Je suis du genre très organisée et ... Très désorganisée !
Alors je reprends là où j'en étais, le mardi 18 août.
Je quitte le studio à 12h. Shintaro et sa femme vont ajouter une kitchenette, je garde l'adresse et je la fournis si vous allez sur Tokyo, 10 000 ¥ la nuit, soit 53 €.
Un très bon plan, parce qu'excellemment bien situé sur le métro et près de la Skytree.
Donc je reprends, sac à dos plein, sac Super U plein de livres, lourd et plein, plus le sac du PC, Big Mom' ma valise m'attend au dernier check-point, non pas Charlie, mais Royal Park hotel Haneda.
Interlude 😂
J'ai retrouvé mon PC et son clavier mécanique, c'est magique de cliqueter de nouveau.
Je n'aime que ces types de clavier.
Bon, je m'égare.😏
Je prends le métro, pas de chance, la station où je dois descendre pour prendre la navette pour Haneda est fermée.
Pas de souci, l'employé m'indique tout, le nombre de stations, sortir à gauche, je note tout.
J'ai mon plan de métro, j'entoure, RAS, je me lance, je sors dans le quartier de Ginza (Godzilla, pour ceux qui suivent) et je passe devant un marchand de valises, des grandes, mais aussi des petites.
C'est bon, 6600 ¥ (35 €), j'ai payé la petite jaune que je n'ai pas apportée 19 € chez Edouard, mais là, entre le PC, qui n'est pas à moi, les livres, qui pèsent une tonne, je prends une petite bleue : Baby Blue.
Blue ?
Parce que les bleus auront bien encadré mon voyage.😍
Avec l'employé, on joue à Tetris, il est super efficace parce qu'au départ il me dit : "ça va être trop juste" et en fait tout rentre, donc je roule avec Baby Blue, j'ai mon sac à dos, Green, il est quasi vide, appareil photo, portable, bottle of water, lunettes, monnaie...
Et c'est tout. C'est là que le côté organisée mais débile à frapper, je mets dans ma valise TOUS les papiers, y compris ma Tokyo map et surtout ma feuille de carnet avec mes indications.
Ok, ça roule génial, mais je me rends compte une fois dans la rame que je n'ai pas sur moi mes indications.
Je peste, en anglais et donc forcément, ça s'entend, même si c'est pas fort.
Un jeune étudiant japonais change de place et s'assoit à mes côtés pour me demander ce qui se passe.
J'explique, il comprend tout à fait et la dame assise devant moi, qui ne parle pas un mot d'anglais lui dit que c'est facile, elle donne le nom de la station où je dois descendre.
Parce que je ne parle toujours que trois mots de japonais, je vous les donne avec l'orthographe de la prononciation.
Non, pas en phonétique standard, faut quand même pas pousser.
"Aï" = oui ou "hello", à utiliser indifféremment.
"Konichiwa" = bonjour, mais ils préfèrent le bonjour français, comme le "très bonne journée" en s'inclinant légèrement.
"Arigato gozaïmass" = merci beaucoup, et ils préfèrent encore, la version française.
Petite leçon de nippon pour vos oreilles : le Z se prononce bien "ZE" , le S toujours avec au moins deux ! Ils ne prononcent pas toutes les lettres des mots, du coup, pour certaines stations, ils ne peuvent pas comprendre notre prononciation "Asakusa", j'ai halluciné en l'entendant, parce que je croyais que j'étais une débile à ne pas prononcer correctement quatre syllabes.
Mais je vous ai dit, je fais de la dyslexie avec le japonais, trop drôle, bon pas sur le moment, après.
"Asakusa" que je prononçais "Assakussa" et bien, va donc "Asksa". Et je confirme, dès que vous le dites comme ça, ça marche beaucoup mieux.
Comme quoi, écouter depuis quelques années tout en VO notamment le japonais, ça aide.
Merci Netflix© !
Je reconnais la structure des phrases, les noms des lieux, l'écriture des stations, l'intonation, alors on nous dit qu'il n'y aurait pas d'accentuation dans la phrase, pas d'accord. C'est comme un marseillais ou toulousain à mon avis.
Mais bon, moi je suis pas linguiste.😋
Je reprends, le jeune m'explique, je note sur un ticket de caisse le nom de la station, on traverse quand même un peu la ville.
On a le temps de discuter, il est venu en France, il est étudiant en sciences politiques.
Je lui demande son âge parce que je lui explique que j'ai du mal à cerner les gens, vingt ans, du coup je comprends vraiment que mon statut, femme seule d'un âge certain est un atout. J'apprends quand même que le coût des études universitaires est prohibitif, c'est pour ça que peu d'étudiants s'exportent, il faut les moyens.
