dimanche 16 août 2026

Pour une belle exposition

Il faut un bel écrin et quoi de mieux qu'un palais art déco ?

L'art déco c'est quand même la redécouverte de la ligne droite après toutes les courbes de l'art nouveau.

Le palais présente donc des aspects immédiatement reconnaissables de ce style.

Surprenant pour les Japonais, mais pour nous, on a tous vu des cheminées années trente, on connait les lustres, les découpes.

Moi, je me suis concentrée sur les lustres justement. 

Cherchez pas, une fixette sur les lumières sans doute dans un pays où une fenêtre est nécessairement voilée, occultée... Bref, devient un pan de mur.




L'entrée du palais, deux sculptures en bronze de mes chiens lions. On ne saurait oublier où on est quand même, mais vous noterez qu'ils ne sont pas en pierre...

Dès l'entrée, on est accueilli par un "mur" de verre dépoli, Lalique.



En fait, il y a trois silhouettes féminines, sauf que j'ai une gentille nipponne qui prend la place de celle de gauche. C'est donc une porte condamnée pour la mise en œuvre des expositions.

Ce que j'aime c'est encore ces contrastes entre le bois qui s'assombrit en vieillissant et le verre qui laisse passer une lumière adoucie.



Au-dessus, une coupole qui laisse entrer la lumière mais par le haut.

Au sol, des petits carreaux, c'est pas la teinte que je préfère.

Je continue la recherche de l'éclairage, oui, j'ai peut-être pas la lumière à tous les étages 😂



Assez classique dans le genre. 

Mais celui-ci est particulièrement original.


Verre dépoli, moulé (?), on dirait des ananas et des fruits.*

C'est énorme, parce qu'il y a deux pièces comme ça au plafond, plus d'un mètre de long.




Grilles de chauffage décorées de poissons, cheminée.




Pour moi, le plus beau, taille émeraude, ce carré à pans coupés, des vitraux colorés, suspendu par des chaines, j'adore.

Bon, il faut une maison avec des plafonds d'au moins trois mètres cinquante pour que ça rende bien, mais ce n'est qu'un petit détail.



En haut de l'escalier principal qui dessert les chambres, bureau, dressing room (?), cette colonne-lampadaire, magnifique, avec l'amorce du motif dans l'escalier.


Le bureau du prince, et là, j'avoue qu'autant les luminaires art déco font mon bonheur isuel après Shibuya, autant je trouve ce bureau lourd, pourtant ce sont des courbes mais je le trouve trop massif, pas mon style.

Non, les enfants, pas de Ikéa non plus, légèreté, transparence...





Le verre dépoli c'est quand même quelque chose. La boule façon soleil au bout d'une tige, il y en a eu partout, administrations, hôpitaux...

Remplacer par des bêtes néons et maintenant des led. 

Un style chasse l'autre. Et parfois, il faut dire que c'est dommage. 

Attention, il ne s'agit pas non plus de vivre dans un mausolée intouchable, mais justement une touche de ceci, un soupçon de cela, c'est ce qui donne une âme à une maison, un vrai style qui correspond à ses habitants.

Moi, ma maison c'est le style HLM années cinquante, inutile de dire que je suis au niveau -20 de mes goûts mais elle est fonctionnelle et me correspond, bordé*** mais c'est la nature du Rousseau de l'être, avec quelques pièces anciennes et notamment en matière de vaisselle.

Ça c'est vraiment ce que j'aime, vaisselle en porcelaine, verre à pied en cristal. 

Tous les jours.😍

C'est mon côté Pompadour ...😂

Tout ça pour dire que je n'aimerais pas vivre dans ce palais, mais j'admire cet effort de préservation, comme nous avec Versailles.



Grosse question après coup. En le voyant, je me dis tissu, et ça tournicote parce que dans ma chambre, ma suspension est en verre plissé, pas en tissu et depuis hier, je me demande si c'est du tissu ou du verre plissé.





L'étoile en trois D, avec les crochets, c'est superbe, un peu petite pour la pièce mais quelles couleurs.





À suivre, je file au sanctuaire.

Et la tour que je vois n'est pas la Tokyo tower mais la sky tree, deux tours à Tokyo, ils font rien que me perdre !

Retour aux sources

 Moi, Shibuya crossing, c'est le contraire de ce qui m'a fait venir au Japon.

On vous parle d'estampes, de kimonos, de tout ce que vous imaginez de raffiné, et on voit des millions de personnes entrer dans des magasins, acheter des trucs et des machins, informatique ...

Notez que je n'ai rien contre l'informatique, le PC de Claude est remarquable, il tient la charge deux jours, je mets ma musique, j'écris et je stocke mes photos.

Vous avez la moindre idée du nombre de photos que j'ai faites ? 

