samedi 8 août 2026

Ramen vs Isa = perdante Isa !

 Je fais confiance à la pharmacienne et je suis persuadée que pour elle c'est un bon resto à ramen.

On s'inscrit, seule, l'index levé, vous avez plus de chance de passer avant les duos ou plus.

Comptoir, face galerie, entre deux personnes qui slurpent leur bol gigantesque de ramen.

Je commande : ramen avec supplément légumes, menu avec un petit bol de riz, six petits gyoza et donc des nouilles avec des légumes.

Déjà, l'odeur me rappelle de vieux souvenirs de cantoche assez dégueu ou d'EHPAD.

Ça sent le chou. J'ai rien contre le chou ou les choux, j'adore SAUF  en soupe. Comme Marie, c'est cause de déclenchement de troisième Guerre Mondiale, de divorce, ah, non pas divorce, toujours pas mariée...


Mon premier riz sec. Les gyozas, c'est du surgelé, les mêmes que j'achète. La différence, c'est la taille, ils sont petits, goût classique, pas de différence, c'est bien la peine de faire 13 000 km pour les goûter.




Le bol de ramen, avec du porc, de la poitrine, une tranche fine de type rôti. J'ai pas pu manger ça. C'est une soupe aux choux avec un bouillon tellement gras que j'étais regardé par  des centaines d'yeux. Salé, et le supplément légumes c'est de la côte de bette et du chou.





Non, c'est pas mangeable, je sais que je suis difficile, mais quand je mange au Myoko mes ramen ont un bouillon léger, dégraissé sans ce vieux goût de porc qui a trainé vingt ans dans la gamelle et surtout pas de choux ! 

Mes ramen nantaises ont des pousses de bambou marinées, des œufs marinés : œufs mollets marinés dans de la sauce soja mais ce n'est pas salé comme là, de l'oignon nouveau, je prends avec coriandre et basilic. Pas de porc en tranche, la viande a servi à faire le bouillon mais rien à voir. Les enfants prennent d'ailleurs plutôt du poulet.

Donc j'ai mangé les gyoza, un peu de riz, un peu de légumes, les nouilles trop al dente pour moi, et ce goût de bouillon gras, beurk !

Désolée, Gab, mais je ne retourne pas dans le snacking, c'est pas bon.

Je vais rester sur ce qui a fait ces preuves, des menus avec des soba, des udons, du riz, des tempura... Du bon !

Alors pour satisfaire la curiosité des enfants

 Chez moi, on mange souvent asiatique, chinois, vietnamien, japonais.

Je suis donc à pied d'œuvre pour rapporter des idées et des techniques.

Je suis mandatée par le cuisinier de la famille.

Pour faire simple, j'ai pris des photos.

Osaka est sensée être le berceau de la cuisine de rues sympa.

À vous de voir.










Moi ce que ça m'inspire ? 

Le niveau zéro de l'envie, trop de choses sur une carte, c'est pas du frais, si c'est du surgelé, donnez-moi la marque, je ferai pareil.

Le truc dans ce quartier c'est le bœuf wagyu et les sushis. Déjà je ne mange ni l'un ni l'autre.

Bon objectif ramen

Comme mon ampoule sur le côté extérieur de mon pied devient moche, direction pharmacie pour acheter du désinfectant. 

J'en profite pour demander où manger des ramen, des bonnes.

Direction le sous-sol, la galerie gigantesque du métro parce qu'il y a le quartier en plein air, dans les immeubles et aussi sous les rues !

Donc je vais vous parler ramen, les yeux dans les yeux.


Le personnage du quartier

 Pour l'exposition 2025, Osaka a utilisé ce "personnage".



Quand je dis que ça picole dur, la preuve, ils voient des créatures bleues à cinq zieux.

Un truc qui m'a fait rigoler : l'équivalent d'une Fiat 500, customisée.


 Un magasin qui vend des fruits. Oui, on en trouve mais de quelle planète, ça c'est autre chose.



Non, je n'ai pas grossi les pommes, chacune doit peser pas loin de son kg, je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir des pommes grosses comme des melons, autant manger du melon...

Je continue le jeu des plaques

 Alors je dois dire que c'est le truc assez addictif.

Ça se mange pas, ça se boit pas, ça ne s'achète pas mais qu'est-ce que c'est fun de les chercher.

Elles ne déçoivent jamais, du moins pour le moment.

Deux types, la classique qui présente le patrimoine de la ville et les spéciales, liées aux quartiers je dirais.

Un jeu je vous dis !


Ma première rectangulaire : c'est une représentation du quartier, les rives de la Dotombori.



Le château d'Osaka.



Une version colorisée, assez pâle.



Alors là, gros dilemme, une plaque magnifique en plein milieu du passage piétons, j'ai pas pris, j'ai pris celle du trottoir, moins belle.



Elle venait d'être passée au jet d'eau, j'adore les détails, c'est du street art et moi, j'aime le street art.😍



Je pencherais pour une plaque de sous-sol électrique, pas d'égout, il n'y a pas les trous pour soulever.



