dimanche 2 août 2026

Le Ritsurin garden

 Un office de tourisme formidable, des bus sur place, et me voilà déjà dans un des plus beaux jardins du japon : le ritsurin garden, je suis venue pour lui.

On se fait un petit "où est Isa ?"

 D'habitude c'est le mi-roux qu'il faut chercher.

Pour une fois, on change les règles du jeu : je suis où ?



Cherchez bien, vous n'en aurez pas d'autre.

Moi, je sais où je suis.

L'archer c'est pour Claude !

Je quitte Matsuyama

 Je quitte Matsuyama pour Takamatsu, toujours sur l'île de Shikoku.

Il me manquera Kôchi au sud mais je ne pouvais pas deviner que c'était là que je devais aller.

Je prends le tram, descente au terminus,  JR station Matsuyama.

Ma valise va suivre un autre chemin, je la renvoie sur Tokyo, elle ne me sert à rien, sauf à se remplir, elle a pris deux kg depuis son arrivée.🙀

Donc je prends ce dont j'ai besoin et je récupérerai la bête pour repartir.

C'est un train coloré qui m'attend.






C'est le même train qui fait la navette, alors les fauteuils pivotent pour être dans le sens de la marche.

J'ai failli faire un Gab à Rennes. Le train se sépare à un moment donné, et j'aurais poursuivi ma route vers Yokohama. 

Mais il y a le contrôleur, très gentil, il m'a dit que je devais rejoindre la voiture 6 ou 7 pour aller à Takamatsu.

J'ai juste changé de voiture et vogue la galère, en route vers Takamatsu, réputé pour son Ritsurin garden.

Je suis côté gauche, côté mer et à droite c'est la montagne. Les paysages sont magnifiques.

On est en climat subtropical, chaud et humide.

Croyez-vous que mes cheveux friseraient ? Même pas !

J'imagine Gabriel et Claude, on aurait de jolies têtes bouclées, avec anglaises 😂

Alors je vous les montre ces paysages ? 

Il y a des verts et des bleus.

Je commence par les verts. Désormais, ma classification sera très simple, riz vert, riz presque mûr, riz mûr...



Quand ça commence à blondir, ça sent la récolte qui approche.



Le vert montagne.


Le vert bambou.






Le riz vert, très vert d'ailleurs. Je me dis que les moustiques ont dû faire des ravages avant le DDT. 

Et maintenant mes bleus.


Des brise-lames à un jet de pierre de la côte, protégée par une digue.






Et prise sur le vif, limite floue, désolée, une crique.




J'ai pu photographier deux écoles, collèges sans doute.




Ça fait très dégradé, c'est curieux quand même.

Alors je suis confrontée là-encore à un paradoxe nippon.

En façade, tout est propre, mais les arrières, vous verriez le b*** que c'est.😂

On dirait le jardin Rousseau, celui de mes parents avant de faire le ménage ! Ils gardent tout.


Ça fait craignos mais la rouille c'est normal, on est en bord de mer, l'air salé attaque le métal.

Udon et tempura

 Sur recommandation de mon hôtel, ce midi je vais manger des udon.

Donc le programme, c'est bien petit dèj', marche, marche, marche puis déjeuner.

J'en suis à deux repas et demi par jour, je progresse 😂.

J'aime bien comprendre, donc je retourne au Pronto pour goûter une autre demie tartine à l'œuf.



Voici le plateau pour du "à consommer sur place".

L'antonyme du mot Japon ? Écologie !

Y a vraiment rien qu'y va !

Comment qu'c'est-y que je cause ? (Aggie©) 😂

Non sans rire, ils emballent et posent sur une assiette qu'il va falloir laver ...

Mayo toujours inutile, le pain de mie est bon même s'il manque de toastage pour moi.

Je reprends un verre de thé, vraiment délicieux, très floral leur earl grey glacé,  j'ai dû les horrifier en demandant juste qu'on en remette dans mon verre, sans nouveau plateau, papier, etc...