Quand je lui dis que mes études ne m'ont rien coûtée, étudiante boursière, il hallucine à son tour.
Il me parle de Paris où il a trouvé qu'il y avait beaucoup d'étrangers. Tu m'étonnes !
Pour visiter Paris, je lui conseille août quand la ville se vide.
Je le fais rigoler quand je lui dis qu'ici, c'était moi l'étrangère.
Il pousse la gentillesse jusqu'à descendre à la bonne station.
Les Japonais sont fiers quand on leur montre qu'on a aimé leur pays, et là, ils se plient en quatre pour vous aider.
Je suis donc dans la navette, direction aéroport Haneda.
Vais-je récupérer Big mom', ma valise que j'ai expédiée il y a au moins quinze jours ?
Bien sûr !
Un duo qui est donc devenu un trio.
Green
Big Mom'
Baby Blue.La bonne nouvelle c'est que je ne dépasse pas le poids sur la grande, je prends donc des petits trucs supplémentaires, derniers petits cadeaux.
Le lendemain, je quitte l'hôtel, c'est mon dernier check-out, l'hôtel est dans le terminal 3, pratique, je prends mes valises, c'est le seul moment où je les gère, mais il y a des quantités de chariot à disposition, et je vais attendre, en pôle M, l'ouverture de l'enregistrement. Je passe le QR code et j'imprime à la borne ma carte d'embarquement.
Bon, quand c'est l'heure, je vous ai déjà dit, c'est une Française qui m'enregistre. Mes bagages, les deux valises partent en soute, j'ai le droit, donc je ne les retrouverais qu'à Charles de Gaulle. Pratique.
Les seules deux mauvaises nouvelles sont : un, je quitte le Japon et j'ai pas envie, du tout. Deux, je vais avoir mal aux fesses, je pars pour 13h20 de posture assise, c'est plus court dans ce sens, on a le vent dans le dos.😂
L'avion n'est pas plein comme à l'aller, je n'ai personne à ma droite et j'ai choisi ma place, gratuitement dans les dernières heures, j'ai fait ce que Candice m'avait dit de faire, j'ai pris côté couloir.
Pourquoi ?
Pour faciliter les pauses pipi ! La catégorie SAS economy premium est super intéressante, plus de place, 2-3-5, non, c'est toujours pas une façon de placer ses joueurs sur un terrain.
Parce qu'en economy simple, c'est 3-3-3, et là, c'est plus dur.
J'ai pu finir les gardiens de la galaxie 3, regarder vahiana 2, je l'ai pas fini, à la fin, c'est chi***.On a encore été nourris comme des oies.
Des plateaux repas sympas mais pu*** ils salent au bulldozer !
Des pâtes avec des cubes de légumes, cool !
Limite mangeables tellement c'est salé.
J'ai mangé le reste, petit pain avec du fromage, ça c'est sympa, je n'ai pas mangé de fromage depuis le mois de juillet.
C'est long, c'est long, c'est trèèèès long !
Vivement qu'on invente la téléportation.😍
Arrivée à Copenhague, j'ai donc dix heures à tuer, mais le vol le lendemain part à 6h55, donc deux heures avant.
Une chambre serait débile et je vous ai dit les prix, de la folie pure, non, pas douce !
Donc je me cherche un coin pour dormir près de la zone d'embarquement du lendemain.
Il y a des banquettes.
C'est pas confortable mais la tête sur Green, ça le fait et il n'y a pas de risques, sauf que je n'ai pas pensé au froid, oui, tatie, après 14h de vol sans bouger, j'ai froid, il fait 16°C à Copenhague, soit très loin des 26/28° auxquels je suis habituée depuis cinq semaines.
Et je sais que vers 4h, il fera plus froid et là, le soleil ne sera pas levé. Je dors deux heures je crois entre 21 et 23h, et après j'attends, j'ai une borne pour brancher mon portable.
J'ai un peu faim, je me prends un sandwich, il sera dit que je n'ai pas de chance, c'est dégueu, du sable qui crisse sous la dent, ils auraient pu laver correctement la salade.
Ouf, le matin arrive, je suis en super forme moi.
L'avion SAS est un plus petit mais là encore j'ai été surbookée, en business class.
Il n'y a que trois places de ce type dans l'avion qui là encore n'est pas plein.
Direction aéroport Charles de Gaulle - Roissy, Paris quoi, la France, nettement moins glamour après mon séjour japonais.
Donc moi, je suis tout devant, personne à mes côtés, de la place en veux-tu en voilà.
Un petit déjeuner à l'allemande, j'adore.