Hiroshima.

La même pour revenir.

Alors est-ce que ça vaut le coût ?

Oh, que oui !😍😍😍

J'arrive et un bus n°4 attend.



 Je demande au conducteur, oui, "Yuki onzen", pas besoin de plus.




Bus à l'ancienne, mais qui s'abaisse pour les personnes âgées et le chauffeur les aide à s'installer.



Le paysage change, très vite, des collines très vertes, une route sinueuse, ça tourne dur, mais ça roule bien : 40 miles/hour et pas 40 km/h...

On est trois dans le bus, je suis la seule étrangère.

On est en montagnes, je ne saurais vous dire la hauteur, moi, Nantaise, ça me paraît très haut, il y a des tunnels, j'aime pas les tunnels, toute cette terre au-dessus de ma tête...

Pour connaître le prix à payer, c'est hyper facile, ils le font pour vous.

Un écran vous dit le n° de l'arrêt où vous êtes monté et vous avez le total avant de descendre.

Moi, je monte en 1 et descends en 27 = 1080 ¥. Fois deux puisqu'il me faudra revenir.


Donc il faut juste connaître ses chiffres...

On n'est plus dans le Japon urbain aimé de certains, on est dans le mien.

Nous, on plante des pommes de terre, eux ils ont une petite rizière, le riz n'est pas encore récolté mais on voit les épis.







Banlieue chic ?



On arrive enfin à Yuki onzen.



Ça fait aussi hôtel, restaurant et onzen. Moi je viens pour découvrir ces bains japonais.



Alors pas de photos de l'intérieur, je vous scannerais la carte, en japonais, j'ai pris, c'est une excellente adresse à garder sous le coude.

Alors, spéciale dédicace, Claude, voici un nid de tes oiseaux préférés, des oiseaux sans pattes...



On vous accueille, les bains ont à l'étage, le responsable de l'accueil m'accompagne vers une machine, pas intuitive entre le pass' 1000 ¥ pour la journée et l'entrée à 700 ¥.

200 ¥ pour la serviette, ben oui, je suis venue les mains dans les poches.

Alors je prends le pass' et une serviette.

Direction les bains : on retire ses chaussures et on met un n° dessus pour pas se tromper.



On entre, bains uniquement féminins. On met ses affaires dans un casier et on met le bracelet autour du pied.

Ils ont été me chercher quelqu'un qui parle anglais pour être sûre qu'il n'y a pas de problèmes.

La question est donc : maillot ? Pas maillot ? Moi, le mien il est déjà rendu à Matsuyama, alors le maillot...

Donc c'est nue que j'entre dans la zone des bassins.

Non, les garçons, pas de pensée déplacée sinon, je censure et je classe X.

Je suis la seule qui n'est pas du coin, ça se voit. 

Avant quoi que ce soit, je salue, retour de saluts, c'est déjà ça.

Puis direction les boxes où on se lave avant le bain.

En voyant l'espace, je comprends mieux le principe.

C'est plus du thermalisme, de la thalasso, qu'un bain au sens basique du terme.

Vous louez la serviette mais on vous fournit tout : shampoo, gel douche, après-shampoo...

Bon, je suis propre, j'y vais.

Ce n'est pas évident mais ce que je sens tout de suite c'est un vrai "mais on s'en fout de comment tu es faite !".

Il y a deux bassins avec buses, deux autres individuels mais reliés entre eux. Plus un bassin en extérieur.

L'eau est dans le premier à 40°C, c'est chaud mais les buses projettent fortement, ça fait un bien fou à mes lombaires !

Au bout de 20 minutes, je file dans celui dehors, 39,1° C, vue sur la montagne avec une rambarde en verre opaque.

Il y a deux Japonaises, une trentenaire et une quadra je dirais.

Je les intrigue, ça se voit, salut  naturel, on incline juste la tête. Surtout que le cérémoniel les fesses dans l'eau, c'est, comment dire, inadapté ? 😂

Elles regardent ce qui se passe plus bas, des gamins doivent être en classe découverte dans le cours d'eau qui descend de la montagne.

Alors, on ne fait pas coucou, les seins à l'air, ce serait mal venu.😃

Elles me demandent d'où je viens : France !

La plus âgée me dit le seul mot de français qu'elle connaisse : "OK"...

Elles sont du coin, elles me demandent d'où je viens au Japon et où je vais. On ne parle pas  la même langue mais on se comprend.

Elles me montrent les libellules rouges : "japanise, japanise", oui mesdames des dragonflies magnifiques.

Pareil, une vingtaine de minutes à 39,1° C et je tente celui à 41°C avec des buses à droite et à gauche.

Il y a un sauna, je ne fais pas, le hammam oui, le sauna non, ça me fatigue trop.

Après une heure de cuisson, je n'ai plus mal aux lombaires, je suis un chouia fripée, et je sors, rinçage, re-lavage des cheveux...

Je vois bien que la plus âgée est intriguée par mes cheveux, elle me dit de mettre un soin sans rinçage, c'est à disposition dans la salle de rhabillage, séchage.

Je ne mets pas ce type de produits, je lui dis que j'ai des mèches de couleur.

Les filles, le mot "mèche" est international ! Elle me touche les cheveux, je montre ma vraie couleur entre les gris et  les restes de brun. Manifestement, ça leur plait, elle montre son nez, je comprends qu'elle le trouve trop petit, moi le mien a été cassé... 

Elles ne se moquent pas de moi, on échange sur nos cheveux. C'est peut-être futile, c'est peut-être féminin, mais c'est universel la coiffure !

Séchée, rhabillée, détendue, j'ai mal nulle part, genoux, coudes, lombaires...

Il y a donc un restaurant, nom italien. Je crains le pire.

La carte est très réduire, et ça, c'est toujours trèèès bon signe ! 

Croyez-en la mère d'un chef !😂



La vue est ultra reposante.

Je prends le menu à 1680 ¥ avec une petite Asahi. 



Alors il y a une soupe miso en haut à gauche, un bol de riz blanc, en dessous. Les sauces barbecue et tartare sont à part, des pickles.

Le plat crevettes et porcs panés, garniture de légumes : salade, blettes, oignon blanc, chou rouge, sauce salade classique.

Et c'est délicieux : trop copieux, je n'ai pas fini le riz.


Il est super bon, nature, pas salé, comme j'aime, c'est un riz à sushis.


La soupe miso, toujours un peu salée, le miso mais délicieuse.



Je serais bien incapable de vous dire ce que c'est mais c'est bon, acidulé, donc des pickles !




Deux gambas jumbo, trois bouchées de porc, pas salées donc top !

Les bouchées de porc sont de l'échine, juste panées avec de la panko, c'est croustillant, la viande est ultra-tendre mais deux bouchées auraient suffi.



J'ai goûté, la barbecue c'est beurk, j'y arrive pas et ce goût fumé, c'est pas possible. La tartare, moyen  mais on sent que c'est du fait maison, pas du pot. Trop peu salée pour être industrielle.😂



Le chou est très amer, c'est quand même curieux ce truc.

Tout est délicieux. Pour une note de 2230 ¥, c'est mon premier vrai repas japonais comme je voulais.

J'ai pris l'eau, j'ai mangé, il va falloir rentrer.

Je reprends le bus, un par heure.




On est en horaires roses. Je le sais parce qu'il est arrivé à 13 h le bus !

Bilan des courses : une des meilleures journées depuis que je suis arrivée, à faire, refaire, oui ! ! Sans aucune restriction.

C'est ce Japon qui me plait et là, je l'ai rencontré, ouf !😍😍😍