Le choc va être terrible quand il va falloir arrêter tout ce plastique.

Vive le verre ! Le verre libre est la solution !

Bon, passons les discours revendicatifs de nos amis verriers et continuons notre balade.

C'est tranquille, être matinale présente au moins cet avantage. Mais mes horaires ne sont pas bons pour le Japon, à 7h30,  8h, il y a très peu de trucs ouverts.

Vous me direz c'est pareil en France.

Mais non, parce que d'habitude, je me prépare pour aller au lycée et à 8h15, on est à pied d'œuvre !

Voyez les rues vides plus bas. En fait la surprise vient qu'il fait plein soleil et que les rues sont encore vides.

On arrive vers midi, je n'ai pas faim mais je voudrais quand même goûter les udon.

Je suis aussi en mission gustative, moi, je remplis mes objectifs.

Oui, Gab, je me ferai un vrai bol de ramen, promis.

Le resto, manifestement, je ne suis pas la seule à avoir eu l'idée un dimanche midi.



Les deux tentures abritent des bancs et une clim' portable, oui, dehors, en plein air. 

On fait la queue, en fait, on entre on inscrit son nom sur la liste et moi, j'ai le privilège d'attendre à l'intérieur, au frais, 24°C à tout casser.

On attend, on discute, on regarde la carte...

On m'amène à ma table. Choisir, ici on scanne un QR code. OK, le temps que je comprenne, on aura changé de multivers.

Sauf que, et je ne plaisante pas, je ne suis pas la seule à demander une prise de commande papier, et pas que des personnes d'un certain âge, non mais !



Ce qu'ils n'ont pas compris avec ce système c'est que c'est la fin des restaurants. Quid des conseils ? Plats du jour ? Finis !

Serveurs ? Finis, les robots apporteront sur votre table... 

Je ne suis pas contre les nouvelles technologies mais je ne crois pas que les millions de personnes qui travaillent dans la restauration aient décidé de disparaître d'un seul coup.

Je prends ça : udon et tempura.



Mon plat arrive très vite, ça j'ai bien compris, on mange, on laisse sa place surtout s'il y a foule dehors.



L'assiette est énorme, première surprise.

La seconde c'est que c'est un plat froid.

Bon, après tout, il fait chaud ...

En visuel, je peine à identifier les trucs jaunes, pousses de bambou émincées ? Autre chose ?

Omelette ! Ultra fine coupée en lanière, oignons verts, le fameux sachet, champignons noirs, daikon râpé, gingembre râpé, des boules de tempura.




Les udon, grosses nouilles de blé de section carrée, alors Gab, toi qui veux de la mâche, tu serais servi. Elles sont un chtouille plus cuites qu'al dente.

Non salées mais je comprends pourquoi.

La sauce !

Punaise, le fond du plat c'est de la sauce soja !😭

Je vais faire de l'hypertension, les enfants, au retour, ce sera régime melon !




Franchement ? Une fois la surprise du plat froid passée, c'est bon, c'est pas du raffiné mais gustativement très sympa. 

Courge en tempura, c'est top et l'aubergine 😍😍😍 La crevette est une déjà cuite passée en tempura, à la différence de mes précédentes.

Les nouilles j'aime bien mais l'idée de noyer tout ça dans de la sauce soja, ça me dépasse.

Dernier jour à Matsuyama

Et on fait quoi avant de changer de ville ? 

Et bien moi, je me promène.

On est dimanche mais tout ou presque est ouvert, c'est la fête en ce moment, donc pas mal de monde mais uniquement du nippon de bonne compagnie.

Je retourne au château de Matsuyama chercher une pièce pour Claude, je reprends des cartes postales, seconde fournée.

Pour le moment, deux seulement sont arrivées, dont une seule à notre adresse... Heureusement c'est la carte d'anniversaire de ma jeune adulte qui est arrivée, sinon, ça aurait fait un chapitre dramatique dans annales Rousseau. 

