dimanche 19 juillet 2026

Un lieu improbable pour déjeuner : lundi 20 juillet

 Ce matin, je croyais que je partais pour Kyoto, et non, c'est demain.

Je suis décalée d'un jour, donc je décide d'aller voir les temples. Enfin, j'ai essayé...


Je veux prendre le bus devant mon point de ralliement, le parc de l'école en briques, j'en profite pour explorer un peu, il est 8h30, on ne voit pas passer beaucoup de bus, méfiance !


J'avance, j'ai le temps. 
Je tombe sur deux arbres de part et d'autre de l'entrée de ce bâtiment.
Ils semblent qu'ils soient classés.




Ils sont magnifiques, franchement, ce n'est pas un arbre pour faire de l'ombre, c'est un arbre qui devient une œuvre à lui tout seul.
Spéciale dédicace pour Catherine, elle n'aime pas les futons mais ça, elle va aimer.


Et la marque qu'elle apprécie !


On repère bien qu'elle est la couleur de la ligne de bus prise. Ça c'est quand je suis descendue, je ne sais où.

Mais reprenons dans l'ordre. Je voudrais aller dans la zone des temples.
Et pour ce faire, je prends un bus, un qui va vers l'est selon la carte, donc à vue de nez, nord-est.

Bref, je monte, ma carte Icoca ne fonctionne pas, mais ma carte visa, oui, ouf, sauvée, je m'assois près d'une fenêtre, l'intérêt c'est de regarder dehors. Et la clim' à fond, tout est climatisé ici, sauf les rues.😂

Je vois une école primaire, pas top, un lycée, c'est mieux et ce sont les ado qui arrosent le terrain de sport.

J'entends bien le nom de la zone, mais comme je ne vois rien de religieux, je reste dans le bus, au frais.

Vous vous doutez du truc, j'ai dépassé la zone, je descends, je traverse et j'attends.

Presque trois quarts d'heure, qu'un bus rouge arrive, je monte dedans, je n'ai pas regardé le numéro mais tous les bus mènent au centre, c'est une règle universelle.

De fait, je ne repasse pas par la même route mais c'est tout aussi sympa, je vois une forêt de bambous, une bonne vingtaine de mètres de haut, mais je n'ai pas pu prendre de photos, dans le bus. 

Zut ! C'est vraiment spectaculaire ce bambou qui grimpe sur les collines, c'est très joli comme visuel.

Je commence à me repérer ! On passe devant le Kenrokuen garden, on longe le parc du château de Kanazawa et on arrive ... 

Presqu'à mon parc.

Oui, je me l'approprie, il n'y a personne sauf les agentes municipales qui bossent.

Comme il est encore tôt, à peine dix heures, je me pose, j'écris mon journal de voyage et je me détends. Il fait chaud mais beaucoup d'air, du vrai, du vent quoi !

Je m'achète à boire. C'est à ça que ça sert les petites pièces de monnaie, à remplir les distributeurs !


 A gauche un soda à base de gingembre, délicieux (40 calories au 400 ml) mais un peu sucré dès qu'il est moins glacé et  à droite de l'eau pétillante au citron. 

L'intérêt ? 

Éviter les cystites si je ne bois pas assez ! Le truc imparable le jus de citron !

Je passe deux heures à prendre l'air, le frais, je fais toujours peur aux petits n'enfants japonais.

Je leur dis "bonjour", 😈ils disparaissent, les parents rigolent. Mais c'est du petit nippon, deux ans et demi max !😂

Ils sont TOUS coiffés de la même façon, coupe au bol pour les petits gars, frange et couettes raides pour les fillettes.

Cheveux noirs, yeux noirs, petite bouille bien ronde, ils sont trognons mais peureux 😂

Je remarque certaines choses, les femmes sont vraiment plus petites que les hommes, il y a pas mal de passants qui ont des problèmes de pieds, tournants vers l'intérieur, c'est impressionnant.

Mais vous comprendrez que je ne prenne pas de photos sans autorisation.😇

Il est midi, je vais chez Daïwa, l'équivalent des Galeries Lafayette.

Immeuble climatisé, des escalators comme chez Decré, les Nantaises comprendront.

Je fais deux étages : vêtements enfants, j'ai trouvé deux pyjamas pour Clara et pour James.

Rose pour Clara, bleu pour James, la vendeuse m'a répété "for boys" pour le bleu. James aura donc du bleu...

Je trouve le rayon jouet ! ! Aucune Barbie, uniquement quelques Licca, j'ai pris le livret.

Ça vaut 4400 ¥, soit 23 €, c'est mignon mais j'attends. 

Ma valise ne pesait que 13,5 kg, j'ai droit à 23 kg en soute, plus huit en cabine.

