dimanche 9 août 2026

Le jeu des plaques se poursuit

 Je continue de m'amuser avec les plaques. 

Parce que de toute façon, il y en a partout.

Le seul truc que je n'ai toujours pas repéré dans le paysage, ce sont les châteaux d'eau.

J'en vois pas ou je ne les reconnais pas !






Les Japonais ne sont pas seulement fans des sculptures, ils aiment aussi décorer leur rue avec le support le plus improbable qui soit, mais c'est super !

On doit regarder où on met nos pieds, c'est très sympa.

Et donc, j'ai mangé à Minoh

Mon tour m'a pris toute la matinée, il est presque midi quand je reviens à mon point de départ.

L'OdT est ouvert, il commence tard, dix heures.

Je demande des lieux pour manger, elle s'excuse, que des resto japonais, ben, oui, on est au Japon aussi.

J'ai la carte, je cherche.

La rue est assez chic avec quelques jolies boutiques de fringues, une fleuriste, on vend la fleur ici à l'unité, stockée dans une vitrine réfrigérée...

Je ne vois pas grand chose, sauf à monter un étage, un japonitalien.

Tout est marqué en nippon, mais l'appli traduit bien, assiette de viandes, non merci, assiette de poissons, non plus.

Ah ? Assiette de pâtes, spaghetti.

Je tente le spaghetti version nipponne.


De la salade huile d'olive/parmesan ! 

Des pickles, céléri, oignons rouges, choux marinés... Je laisse de côté le thon et les morceaux de poulet, je pensais à du tofu, mais non.




Les pâtes servies froides avec des tomates, enfin !  Un trait d'huile d'olive, pas mal du tout mais toujours ce sel, il a salé, je vois les grains blancs.

C'est bon, très frais, j'aurais préféré les pâtes chaudes, c'est la première fois que je mange du spaghetti froid. Mais que ça fait du bien des légumes.

Parce que ce que vous savez pas, c'est que Claude me nargue avec des salades grecques, poivrons/feta.

Méchante ma jeune adulte !

Sortie de musée, je veux un café !

 Je ne supporte pas le thé matcha âpre au possible.

Mais boire un bon café relève d'un défi de niveau national ici.

Sauf que, à la sortie du musée, le tout petit food truck vend des expresso, des vrais, des bons !

Avec une vraie machine à café.



C'est plus petit qu'une estafette premier modèle, plus gros qu'une 4L, mais que c'est mignon !



Et le goût ? 

Excellent ! À réveiller un mort !

Un musée pour des insectes

 J'adore les insectes. J'en vois déjà qui renâclent, mais pour info, tous les insectes ont six pattes et ce que notre petit Romain n'aime pas c'est quand ça dépasse six, c'est tout 😂.

Donc pas de panique, que du six.

Cette montagne autorise la capture des insectes, des scarabées notamment mais surtout le musée a une serre chaude à papillons. Du vrai subtropical chaud et humide.



Chaque espèce vivante a son terrarium, des variétés japonaises mais on a des spécimens universels.

Pas tous, des Goliaths, des Hercules qui sont magnifiques. Alors en terrariums et sur planches d'entomologie. J'avoue les préférer vivants.





Des blattes géantes...

Bon, je sens que tatie est moins intéressée par mes bestioles, mais la serre est une pure merveille, de plantes, de fleurs et de papillons.

Il y fait très chaud, très humide, ça vole dans tous les sens. 
Au château de Haute Goulaine, il y a (avait) une serre à papillons. C'est toujours exceptionnel.







Le distributeur de nectar, ça peut être de l'eau sucrée, des petits pots pour bébé, fruits par exemple. Un ami de mon club d'oiseaux élevait des colibris, nectarivores avec du Blédina à l'abricot...😂





Juste devant c'est un Hadrien, ficus benjamina et derrière le panache c'est un strelizia, oiseau du paradis, je n'en ai jamais vu de si grands, dix mètres de haut !



Un petit agrume, tout petit !