Dans quel autre pays on pourrait avoir Woody Woodpecker sur une plaque ? C'est le quartier de Namba.




Celle-ci c'est une petite mais j'aime bien la stylisation du motif.

vendredi 7 août 2026

Opération "over lord"

 Oui, pour moi c'est l'équivalent du débarquement en Normandie.

Oui, je vais me confronter à la foule, dans un quartier interlope réputé.

Aujourd'hui, je vais à Kuromon market, en métro et je dois en revenir.

Première étape : le desk.

Je vous passe le réveil à quatre heures, la douche à six et la descente à 6h30...

Vous commencez à me connaitre par cœur, en plus, Agnès-San a toujours trois jours de retard, je serais revenue qu'elle me croira encore là-bas...😏

Les équipes au desk tournent, deux messieurs charmants dont un  qui parle parfaitement français, ça aide pour lui faire comprendre que je ne peux pas faire cinquante changements dans le métro sinon, je dors en bas...

Message parfaitement compris, je me permets un trait d'humour qu'ils comprennent tous les deux : si je ne suis pas rentrée d'ici ce soir, prévenir les secours...

Vous voyez les enfants, vous retrouverez votre mère, chiante au possible dans deux semaines.

Si j'entends un "déjà ?", je reste ici !

Je regarde la météo, il pleut des cordes sur des zones du Japon, mais toujours pas la mienne.

Deuxième étape : départ pour Kuromon market. La station de métro est à deux rues de l'hôtel mais elle est invisible.

Rien.

Je pouvais chercher. Excusez le flou.

C'est dans l'immeuble en fait, une porte qui descend.









Tout ce qui me permet de me repérer est photographié.

Moi, je dois prendre la ligne "Sakaisuji", je dois descendre à "nipponbashi". Ligne marron.

Attention, ma station n'est pas desservie par tous les métros en retour, bon à savoir avant pour descendre à l'arrêt le plus proche.

Ma sortie dans le quartier : ça ressemble déjà plus à une station de métro.



Mon livre sur Osaka m'a bien aidé pour repérer les différents quartiers, Dotonbori, Kuromon market...

Un nombre fou de restaurants, avec des enseignes qui font la réputation du quartier.

J'ai vu de la viande saoule nippone, un jeune Japonais agressé verbalement un employé d'Eleven, le jeune était indien, le jeune adulte, bourré comme un cochon et la responsable n'arrivait pas à le faire partir. C'est un quartier festif avec tous les désagréments de la fête, ceux qui picolent comme des trous, qui ont l'alcool agressif, bref, pas une belle image.

Un quartier qui agresse les yeux, si vous n'êtes pas prêts pour le kitsch, c'est mort, vous allez pleurer.

Dodo, la suite tout à l'heure !

I am back !

Je ne sais pas trop par quoi commencer, les enseignes, c'est le plus fun!

Plus c'est gros, plus c'est kitsch ! Vous devinez ce qui se mange à l'enseigne.













On se croirait au carnaval avec les chars et les grosses têtes, mais c'est toute l'année et très sérieux.

Après les enseignes de délire, les spécialités locales , je ne sais pas trop comment ça s'appelle. À Nantes, ce serait le principe des bars à bouchons, ce sont des hôtes qui vous font payer pour leur présence.

Beaux gosses stéréotypés avec de belles photos retouchées, tout est parfait.


Je ne sais pas si c'est un groupe de jpop, des hôtes...

Le Japon a réussi le clonage masculin 😱



Alors je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux lauriers de César ... 

Les filles, vous avez obligatoirement la référence, mais c'est exactement ça...😂😂😂

Des rues toujours très encombrées visuellement, pas facile pour moi de me repérer malgré les photos, ce qui me sauve, ce sont les plans en damier, tout se coupe en angle droit, il faut juste voir où on entre, où on sort.

Le quartier tourne autour de la rivière Dotombori, elle donne son nom à sa galerie.

Côté festif, ils diffusent de la musique, côté pas drôle, c'est du Céline...😒

Je me suis tâtée à leur proposer ma playlist, quand Céline braille à plein poumons à 8h, les voisins ne feraient pas la différence avec les Hu, Mégahertz, Rammstein, Linkin park...

Mais bon, toujours l'élégance à la française, on n'impose pas, même son bon goût musical aux autres.






Ce sont des écrans géants.









Mais tout quartier touristique et festif a aussi son lot de rues plus glauques et délabrées.




Un quartier pour se balader, regarder, j'ai assisté à la ruée dès l'ouverture de certains magasins et surtout de l'équivalent d'un PMU (?) "Wins", j'ai discuté avec un des surveillants, fan de F1 et de Ferrari, grosse discussion parce que chez nous, c'est Oscar et d'une et moi, les voitures que j'aime c'est Mclaren et Aston Martin, oui, Véro, la voiture verte, ce monsieur était venu déjà trois fois en France.

Quand je vous dis que c'est quand même assez facile de se dépatouiller...😍