Tatie s'inquiétait d'un retour au quotidien sans relief, et non, on ne me dit pas que Petra est sans relief ! 

J'ai des articles Japon prévus pour vous amuser et vous surprendre encore si c'est possible !

Donc, moi, je veux me ressourcer avec du beau.

Direction ligne bleue, Teien Art museum. 

Un musée qui  était avant un palais construit dans le style art déco avec un jardin magnifique.

Et le pompon, il pleut ! 

Crachin tokyote, un vrai bonheur, alors tous mes amis nippons sont sous pépin, moi je suis sous le crachin.

Dans mon sac tout est sous contrôle, ziplock fermés, aucun risque.

Le ticket présente une pièce du palais.

L'exposition en cours c'est Lucie Rie, Marie, je pense que ta fille doit bien connaître.



Elle est une artiste du XXème siècle, ils disent porcelaine, mais ça ressemble plus à des grès, un très beau travail avec d'autres artistes.

Les collections présentées valent par le cadre magnifique : le palais est un petit bijou d'art déco.

Même si je suis toujours plus art nouveau, là, franchement, les lustres notamment, du beau, du très beau.



Voilà. Ils écrivent porcelaine, mais ça ne ressemble pas à de la porcelaine, et tout cas, celle que je connais.

Cette pièce est magnifique.



Un service à café, il n'est pas d'elle, mais de son courant artistique, années cinquante.

Marie, je pensais à nos services Villeroy et Boch, il y a des motifs qui ont été repris pour être vendus en grande série.



Vous excuserez la piètre qualité des photos, j'ai pris avec mon appareil, sans flash, le grain est un peu trop gros, j'aurais dû prendre avec mon portable.



Déformation culinaire, j'imagine tout à fait ma petite salade grecque dans ce bol, teinte bleue très légère.


Grand saladier, beaucoup plus mastoc, un côté Quimper dans les motifs en relief, moi, ce qui m'a plu c'est la pieuvre.  





Des boutons en faïence, en porcelaine (?), là c'est Françoise, l'amie de Marie qui doit connaître, on est au moment de la seconde Guerre Mondiale ou à sa fin.

Pause !

Il est cinq heures Paris s'éveille, il est cinq heures, Tokyo est levée depuis une heure trente.

J'ai compris ! Je suis à l'heure du soleil !

RDV à Shibuya, partie 2

Et le premier qui me dit que je n'y suis pas allée, je lui en colle une.

Vous vouliez voir ce Japon que je n'aime pas .

Le voilà.



Shibuya crossing, le carrefour le plus fréquenté de Tokyo, le plus bouffeur d'électricité, de temps perdu, de tout ce qui fait que l'atterrissage va être rude pour nos amis nippons, sans rire !

Un bruit, de la musique, Jpop, des pubs qui changent, temple de la consommation à ciel ouvert. Tous ces gens se croisent, vont dans les boutiques, tout est ouvert le dimanche et pas que le matin.




Donc, c'est pas mon truc, rien ne m'intéresse ici.

Déjà, pour sortir de la gare avec tous les travaux, c'est galère.


Vue depuis la gare.

Celle-ci ouvre dans un immeuble de luxe, on vous vend des cannelés, des croissants, des pseudo-baguettes, le tout marqué en français.

Pour les cannelés, les pâtissiers ont été formés en France.

Bon, je me vante, mais j'ai pas été formée et mes cannelés sont mangeables.

Là, ils ont des couleurs variées, des parfums particuliers...

Mais faut arrêter ces délires de "je revisite", le basique a fait le succès, c'est pas par hasard, vive le sucre et le rhum !

Mais thé matcha, chocolat blanc ... 

Bref, je suis de mauvais poil, parce que tout ce monde me stresse sans doute un peu trop.

Repli vers la gare.


Le truc vraiment sympa, la décoration des panneaux qui cachent les travaux.















Un petit côté Murakami, sans la rondeur, Picasso sans le nom. Et ce côté très coloré, enfantin, est vraiment chouette.

Il est 11h30, j'ai besoin de deux choses, un manger, deux me remettre les idées en place par du beau, du qualitatif, du qui me fera dire, "whaou !".

Bon, y a pas photos, je reprends le métro direction Teien Art museum, métro Meguro.

RDV à Shibuya, partie 1

Retour à Shibuya. C'est là que j'ai mangé chinois.

Sauf que je viens pour deux trucs !

Le premier, plutôt nunuche si vous voulez mon avis, et je vous le donne même si vous n'en voulez pas.

De toute façon, c'est moi qui écris, alors ...

J'étais au cimetière pour trouver sa tombe et celle de son maître, pas trouvées mais sa statue est sur la place à la sortie de la gare, pleine de travaux de Shibuya.



