mercredi 12 août 2026

Et mon musée de la charpente ?

 Impressionnant.

Ça peut paraître curieux d'aller voir ce type de musée, mais quand on voit les toitures, moi en tout cas.

Je n'ai pas mes explications, le musée présente le travail du bois au Japon depuis le néolithique, les influences chinoises puis extérieures.

Une collection d'outils intéressante. J'ai pas mal travaillé le bois, que ce soit volontaire, ma première volière, mes rayonnages à livres ou contrainte quand il fallait aider à refaire les bordages du voilier de mon père.

Le bois est un matériau fascinant, odeur, forme, origine. En fonction du bois, on obtient des résultats différents.

Alors mon musée.






Voici l'entrée, rien ne l'indique, il faut s'approcher et ça s'ouvre tout seul.

Très paradoxal, un musée en verre et en métal pour présenter du bois.



Une hache en pierre. Il y a à chaque fois un écran et une vidéo qui montre l'usage de l'outil, en français, on choisit la langue.

Alors je peux confirmer, ils ont bien coupé un tronc de résineux de 45 cm de diamètre avec et pas en cent dix ans, non, en quelques coups.

Bon, il y a obligatoirement le savoir-faire mais je me disais que sur du chêne, ce serait peut-être pas la même chose.

Il y a des outils mais surtout des photos.




Très grandes et en noir et blanc, ce sont des restaurations ou des bâtiments originaux.

Chaque restauration se fait avec les ouvrages des concepteurs.



Une maquette à l'échelle, mais quel travail, on est au VIII ème siècle, ça fait quand même beaucoup d'années et ça tient encore.

Les incendies répétés puis les bombardements de la seconde guerre mondiale ont bien abimé ce patrimoine, mais il y a les notes, les carnets des charpentiers et donc on refait comme eux.







Le bois c'est toujours chaud au toucher, c'est assez facile à travailler, attention, je ne parle pas de faire des toits en pagode, mes étagères à livres ne sont pas toutes d'équerre, loin s'en faut mais c'est moi qui les ai faites.



Alors un truc super joli et pratique, ce sont des fils à encre, pour tracer des traits droits, le fil se déroule quand on tire dessus, on le claque sur le bois et le trait est marqué.

Plus l'encrier est sophistiqué, plus le charpentier est réputé (et cher), si j'ai bien compris.



Toujours cette influence allemande pour le montage en tenons et mortaises, des tire-fonds en bois, des chevilles en fait.








La mondialisation ne date donc pas d'hier, les routes de la soie, des épices, des techniques.

Tout le prouve.

Et pourquoi je suis intéressée ? J'imagine très bien une pergola en bois sur ma terrasse à la place du parasol...😍

Oui, je sais, je rêve...😖


Un arbre à chat de compète les enfants !




La composition des murs, une structure en bois légère comblée par du torchis.



Un treillis d'éclisses de ? Bambou ? Il s'agit de portes coulissantes intérieures, mais le secret c'est qu'en fonction de sa position, la couleur change, le motif change. C'est bien un paysage de montagne !😍



L'intérêt de structures légères dans un pays de séismes ? 

Vous êtes pas scrabouiller quand ça s'effondre.




Là, il suffisait de lever la tête, toujours pas de vis, de clous. On emboite, c'est le casse-tête chinois !


Ce musée est conçu en creux, on descend dedans, petit de l'extérieur mais beaucoup de volumes à l'intérieur.
L'extérieur vaut aussi le détour.







Alors, moi le jardin zen c'est pas du tout mon truc, ratisser tous les jours pour faire les courbes, les trucs et les machins, très peu pour moi.



C'est tout petit à l'extérieur mais on ne s'en rend pas compte, un très beau musée des arts et techniques.


mardi 11 août 2026

Merci Kobe !

Enfin une miso comme j'aime !

Couleur, goût, tout me dit que celle du Myoko vient de Kobe, pas trop salée, wakamé et oignons verts, c'est celle que j'aime.

J'ai pris un menu miso, tempura/bol de riz, à 1300 ¥.

On est dans la gare, beaucoup de monde, mais franchement le menu, top ! Le moins réussi, les pickles, pas très goûtés.




Trois crevettes, du nori,  feuille de périlla, racine de lotus, courge, aubergine.

