vendredi 14 août 2026

In memoriam

 Dans cette rue où se côtoient deux très grands musées, il y a un sanctuaire, un temple.

On tombe dessus presque par hasard, sauf à le chercher, je le cherchais...



J'ai découvert les sumos, les combats, l'enceinte, la tenue de "l'arbitre", ses magnifiques chaussettes blanches...😏 

Mais ce que j'ignorais c'est qu'à l'instar des dieux qu'ils sont sensés représenter, ils avaient un sanctuaire.

C'est petit mais tous les noms des yokozuna s'inscrivent désormais dans la pierre.


Ils ont une reconnaissance de leur rang.

Je trouve ça admirable où dans nos sociétés, un champion chasse l'autre.

Tout est parfait, les plantes bien entretenues, les pas japonais, nickel.

On voit que c'est entretenu.





On se rappelle on est dans Tokyo, en pleine ville, le long d'un boulevard.





Les renards c'est Inari, divinité nipponne.








Les deux chiens lion me plaisent toujours autant, un gueule ouverte, l'autre gueule fermée.


Un cycas magnifique, en rentrant, je rempote le mien ! 



Un truc très rigolo, pour l'écoulement de l'eau, ça doit faire un bruit d'enfer !



La sortie côté boulevard. Il est temps d'aller voir les vagues de Kanagawa...

jeudi 13 août 2026

Un passage hors du temps

 Réveillée un chtouille plus tard que d'habitude, 5h !

Je me suis bien préparée à prendre deux métros. Je vais au musée Sumida Hokusai de Tokyo.

Tout le monde connait "la grande vague de Kanagawa", l'exposition est même passée à Nantes.

Là, c'est l'occasion de voir le reste de son œuvre, les trente-six vues du Mont Fuji et de découvrir son concurrent, vingt ans plus tard, Hiroshige.

Alors, mon studio est très bien situé pour accéder au musée. Il faut juste changer de lignes de métro... 

D'abord la verte puis la rouge.

Mon repère visuel, la tour de Tokyo.



C'est toujours pratique d'avoir un repère visuel en surface quand on se déplace sous terre. J'ai l'impression de devenir une taupe.

Déjà que j'ai pas de fenêtre dans mon logement...

Ça c'est difficile à vivre.😭

Je pars de bonne heure, ça évite d'avoir des Japonais qui galopent dans tous les se ns et me perturbent, là, ils vont dormir sur leur banquette.



Un ciel lavé encore voilé de nuages, je prends le parapluie, je fais quelques courses pour manger ce midi et ce matin, comme je ne sais pas si je vais beaucoup marcher ou pas, des concombres, du poulet karagé, des œufs de caille marinés, un sandwich à l'œuf, mais c'est cuit, plutôt sympa et surtout, ça nourrit.

Métro, première ligne, ok ! Ils ne sont toujours pas convaincus par l'intérêt du plain pied, je descends dans le ventre de Tokyo...

Mon arrêt c'est : Sumiyoshi sur la ligne verte S "Shinjuku kine", je dois descendre à Morishita et là, je dois suivre la ligne magenta  "Oedo line", arrêt Ryogoku.







Bien savoir où on est, c'est pas mal !






Des escalators pentus (où là, on tient sa droite, et ne me demandez pas pourquoi), qui me font économiser mes genoux.



Des quais qui feraient les délices de skateurs ou autres sports de glisse !




Tout est fait pour moi, c'est en couleur, c'est bien pour la visuelle que je suis !






Ça marche comment ?

Colonne de droite, les arrêts desservis par ce côté, le panneau central, la ligne en entier, colonne de gauche, les arrêts desservis par ce côté.

Moi, je vais à l'arrêt "Ryogoku", je le cherche sur ma colonne, s'il y est pas, c'est que c'est de l'autre côté, d'où l'intérêt qu'il n'y ait pas trois millions de personnes en même temps qui vous empêcheraient de voir.






Et pour retourner à la surface.
Alors ces péripéties valent-elles le coup ?
Ben, quand on a ça sous les yeux quand on sort, oui.


Je suis au pied du musée Edo-Tokyo, 



Je n'avais pas vu l'ensemble !



Et j'y suis déjà allée, le premier jour, sauf que je suis arrivée par en-dessous, donc je ne reconnais pas. Ce que je reconnais, c'est l'enceinte des combats de sumo (son toit en tout cas) juste devant, derrière ici, on était passée devant avec Reiko !