Et il  a pléthore de couillons qui stationnent devant, qui se font photographier devant la statue "the place to be"... 

Mais ils ont tous ou presque la tête baissée sur leur portable. Pourtant j'en ai coupé des têtes, mais non, il en reste encore.

L'histoire d'Hachiko attendrit tout le monde, son maître meurt, et le chien vient chaque jour l'attendre à la gare. Ressemble assez à un ours le bestiau...




Et d'une, il ne connait pas le concept de résilience.

De deux, qui le laisse sortir sans laisse ? 

De trois, la pauv'bête ne devait pas arrêter de dire : "quand est-ce qu'il rentre me nourrir ?"

Moi, ça ne me fait même pas sourire, je trouve ça débile. L'attachement d'un chien à son maître, oui, bien sûr, mais là, le type est mort, qui s'occupe du chien ? 

En 1935, quand il est mort, le chien, pas le maître, la circulation automobile ne devait pas être celle de maintenant, sinon, il aurait fait carpette depuis longtemps.

Il y a un point information juste à côté, top ! J'ai pris trois petits Hachiko en plastique "made in China".😂

Le deuxième truc, encore plus discutable arrive, que les fans se réjouissent, j'y suis allée, toute seule comme une grande !

RDV à Ginza ! Partie 2

 Le truc rigolo, vraiment, c'est que je suis têtue.

Je ne quitterais pas le quartier sans ma statue de monstre.😡

Mon plan dans le bouquin est trop succinct, et les indications sorties de métro sont trop nombreuses, avec ça c'est "demerden sie sich" mais ça je suis plutôt bonne dans le démerde-toi, le ciel t'aidera (ou pas !).

Je dois repérer le p*** de théâtre ! Mais en fait, je n'imagine pas la taille du truc, moi, ma référence c'est plutôt le théâtre classique, type Graslin, à l'italienne.

À Tokyo, c'est plutôt ça.



Ben, forcément, c'est pas la même échelle, alors je dois reconsidérer ce que je cherche, si un théâtre fait cette taille, une statue de 3 m doit être ridiculement petite ...

Je traverse, moi, dès qu'il y a des arbres, je retrouve mon tempérament de chien truffier.

Mon instinct n'est vraiment pas mauvais, je suis dans la bonne direction, mon flair me le dit. Et un panneau vient le confirmer...😁


 

Je suis au cinéma Toho, spéciale mise en place pour le film Toy story n°5.





Le petit jeune homme fait comme moi, je ne suis pas la seule fan à chercher le monstre. Mais on n'est pas nombreux sur la place à prendre des photos.







J'adore ! Elle parait juste minuscule à côté de ces immeubles gigantesques.

En rentrant, je m'en refais un, un film de Godzilla.

Et comme dans tout quartier chic, "boutique" chic...



Aramco team avec la vidéo de la course entre la F1 et les deux autres catégories, sur un écran de deux par trois, mètres, ici on ne compte pas en cm, mais en mètres.

Un vert émeraude magnifique ! 

Oui, Véro, ce vert métallique me plait, c'est pas du tissu !

RDV à Ginza ! Partie 1

 En fait, on sort à Hibiya, du métro s'entend.

Je veux voir Godzilla.

Le problème du plan en damier, c'est qu'on peut tourner autour pendant des années, les panneaux indicateurs ne sont quand même pas très explicatifs.

Et au lieu de me trouver en face d'un gros  monstre radioactif, je tombe sur un parc, charmant, fleuri, avec un plan d'eau, le truc désormais classique mais sans héron, ça c'est moins fun !

Voici donc le Hibiya park, je vous l'écris comme il est noté dans mon livre, si jamais vous vouliez aller vous promener dans les rues de Tokyo.😏




Alors avec ou sans ? 

La skyline ! perso, c'est sans ! !😍

Trouvée morte ! Mais ça c'est bon ! L'écrevisse rouge de Louisiane est une espèce invasive, le lac de Grand Lieu perd ses espèces autochtones à cause d'elle.

Mais c'est très bon à manger !





Une pierre qui reproduit les runes des anciens vikings qui ont poussé leurs chemins jusqu'en Asie et au Japon.

Le jardin est très beau, très fleuri, je n'ai pas poussé plus loin, il y avait le palais impérial, mais j'avoue que mes relations, toutes platoniques qu'elles soient avec les empereurs  nippons ne sont pas de tout repos, trop de morts, donc, je me promène et j'admire les parterres de rosiers, ils sont nombreux, pas en trop mauvais état alors que le rosier, par nature n'aime pas trop la chaleur et l'humidité.



Un agrume en pleine terre, les miens n'ont pas à rougir de la comparaison.

Allez, je poursuis ma recherche de monstre radioactif.