samedi 15 août 2026

Spéciale dédicace

 Marie tricote, avec la canicule, et moi j'ai trouvé un très joli modèle pour Corinne pour cet hiver.



La tenue est complète, c'est pour une jeune fille. La veste est plus longue que la jupe et j'aime beaucoup les motifs, les teintes de bleus.

Chose promise, chose photographiée !

 Aller au musée et acheter le catalogue de l'expo c'est la moindre des choses.

Même si leurs catalogues sont minimalistes et qu'il faut prendre le livre avec.

Ce n'est pas le prix, c'est le poids qui me freine, j'ai encore sept kg de marge dans ma valise en soute.

Voici mon tableau préféré de Kayo.

Et vous comprendrez immédiatement si vous avez suivi mes aventures végétales pendant ce voyage.



Vous la reconnaissez ? 

La pivoine arbustive bordeaux, il y avait la même dans le château de Fukuyama.

C'est ma fleur, la couleur Bordeaux pas forcément, mais les contrastes entre le cœur jaune et les pétales très foncés, il y a rien de plus beau et puis c'est tout !

Ajouter à cela le talent et vous obtenez ça.

Sauf qu'en vrai c'est encore plus joli.



Je scannerais, vous verrez l'absence de traits, de coups de crayon, on croirait que c'est fait à l'aérographe.


Là, c'est dans son jardin, un kaki (l'arbre) avec son chat. Très curieuse cette vision du chat, je n'y retrouve rien des miens, trop félin ? Trop humain ? J'avoue qu'il me met assez mal à l'aise ce regard.




Sa vision des tournesols est intéressante, il choisit d'en mettre un fané, en graines.

Un duo que j'ai trouvé magique, surtout le blanc.




Alors si je déteste le renard, l'animal qui a massacré toutes mes poules, j'adore les dessins de renards et un renard blanc, c'est un animal magique, ça me fait penser au renard des neiges qui a le bout de la queue noire.

Ici, on reconnait bien le style poudré des dessins.

Et pour finir, le ticket, c'est autre chose que le failli ticket de caisse du musée Hokusai.


C'est l'affiche de l'exposition.😍😍😍😍

vendredi 14 août 2026

Repas chinois ce midi

 Je ne serais jamais aussi près de la Chine qu'ici.

Porc à l'aigre-douce au vinaigre noir, riz sauté et une soupe.





Ils sont chiches sur les oignons, faut y aller parce que l'oignon ça ne coûte pas cher, ici c'est vendu à la pièce...

Mangeable mais trop de fécule, ça nappe pas, ça colle ! Mais c'est pas cher.

Une partie de shogi, ça vous tente ?

 Le shogi, ce sont les échecs à la japonaise.

Je vous ai présenté un goban et le joueur de go.

Là, c'est encore plus sympa, il suffit de venir avec ses pièces.




Même pas peur !

 Je me fais des crises de vertige.

J'ai les deux pieds par terre, mais quand je lève la tête, ces immeubles me donnent le tournis.








La clock tower.








De quoi donner le tournis à n'importe quelle terrienne !

Et que dire quand je vois ça !


Nettoyer les vitres, déjà que je fais pas mes carreaux, alors là, c'est un candidat au suicide.

Direction Shinjuku !

 Je suis autant un oiseau de nuit qu'une taupe qui aimerait le soleil, une incompatibilité génétique !

Si je vous le dis ...

Le djeuns' va rechercher des quartiers de Tokyo qui bougent, voir même un peu craignos.

Des quartiers à la c***, non, tatie, j'ai pas dit, je l'ai pensé trop fort ? 

Peut-être !

Donc direction ce matin le terminus de la ligne magenta. Je reprends les deux mêmes qu'hier, mais je vais jusqu'au bout : Shinjuku station.

Et pourquoi que je me donne cette peine ? 

Je cause de mieux en mieux la France.😕

Et bien, je veux aller voir les plus connus des tournesols.

Oui, toujours ma fixette florale. Sauf que c'est bien DU tableau de Vincent qu'il s'agit.

Donc direction le Sompo museum of art, Tokyo.

Il y a quelques erreurs sur le bouquin que je me suis acheté en France, Voyages Gallimard, orthographe de station, et pour le coup, vaut mieux pas faire de dyslexie sinon on atterrit je ne sais où.





Je prends des photos de toutes mes sorties, je ne tiens pas à me retrouver de l'autre côté de la ville, on ne sait jamais.

La station de Shinjuku est en travaux. Pharaoniques les travaux. 

Je suis sortie du métro mais ça ne me dit pas où est ce 😡😡😡😡de musée, autant Hokusai c'était visible comme le nez au milieu de la figure, autant là, nada.

Bon, la solution la plus simple : café, même dégueu.

Repli sur un Starbuck, mais qu'est-ce qu'il est mauvais... 

Quel est l'intérêt ? 

Toujours à te plaindre du café, tu n'as  qu'à pas en prendre.

Sauf que le thé, c'est niet, alors sans dose de caféine, je meurs...