Tout est bien une question de point de vue !

Je vais au musée et j'en profite pour regarder.

Joli quartier, vert, l'axe principal porte le nom de Hokusai.



Cherchez l'entrée !

Ils ont une façon de camoufler les entrées, un côté paranoïaque fatigant !

L'entrée c'est le triangle !

Aucune photo autorisée, normal, ce sont des œuvres sur papier qui datent du début XVIIIème, il y a une exposition qui compare les deux plus grands dessinateurs du Japon. 

Hokusai vs Hiroshige



Hokusai est le plus ancien, Hiroshige lui a succédé et il a des traits de crayon plus modernes.

Hokusai serait le classique Hugo quand Hiroshige serait le novateur Baudelaire.






La reproduction d'œuvre sur un paravent. 

Les formats sont très surprenants, du A5, A4, A3, toujours plus ou moins.

Une seule "grande vague", les autres font le tour du monde.

Par contre beaucoup de carnets d'esquisses, de dessins, un peu façon Léonard.

Hiroshige utilise plus de couleurs, des verts malachite, du bleu de Prusse, il a inspiré Toulouse Lautrec, on retrouve des "trucs", je ne suis pas spécialiste, mais j'adore Henri et sa période japanisante.

Une expo à voir. La seule très grosse déception, leur ticket d'entrée, une honte, un ticket de caisse à scanner.

Je leur ai dit, je leur ai montré les autres tickets, elles ont dit "on voit bien mais..."

Franchement, c'est dommage.

Bon, j'ai pris le catalogue de l'expo, le livre sur Hokusai et Hiroshige et des cartes.

Oui, j'aime.

Et donc entre Hokusai et Hiroshige, je prends ? 

Hiroshige !

L'avantage d'avoir pris les livres c'est que je peux vous faire des photos quand même !

Tirée des trente-six vues du Mont Fuji, la grande vague de Kanagawa par Hokusai.




Je le trouve meilleur en noir et blanc.

Lui, est nettement meilleur sur les couleurs.




C'est aussi la grande vague, tirée des trente-six vues du Mont Fuji, ce sont les mêmes titres mais pas les mêmes auteurs.

Hiroshige est très fin sur l'écume de sa vague quand la forme de celle-ci est assez mouais.

On est d'accord, je vous donne ma vision, par contre le choix des bleus est top, la seconde version est encore plus jolie, je trouve qu'il y a ce côté bande dessinée, finesse, détails.

Ce qui est incroyable c'est la taille du dessin, un format A4 paysage, plus ou moins, certains sont en A3, donc plus grands mais sur des A5, la moitié d'un A4 ? Un talent fou.

Je me dis toujours que ces génies aujourd'hui avec les techniques de reproduction qui existent feraient des miracles visuels.

J'ai adoré ce moment hors du temps.

Gros coup de cœur pour la série de vues d'Edo.


J'ai fait le tour du quartier

 Il pleut mais le parapluie est fourni dans la location.

J'ai été au Eleven, tout petit pas grand chose mais j'ai trouvé un marchand de fruits, pastèque, daikon et champignon.

Pas de concombre, des feuilles de périlla, de la racine de lotus, des trucs que je ne connais pas, ça ressemble à du scorsonère, la peau plus claire, dans des sachets avec des copeaux... Des racines de bardane. C'est délicieux en tempura !

Pour ce soir !



La Tokyo tower qui me sert de repère, je la quitte sur ma droite, je la récupère sur ma gauche. 


mercredi 12 août 2026

Je suis arrivée à Tokyo

 Mon appareil photo a fait la grève du trajet. J'ai pris avec le portable.

Et vous voulez une nouvelle qui me met en joie ? 

Il y a de l'orage, il pleut, je suis sortie avec un parapluie, faut pas faire peur aux Tokyotes tout de suite 😂. Le plus joli des hébergements.😍

Je commence par le trajet, à quoi ça sert un schéma narratif si on ne le respecte pas ?

Alors je monte dans mon train et j'en descends à Tokyo terminal.

Facile.

C'est après que ça peut se gâter.

Lee montagnes fument, des rubans de brume les entourent, c'est magnifique mais à 400 km/h, les photos, bof ! Vous connaissez le cinéma dynamique ? Et bien les Shinkansen, c'est un peu ça ...

Sauf qu'en cours de route, vous le voyez lui, alors pas de chance avec les restes du typhon,  la cime est ennuagée. 