Une serre chaude, quel bonheur ! Vous imaginez avoir les plantes tropicales que vous voulez, ah, retenez-moi, je reste ici !

samedi 8 août 2026

Et donc qu'est-ce qu'on fait quand on est déçu ?

 Et bien on va voir quelque chose qui ne peut pas vous décevoir.

Au nord d'Osaka, il y a le parc Minoh, réputé pour une cascade au fond d'une forêt.

Une forêt pour se remettre de sa déception gustative, no problem, il faut juste y aller et en revenir.

Ce matin, à 6h, je suis au desk avec l'équipe de nuit, ils sont super gentils et très efficaces.

Alors celui qui parle français a très bien retenu que le métro c'est une histoire d'amour impossible sauf à être très clair.

Avec sa collègue, ils m'ont fait un mode opératoire aux petits oignons, se perdre pour y aller, c'est de la mauvaise volonté.

Gros challenge toutefois: je vais enchaîner, pieds, métro, pieds en sous-sol, train  et train.

Dit comme ça on se dit, ouais, elle exagère...

Deux changements, c'est que dalle ...

Venez voir la ville sous la ville et vous comprendrez mieux.

Là, je viens de comprendre que le nom de l'arrêt quand je reviens n'a pas d'importance, c'est le nom du quartier qui apparait et pour savoir dans quel sens prendre, il faut chercher le nom de ce quartier, de 1 à 16, c'est dans un sens et de 17 à 30 c'est dans l'autre, moi, c'est 17. 

Je suis bien rentrée pour ceux qui s'inquiétaient.


Derrière mon hôtel, je passe devant cette maison ?



L'entrée du métro est cette fois dans l'immeuble.

Je prends donc mon métro à l'arrêt Yodoyabashi, ligne Midosuji, il y a quatre autres fournisseurs sur les métros d'Osaka, moi, je suis ce fournisseur. Je descends à Osaka-Umeda, je traverse la gare souterraine en diagonale en suivant la ligne Hankyu, je monte dans le train direction Ishibashi Handai-mae et une fois dans ce train, je descends pour prendre le train pour Minoh, terminus !

Pourquoi c'est si complexe ? Parce que les lignes de métro sont toutes en concurrence,  à chaque arrêt, la madame du train vous remercie d'avoir choisi la Hankyu line...

En attendant, en une demie heure, c'est plié, je suis à la gare de Minoh, reste à trouver l'entrée du parc.



D'accord, la gare est petite, mais l'OdT ouvre à 10 h, il est 7h et des brouettes, je vais pas attendre.

Et coup de chance, près du poste de police, il y a une carte.



La gare est au point de départ du parcours.

La suite  après le dodo... Comme tatie Véro me connait par cœur, deux heures de dodo et hop, en forme.

Donc le chemin vers la cascade cachée commence par trouver de l'eau.


En voilà déjà, canalisée mais bruyante.


Qui dit cascade, dit chute, dit hauteur, dit "tu vas encore crapahuter !".

Tous les chemins nippons me conduisent à des marches, des rampes...

Soit j'ai un karma qui ne revient pas au Dieu du rez de chaussée, soit il est dit que le japon n'est pas un pays plat.

C'est plutôt ça...😂

Toutes les personnes qui me doublent, courent, sont vêtues de tenues sportives, même les mamies. 

Moi je suis en claquette et en robe, je marche à l'allure d'un escargot de retour de nouba, mais toujours un pied après l'autre.

J'ai le temps, je me balade.






Et je choisis toujours le chemin de gauche, sauf qu'il grimpe un peu plus.


Un panneau qui indique clairement le chemin et les distances.

2,4 km pour y aller, la même chose pour en revenir, vous ne croyez quand même pas que je vais courir ?

Je ne cours déjà pas pour attraper un bus, un métro, un train, alors une cascade...

Elle sera toujours à la même place quand je vais arriver.😇

Moi, je profite, de l'ombre, des paysages, de la fraîcheur même si je dégouline, il fait encore 34°C. Le chemin grimpe mais les paysages sont magnifiques.