Je profite de cette pause pour remplir mon carnet de voyage, et oui, ça ne s'écrit pas tout seul.

L'objectif est de le finir avant de poser le pied à Nantes ou du moins de le finaliser à ce moment.

Dans les Starbuck, il y a toujours une employée qui parle bien anglais : so when you say "hello, where is the Sompo Museum, please ? " 

La réponse est immédiate : "this way, right and left ".

Vous voyez c'est tout à fait à ma portée quand même.

Et moi, fan de Vincent, je m'attends à du tapage visuel autour de son tableau.

L'immeuble est hyper moderne, on montera au cinquième pour redescendre vers le rez de chaussée.






Et alors la publicité sur une des œuvres les plus connues au monde ? 

Ça, c'est tout ... 

Une céramique à l'entrée extérieure du musée.




L'artiste en expo c'est Kayo, "peintre" animalier du XXème siècle




Pas de photos des œuvres de Kayo, et là-encore une très belle découverte. 

Des dessins sur des Canson©, de très grands formats, 2m x 2m, ce type de taille, mais des esquisses sur du A3, du A4, encres, crayons, ce qu'ils appellent pigments, peintures.

C'est sur papier, sur soie.

La technique est incroyable, on ne voit aucun trait, on dirait que tout est passé au pinceau.

L'effet est magnifique. Alors, il a peint des plantes, des animaux, peu de scènes de la vie quotidienne.

Mais c'est magique et cerise sur le gâteau, le dessin que je préfère a été publié en carte postale. Je voulais me le prendre en affiche, mais j'ai craint les plis.

Le format carte postale, pas trop de risques.

Les photos sont interdites par contre on peut photographier "les tournesols" sans flash.

Les autres chefs d'œuvre du musée, Renoir, Cézanne... n'étaient pas visibles mais les sun flowers ont suffi à me garantir une excellente journée.😍

Mais quelle surprise !

D'abord la taille, c'est très grand ! Je dirais plus de soixante cm.



Comme étalon, j'ai Cathie en tête, une cinquantaine de cm. Pour moi, il est plus grand que Cathie.



Il est magnifique, derrière une vitrine, lumière tamisée, hygrométrie contrôlée. Couleur du mur qui le met en valeur.

Mais alors, seconde grande surprise, pourquoi le mettre en sortie du niveau 3, à descendre vers le niveau 2 ? 

Incroyable mais vrai, je suis la seule à m'être arrêtée devant. Vincent n'est pas mon peintre préféré, c'est Henri, mais là, il vous scotche avec son vase. Quand on pense à sa vie, être un génie c'est quand même invivable.

Alors après une petite heure en compagnie d'images qui sont extraordinaires, il faut retourner dans le quotidien et un quartier qui ne me plait pas plus que ça.

In memoriam

 Dans cette rue où se côtoient deux très grands musées, il y a un sanctuaire, un temple.

On tombe dessus presque par hasard, sauf à le chercher, je le cherchais...



J'ai découvert les sumos, les combats, l'enceinte, la tenue de "l'arbitre", ses magnifiques chaussettes blanches...😏 

Mais ce que j'ignorais c'est qu'à l'instar des dieux qu'ils sont sensés représenter, ils avaient un sanctuaire.

C'est petit mais tous les noms des yokozuna s'inscrivent désormais dans la pierre.


Ils ont une reconnaissance de leur rang.

Je trouve ça admirable quand  dans nos sociétés, un champion chasse l'autre.

Tout est parfait, les plantes bien entretenues, les pas japonais, nickel.

On voit que c'est entretenu.





On se rappelle on est dans Tokyo, en pleine ville, le long d'un boulevard.





Les renards c'est Inari, divinité nipponne.








Les deux chiens lions me plaisent toujours autant, un gueule ouverte, l'autre gueule fermée.


Un cycas magnifique, en rentrant, je rempote le mien ! 



Un truc très rigolo, pour l'écoulement de l'eau, ça doit faire un bruit d'enfer !



La sortie côté boulevard. Il est temps d'aller voir les vagues de Kanagawa...

jeudi 13 août 2026

Un passage hors du temps

 Réveillée un chtouille plus tard que d'habitude, 5h !

Je me suis bien préparée à prendre deux métros. Je vais au musée Sumida Hokusai de Tokyo.

Tout le monde connait "la grande vague de Kanagawa", l'exposition est même passée à Nantes.

Là, c'est l'occasion de voir le reste de son œuvre, les trente-six vues du Mont Fuji et de découvrir son concurrent, vingt ans plus tard, Hiroshige.

Alors, mon studio est très bien situé pour accéder au musée. Il faut juste changer de lignes de métro... 

D'abord la verte puis la rouge.

Mon repère visuel, la tour de Tokyo.



C'est toujours pratique d'avoir un repère visuel en surface quand on se déplace sous terre. J'ai l'impression de devenir une taupe.

Déjà que j'ai pas de fenêtre dans mon logement...