La pâte est légèrement salée, c'est vraiment bon, vous allez dire, encore de la friture mais si le reste n'est pas bon, à quoi ça sert ?




Le riz excellent, un peu de sauce soja sucrée, mais tout à fait correct.

Là, je mange !




Et pour prouver que le bouillon des ramen, c'est pas de la soupe au chou, j'ai attendu que mon voisin s'en aille pour prendre une photo de son bouillon, couleur, absence d'yeux, absence d'odeur de chou, en fait c'est fonction du chef.

Là, j'avais une ou un bon chef.

Pour aller voir une chute d'eau : Nunobiki fall

 J'ai les idées qui ne sont pas toujours claires et surtout je ne fais pas attention.

Je n'avais pas prévu de marcher des km en allant à Kobe, j'y allais pour voir des charpentiers et des charpentes.😌

Mais l'occasion faisant le larron, je n'allais pas passer à côté d'un jardin extraordinaire et d'une cascade.

Sauf que je n'ai pas mangé depuis la veille au midi, il faut que je sois davantage vigilante là-dessus.

Je l'ai sentie la baisse de sucre ! 😩

Et comme je suis en claquette, on va dire que je suis particulièrement bien équipée pour redescendre quelques km de route de montagne.

Mon point de départ : une moitié de montagne.


Ok, je suis la route, c'est pas compliqué quand même.

La chance, pas de voiture, parce que le nippon roule vite 40 mph soit plus de 64 km/h, en ville.

Le livre s'est trompé ! Ils m'ont surtout induit en erreur.

Parce que 40 km/h c'est jouable, 65 , non !

Bref, pas de Fangio dans les parages, pas de tueur en série non plus, personne.

C'est bien la peine d'être 125 millions...😂

Ça descend, ça tourne, je ne dirais pas que je suis très fan, mais c'est sympa, je marche à l'ombre.

Je veux bien suivre le lapin blanc mais je ne suis pas Alice, toujours pas vu la queue d'un, ni de serpent, trois lézards, c'est quand même pas beaucoup.

D'accord, j'ai vu la salamandre géante du Japon, mais un peu plus de bestioles sauvages c'est sympa surtout dans une forêt.










Un escalier qui mène chez quelqu'un, c'est quand même chouette comme environnement.



La ville se rapproche, sons, visions.




Et là, un escalier, qui me dit : "passe par là, tu verras la chute avant d'arriver à la gare."

Oui, mesdames, oui, messieurs, moi, les escaliers me parlent surtout quand je commence à ressentir une baisse de régime dans mes gambettes.

J'écoute toujours les escaliers locaux, ils savent où ils vont, et moi, pas trop ...

Et c'est là que la claquette devient "mise en danger d'autrui". Parce que le chemin pour aller à la chute de Nunobiki, c'est pas comme à Minoh, et non, c'est, comment dire, plus rustique ?

Le garde-fou, imitation bois est en béton, mais les marches ...

Elles sont d'époque !!!! 

Laquelle, je sais pas  mais un truc à faire strike sur tous ceux qui sont en-dessous de vous !










Et comme je transpire, je ne savais même pas qu'on pouvait transpirer des pieds, je retire mes claquettes et je marche pieds nus.

La cascade est très jolie, le bassin de rétention plus important qu'à Minoh, mais pas question de se mouiller dedans, c'est marqué "interdit", en nippon, en anglais, en chinois et en coréen.

J'avais bien compris dès la première version, merci !







Une cascade plus minérale, je préfère celle de Minoh, les plantes, les arbres entouraient la chute d'eau.

Il n'y a pas que la chute, il y a des sanctuaires.







On met une offrande dans la boîte, j'ai mis des pièces de 1 ¥, ces pièces en alu sont de la vraie monnaie mais à chaque fois qu'il y a des pièces à mettre, c'est celles-ci que l'on voit.

Un chemin difficile parce que casse-gu*** mais là encore des arbres qui se donnent à voir.










Chaque trouée donne une autre version de la montagne, c'est  reposant, toujours différent.

Une partie a été replanté après des glissements de terrain.

Un très beau travail.

Et donc j'arrive sous la gare ! 

Où c'est la fête, barbecue, grillades, du monde les pieds dans l'eau... 

Moi, je voudrais déjeuner, le moins mal possible parce que je suis fatiguée. Levée à 4h, il est midi, oui, il est temps.