Reposants, le bruit des cigales progressivement diminue, c'est d'un calme.

Et puis il y a les arbres.

Sauvages, non domptés, ok, mais ils en remontrent tous les jours aux autres, ceux des jardins.

Je crois que les "plum trees", utilisés dans les jardins japonais sont des mélèzes.



La montagne est orientée à l'est, je sens que ça va être une partie de plaisir de photographier.







Et bien, non, aucun souci, ils veulent eux-aussi leur heure de gloire.

Les gens montent, marchent, courent vers la cascade et ne voient même pas ces merveilles de la nature.

Trente mètres de ligne droite ! On pourrait croire que c'est fait exprès, mais les plantations réalisées sont des érables qui virent au rouge à l'automne.

Alors quand j'étais petite, j'adorais grimper aux arbres jusqu'à ce que je tombe et me casse la clavicule, franchir un gouffre sur un tronc tombé, façon Indiana, quel plaisir !

Bon, je ne tente rien, les fleurs coûtent cher de ce temps...




Le chemin se poursuit, je croise des chiens, tout petits qui dorment dans leur poussette quand leurs maîtres avancent...

Pour maintenir l'attention, des ponts ont été aménagés.



Toujours cette élégance, le mélange de lignes droites et torturées.





On croise un temple, un de plus.




Des maisons sur la berge, d'auteurs, de marchands de souvenirs, ...


Un minuscule food struck qui passe.

Quand on arrive c'est magique, mais la présence de bancs, de pas mal de monde déjà est un peu pénible.

J'avoue avoir espéré une chute dans l'eau avec tous ces selfies, mais même pas ! 

Quel dommage 😏

Pas bien, Isa..





C'est superbe, c'est pas Niagara, mais c'est une très belle chute d'eau dans un écrin vert en ce mois d'août.

Il sera rouge d'ici un mois, un mois et demi.

Je suis assise, une heure.  Ce qui me sidère ce sont les joggers, ils arrivent, soufflent, s'étirent, jettent à peine un zieu et repartent.

C'était bien la peine de courir pour arriver là.

Il est 9h30, les gens commencent à arriver, moi, j'ai vu assez de monde pour le moment, je prends mon sac et je repars mais je change de rive.

Pas bête, je verrais autre chose.

Déjà je vois cette petite dachhund, LE chien rêvé de Claude, tous les pilotes de F1 en ont, mais Claude, tu n'es pas une pilote de F1.




Celle-ci se nomme "Happy" et ne suit des yeux que sa maîtresse ! 

Et comment que je sais qu'elle se nomme "Happy" ?

Ben, il suffit d'écouter, même le nippon choisit des noms classiques pour son chien.




J'ignore le nom de celle-ci, le maître n'a pas ouvert la bouche, moins facile de lire les pensées...


Et en redescendant, le paysage change, le soleil a tourné, les verts sont encore différents.






Et tout à coup, un attroupement sur le bord de la rivière, non, ce n'est pas un chanteur quelconque de jpop.

J'ai la chance de voir en vrai un monstre de manga : une andrias japonicus.

Ça a tout de suite plus de gue* en latin.

C'est donc la salamandre géante japonaise.



Ça a la couleur des cailloux, ça veut ressembler à des cailloux, mais c'en est pas !

Une dame a pris une vidéo, on la voit sortir de l'eau puis se lover contre le bord de la pierre.

C'est très gros, rien avoir avec les salamandres françaises noires et jaunes.

C'est là que le latin est super pratique, un monsieur, sans doute très connaisseur des espèces me sort le nom latin de la petite française et m'explique en anglais que cette rivière en a plusieurs, des géantes.

Cet animal devient rare, la qualité de l'eau ne peut pas être un détail, c'est vraiment une question de vie ou de mort pour cette espèce.

Je suis très fière d'avoir partagé un moment avec mes hôtes nippons.

Avant la fin de ma balade, je fais un arrêt, deux en fait.