Reconnaissez quand même que c'est cool, "bon anniversaire de Kyoto",😍 vous en connaissez beaucoup, vous, des parents qui vont jusqu'à Kyoto pour souhaiter un bon anniversaire à leur enfant ? 😇

Moi pas !😂

Promenade dans les rues, avant que la température me liquéfie de trop.

Je fais le temple au-dessus de mon hôtel, mais côté "jardin", quand je dis qu'il y a des temples partout, il y en  partout.

Et des escaliers, je maudis les nippons jusqu'à plus vie, j'en ai vraiment plein les genoux des marches !😡

Je les compte plus, je ne sais plus compter, ou alors ça devient ma nouvelle unité de compte, marche, marche, marche, je vais en faire des cauchemars.






Quand je dis qu'ils ne sont pas prêt  de me convertir, qu'ils commencent par inventer le rez-de-chaussée de la prière.

Donc, je monte, moi, un escalier c'est aussi un lien qui mène quelque part et j'aime bien savoir où ça m'emmène. Ma curiosité tuera mes articulations.

Et ça mène ? En l'occurrence, ici.


 Puis là.




D'abord, l'eau. Elle coule quand on s'approche, c'est magique ! Surtout pour les moineaux qui en profitent pour se désaltérer à bon compte.





Le style est assez immuable mais ce sont les tuiles d'angle qui changent.

Et là, je me dis que niveau bon sens, le nippon n'est quand même pas très fortiche. 

Il n'y a pas de gouttières, donc l'eau coule au sol et ils plantent en retrait les plantes 😲 que moi, je te les aurais plantées juste dessous ! 😇

Et en choisissant des variétés qui supportent bien l'eau !



C'est très joli mais c'est lié à la présence des arbres, sinon ce serait vide, incomplet.




Des ex-votos, le côté superstitieux, toujours présent. les petites papiers, ce sont les tuiles qui vont s'abattre sur vous, donc on noue sa prévision sur le fil.



 

Bon, j'ai fait mon temple, je redescends vers Dogo onzen, et je valide le fait que c'est vach*** plus facile à descendre qu'à monter, sous réserve de ne pas dévaler la pente ...






Dans le voyage de Chihiro, c'est beaucoup plus grand mais on est dans le monde des esprits.

Ici, c'est pour de vrai et à cette heure, sept heures, il n'y a personne.



La question à huit cents millions de yens, pourquoi autant de décrochements sur la toiture ? 

Je ne fais pas le ménage dessous !

La galerie est vide, on voit mieux le sol, toujours fascinant un sol japonais.

Couleurs, marquages variés...



Le Botchan train, j'ai voulu prendre un billet, il fonctionne le dimanche, hélas, tous les créneaux étaient complets.




Il est parti, c'est dommage, j'aurais dû réservé hier.

Faute de Botchan, je prends le tram !

Et je me promène, je change de lignes pour faire le tour de la montagne au château.





Des passages à niveau à l'ancienne, avec des barrières qui s'abaissent toutes seules, je suis la digne descendante d'une famille de cheminots, chef de gare, garde-barrière, conducteur de train, ferronnier pour la SNCF...














Et là, même pour juste changer de côté de ligne, deux escaliers qui passent sous la voie, à croire qu'ils ont du béton mais pas de peinture blanche pour faire des marquages au sol...

Je descends et je me balade.



Un restaurant où on attend son tour dehors, assis.



La robe est intéressante, elle me donne des idées de customisation aux points de croix.



Un photographe qui surfe sur les JO d'Athènes en 2004.



La honte absolue : on est au pays des satsumas, les mandarines d'Ehimé. En plastique le truc devant la boutique qui vend des jus d'agrumes...





Même le ciel est quadrillé.



Bleu comme l'enfer ce ciel !








J'aime beaucoup cette ville qui est à ma taille, non, je ne suis pas si petite que ça ici !

Non mais 😂😂😂!