J'ai pris des élastiques pour les cheveux, "kawai", des magasines de cuisine et un livre de cuisine, deux marques pages, et j'ai récupéré la TVA à l'information.

La contre-partie?

Je ne peux pas ouvrir les paquets que j'ai achetés. Le livre de cuisine en japonais à l'air pas mal, mais c'est lourd.

Une fois mes achats réalisés, je les dépose dans l'entrée du ryokan, pause-pipi (oui, je vous mets les détails) et je file chercher à manger parce qu'il est 13h30 passé et qu'ici, ça ferme tôt et plein de gargotes sont fermées le midi.

Ils pratiquent l'alternance, midi ou soir, tu repasseras pour l'image du Japonais hyper travailleur...😏

Ils sont sur une base hebdo de  40 heures, moi, je suis à 39 h/hebdo...

Donc je prends ce qui est ouvert : un petit truc géorgien, à 2200 ¥ le plat du jour.



Alors selon la traduction, la goulash (rouge) est de porc, je confirme, la brochette serait de bœuf, et le truc crémeux, pas d'indication, mais c'était ou de la dinde ou du poulet. Vu la peau, du haut de cuisse de poulet sans doute.

Alors c'est bon, les concombres ultras frais, ça fait du bien de manger des légumes.

La brochette, j'ai mangé ça sentait plutôt l'agneau que le bœuf, mouais, pas de quoi se lever la nuit.

 La goulash était tendre, mais la viande était un peu grasse, d'accord je râle toujours, c'est même ce qui fait mon charme vous diront certains... Et la cuisine est la meilleure façon de faire plaisir aux gens.

Une bande son années soixante-dix, y compris du Polnareff "love me, please, love me"...


Le truc superflu : un petit pain farci fromage type Vache qui rit, du surgelé, moyen, je n'en ai mangé que la moitié. J'aurais préféré un naan, une pita, plus adaptés aux plats.
Pas de bière, ils n'ont pas demandé, j'ai eu droit à une verre d'eau...

Et je prends un café, très mauvaise idée, il était compris dans le prix mais c'est le pire café que j'ai bu depuis des années.

Café filtre dilué à base de robustas ... 

Beurk !

Je me trouve toujours dans des plans assez improbables, c'est le plaisir des vacances !😍😍

Un sacré décalage !

 En fait, je fonctionne avec un jour d'avance. J'écoute en même temps la finale de la coupe du monde et là, l'Espagne, vive l'Espagne mène 1à 0 sur l'Argentine, vive l'Argentine.

M'en fiche moi je suis pour les diables rouges, mes Belges ont été éliminés, le reste (de la coupe du monde) n'a plus d'intérêt, snif, snif...

Je croyais que je quittais le ryokan ce matin, en fait c'est bien demain matin.

J'ai un jour d'avance sur mes étapes, avec ça, je suis sûre de gagner du temps...


J'en profite pour vous montrer cette sublime sarracenia, pas grillée comme les miennes. Elle est devant la boutique d'un lunettier. 
Le coup du seau en zinc c'est une assez bonne idée, plus joli que mes plastique et tout aussi étanche, la sarracénie aime avoir comme toute plante carnivore, la tête au soleil et les pieds dans l'eau !
Bon, je vais peut-être me faire des temples ce matin, pour me remettre les idées en place 😂

Et côté miam ? ?

 Bon, vous attendiez peut-être aussi un guide gastronomique.

Je reprends, gavée par SAS, la seule perspective de manger me donne la nausée, sans rire. Au retour, si je suis surclassée, on ne sait jamais, je refuse ce gavage qui sert à passer le temps et justifier le prix du billet.

Arrivée jeudi, vraiment très difficile d'avaler les tempuras et soba avec Reiko, la honte.

Je lui ai expliquée, elle a compris.

Donc jeudi soir, diète, je bois, de l'eau mais je ne mange pas.

Vendredi matin, nada, midi, pareil et je ne remange que le soir, j'ai pris ça.

Vendredi soir


L'amertume aide à passer le dégoût et avec une okonomyaki, omelette garnie de légumes avec des crevettes, ça, c'est mon choix.


J'avoue ne pas trop adhérer à leur délire mayo ... Ça n'apporte rien sur le plan gustatif.

Samedi matin, rien, midi, pareil, mais je suis habituée à ne manger qu'une fois par jour sauf les weekends avec Claude, la jeune adulte de vingt-cinq ans mange, elle !

Samedi soir


Des crevettes à l'ail, six et aucune garniture, c'est du snacking. J'ai donc ajouté des frites. Parce que pas de salade verte.




Donc ce matin, rien, ce midi, j'ai testé un truc, très sympa même si c'est toujours trop salé pour moi.

Dimanche midi


J'ai pris un tonkatsu ramen, escalope de porc panée, coupée avec des nouilles en bouillon.