Lui ? 

C'est  Fuji San, volcan endormi, gigantesque, une caldeira presque parfaitement circulaire.

On le voit de loin, impossible de se tromper, il écrase le paysage, vous sentez son impact sur ses pourtours.

Je ne connais pas du tout le milieu montagnard, Tralina pourrait mieux nous dire, mais je pense que Chomolungma doit faire la même chose, ils ne sont pas que des montagnes, des volcans. C'est une empreinte de géant dans nos sols.

Et ensuite on redescend vers Tokyo qui est en bord de mer, même si on l'oublie.

JE SAIS !! J'ai pas mon maillot de toute façon !



 La sortie de la gare : j'ai été immédiatement à l'OdT, toujours d'une très grande efficacité et gentillesse. En donnant l'adresse de mon hôtel, elle me dit immédiatement qu'avec la ligne Z, station n° 10, c'est direct pour l'aéroport d'Haneda.

C'est top, et c'est là que je vois que j'ai encore fait une boulette dans mes résa, la nuit du lundi 17, je la passe où ? J'ai réservé pour mardi soir et je quitte le Grecia lundi matin...

Mais je suis une buse avec le calendrier quand je ne l'ai pas en version papier sous le nez, c'est quand même pas possible !

Après l'OdT, déjeuner, le café de la gare.

Très sympa, pas bruyant, je me suis gavée tout le trajet de métal, ça me calme. 

Oui, je sais, c'est plus bruyant que les cigales mais ça marche, le stress est retombé. Surtout quand l'employée me dit : "taxi? Oui, ce n'est pas très loin." 

Et donc déjeuner, coup de chance ils font les plateaux comme j'aime :



On est sur du menu à 1400 ¥, il y a de la soupe miso, ça je prends tous les jours, tous les repas si besoin, j'adore.


Un bol de riz blanc, de la sauce ?




 Pas mauvaise, pas trop salée, un peu de moutarde de Dijon. Des pickles et surtout du porc : tonkatsu, escalope fine de porc panée. On presse le citron dessus, et du chou râpé fin avec de la salade.

Des légumes ! De la verdure !


Je vous avais déjà dit que dans une vie antérieure j'étais un escargot ?😋

Je les soupçonne de mettre de la barde autour de l'escalope pour la garder moelleuse.

Et si c'est tout simple, c'est tout bon, mangeable et de quoi recharger mes batteries.

Alors, après c'est Taxi !

2400 ¥ de course, soit 13 €, ça va pour être tranquille.

J'arrive devant "l'hôtel", cependant nieta ! 

C'est pas un hôtel, il y a un code que je n'ai pas, et il y a une caméra et ça se met à crachouiller.

Je décline mon identité et je suis d'un calme olympien, il pleut des cordes,  il y a un porche, je ne suis pas mouillée et la pluie est  un stimulant chez moi...

Entre l'orage, la pluie, je comprends des chiffres, je teste, ça marche pas, la touche 5 est trop sensible, on l'effleure sinon deux 5 et j'ai pas besoin de deux 5 ...😂

C'est le plus joli des hébergements qui soit. 😍

Vraiment. Il faudra juste qu'ils envoient plus vite le code.

Je vous fais la visite : c'est valable pour deux, voir trois si l'enfant est petit.

Je suis sur du 260 € les quatre nuits, c'est plus que correct quand on voit ce que j'ai.





C'est tout en longueur, sans fenêtre mais j'ai laissé le rideau ouvert pour le moment.

Le salon, avec des adaptateurs de prises fournis, c'est très pratique, j'en ai qu'un seul, donc le PC, le portable et la batterie de l'appareil photo font la queue.









Les toilettes ouvrent sur le salon mais bon, m'en fiche.





C'est petit mais optimisé, propre ! Mais il n'y a personne.

Cependant LE détail qui tue et qui est imparable pour moi ...




Un tableau, oui, je vous vois venir, atavisme et tout le toutim.

Non, tout est indiqué pour que le locataire trouve ses marques hyper rapidement. Mais le coup du sud en haut et du nord en bas, j'en suis toujours pas revenue !

Déjà, j'ai testé la pluie de typhon, elle est bien la pluie des restes de typhon. Il y a des parapluies de fournis.

Et je suis dans Tokyo...



C'est pas la tour Eiffel, c'est la tour de Tokyo.

Je suis dans LA plus grande ville du monde, oui, et on ne me contredit pas ou je reviens pas.