Ça c'est difficile à vivre.😭

Je pars de bonne heure, ça évite d'avoir des Japonais qui galopent dans tous les sens et me perturbent, là, ils vont dormir sur leur banquette.



Un ciel lavé encore voilé de nuages, je prends le parapluie, je fais quelques courses pour manger ce midi et ce matin, comme je ne sais pas si je vais beaucoup marcher ou pas, des concombres, du poulet karagé, des œufs de caille marinés, un sandwich à l'œuf, mais c'est cuit, plutôt sympa et surtout, ça nourrit.

Métro, première ligne, ok ! Ils ne sont toujours pas convaincus par l'intérêt du plain pied, je descends dans le ventre de Tokyo...

Mon arrêt c'est : Sumiyoshi sur la ligne verte S "Shinjuku kine", je dois descendre à Morishita et là, je dois suivre la ligne magenta  "Oedo line", arrêt Ryogoku.







Bien savoir où on est, c'est pas mal !






Des escalators pentus (où là, on tient sa droite, et ne me demandez pas pourquoi), qui me font économiser mes genoux.



Des quais qui feraient les délices de skateurs ou autres sports de glisse !




Tout est fait pour moi, c'est en couleur, c'est bien pour la visuelle que je suis !






Ça marche comment ?

Colonne de droite, les arrêts desservis par ce côté, le panneau central, la ligne en entier, colonne de gauche, les arrêts desservis par ce côté.

Moi, je vais à l'arrêt "Ryogoku", je le cherche sur ma colonne, s'il y est pas, c'est que c'est de l'autre côté, d'où l'intérêt qu'il n'y ait pas trois millions de personnes en même temps qui vous empêcheraient de voir.






Et pour retourner à la surface.
Alors ces péripéties valent-elles le coup ?
Ben, quand on a ça sous les yeux quand on sort, oui.


Je suis au pied du musée Edo-Tokyo, 



Je n'avais pas vu l'ensemble !



Et j'y suis déjà allée, le premier jour, sauf que je suis arrivée par en-dessous, donc je ne reconnais pas. Ce que je reconnais, c'est l'enceinte des combats de sumo (son toit en tout cas) juste devant, derrière ici, on était passée devant avec Reiko !

Tout est bien une question de point de vue !

Je vais au musée et j'en profite pour regarder.

Joli quartier, vert, l'axe principal porte le nom de Hokusai.



Cherchez l'entrée !

Ils ont une façon de camoufler les entrées, un côté paranoïaque fatigant !

L'entrée c'est le triangle !

Aucune photo autorisée, normal, ce sont des œuvres sur papier qui datent du début XVIIIème, il y a une exposition qui compare les deux plus grands dessinateurs du Japon. 

Hokusai vs Hiroshige



Hokusai est le plus ancien, Hiroshige lui a succédé et il a des traits de crayon plus modernes.

Hokusai serait le classique Hugo quand Hiroshige serait le novateur Baudelaire.






La reproduction d'œuvre sur un paravent. 

Les formats sont très surprenants, du A5, A4, A3, toujours plus ou moins.

Une seule "grande vague", les autres font le tour du monde.

Par contre beaucoup de carnets d'esquisses, de dessins, un peu façon Léonard.

Hiroshige utilise plus de couleurs, des verts malachite, du bleu de Prusse, il a inspiré Toulouse Lautrec, on retrouve des "trucs", je ne suis pas spécialiste, mais j'adore Henri et sa période japanisante.

Une expo à voir. La seule très grosse déception, leur ticket d'entrée, une honte, un ticket de caisse à scanner.

Je leur ai dit, je leur ai montré les autres tickets, elles ont dit "on voit bien mais..."

Franchement, c'est dommage.

Bon, j'ai pris le catalogue de l'expo, le livre sur Hokusai et Hiroshige et des cartes.

Oui, j'aime.

Et donc entre Hokusai et Hiroshige, je prends ? 

Hiroshige !

L'avantage d'avoir pris les livres c'est que je peux vous faire des photos quand même !

Tirée des trente-six vues du Mont Fuji, la grande vague de Kanagawa par Hokusai.




Je le trouve meilleur en noir et blanc.

Lui, est nettement meilleur sur les couleurs.




C'est aussi la grande vague, tirée des trente-six vues du Mont Fuji, ce sont les mêmes titres mais pas les mêmes auteurs.

Hiroshige est très fin sur l'écume de sa vague quand la forme de celle-ci est assez mouais.

On est d'accord, je vous donne ma vision, par contre le choix des bleus est top, la seconde version est encore plus jolie, je trouve qu'il y a ce côté bande dessinée, finesse, détails.

Ce qui est incroyable c'est la taille du dessin, un format A4 paysage, plus ou moins, certains sont en A3, donc plus grands mais sur des A5, la moitié d'un A4 ? Un talent fou.

Je me dis toujours que ces génies aujourd'hui avec les techniques de reproduction qui existent feraient des miracles visuels.

J'ai adoré ce moment hors du temps.

Gros coup de cœur pour la série de vues d'Edo.