Alors c'est un peu plus cher, autour d'une dizaine d'euros, mais c'est meilleur.

Et donc pour ce soir, j'ai trouvé un petit resto, la cheffe est seule, les clients vous aident à comprendre une carte non anglicisée, c'est top.

Dimanche soir






Salade de saumon, tomate...Le fromage, pseudo feta ne sert vraiment à rien. Mais la tomate, un vrai délice de fraîcheur et de goût, le saumon, je déteste mais là, sans doute mariné et râpé fin, ça donne du parfum sans la texture qui me rebute. Une sauce sans doute avec un balsamique ou très bon vinaigre, doux mais puissant.



Je suis infoutue de dire ce qu'il y a dans la sauce, pas de la mayo, c'est déjà ça !

Mais je connais le goût, ça va me revenir.

Demain je change de crémerie, direction Kyoto.

Les tribulations d'une Nantaise en terre nippone se poursuivent.

PS : si Gab voyait l'état des cuisines, il hurlerait...

Le plus vieux canal de Kanazawa qui mène au quartier des samouraïs


Je recommence mon article, la connexion a flanché et je n'ai plus qu'à recommencer, pas grave, faire et refaire ce n'est pas toujours travailler. Sauf que là, pas folle la guêpe, j'ai enregistré mon article sur word, on ne sait jamais.

 Donc, je vous disais : j'aime l'eau. Même si je suis à l'asahi en ce moment, c'est juste pour faire couleur locale.😊



 Si, si je vous assure, je me coule dans le moule, ici on boit une bière, je bois une bière.😂, faut bien avouer que j'aime assez celle-ci.

Alors, avant de vous promener dans le quartier des samouraïs, vous savez, ces horribles bonshommes grimaçants qui s'étripaient à coups de sabres et autres objets coupants et qui s'ouvraient le ventre quand leur chef tombait.

C'est bien dommage que certains politiciens ne fassent pas la même chose aujourd’hui...

Et d'un ça ferait du ménage et de deux ce serait tellement plus drôle.😂

Bon, la minute sarcastique est passée, revenons à mon canal. Il ceinture le quartier de ces messieurs.



De l’eau qui coule, qui semble fraîche et même pas la possibilité de mettre un orteil dedans.

Le supplice de Tantale, puissance mille tellement je dégouline.

J’adore les villes d’eau, sauf Vichy, mais ça c’est encore une autre histoire …

Venise, Brugges sont des villes qui plongent leurs pieds dans l’eau et c’est tellement joli.

Ici même chose, sauf que le canal longe des murs bicolores qui cachent bien l’intérieur.



Cette plaque d’égout, c’est le motif qu’on retrouve sur le tapis de Kanazawa, un membre de cette famille régnante.

Il y a deux aspects à ce canal, celui de la ville actuelle, avec ses jolies passerelles pour rentrer chez soi et l’autre, le quartier des samouraïs et là, ce n’est pas la même chose, on n’enjambe pas, c’est le canal qui longe les murs des maisons. On voit bien l’idée de soumettre la nature aux desiderata des individus.

Tout est dans le contrôle, l’eau, les arbres…C’est aussi parce que chez eux, la nature peut être dévastatrice : séismes, tsunamis, typhons, éruptions volcaniques.

Quand on ne contrôle pas le lieu où on a posé ses fesses, on essaie de contrôler son quotidien, d’où des arbres torturés dans leur forme, de l’eau qui est domptée au niveau du jardin, mais pas dans la vraie vie.

C’est de la psychologie à la petite semaine, mais on sent bien le poids de cet environnement, on est quand même sur la ceinture de feu du Pacifique, ça impacte les personnes, c'est logique.

La ville moderne : des passerelles pour rentrer chez soi.






On glisse dans le passé : quartier des samouraïs.




Le réverbère vous dit où vous entrez, mais de toute façon, c'est tellement différent visuellement que vous ne pouvez pas vous tromper.




J'entends des oiseaux exotiques, sans doute des perruches, mais on ne voit rien, ni ce qui est planté aux pieds des arbres, frustrant pour une jardinière comme moi.

 


 





Là on revient dans la ville classique.


Une boutique de vaisselles, très chic et assez cher. On se déchausse pour entrer et on ne prend pas de photos.

J'ai vu une tasse Edgar de la cambriole, je suis très fan depuis les débuts.
Mais de la porcelaine, au bout de trois jours, c'est risqué.

Retour dans le passé.

Une maison de samouraï qui est ouverte et qui présente les différents espaces : le jardin est coupé en deux, d'un côté, l'eau et de l'autre le sans eau. L'arbre au milieu valide cette partition.
















On sort et on retourne dans le présent.
Le passé est nettement moins bruyant.😂