lundi 20 juillet 2026

Kyoto, arrivée à mon hôtel

 Vous aurez donc l'architecture de la gare de Kyoto quand je repartirais, samedi !

Déjà le taxi, je suis toujours fascinée par les taximens japonais, hommes d'un certain âge qui utilisent map pour se diriger, ils ne connaissent pas les quartiers de la ville qu'ils délivrent pourtant tous les jours...




On franchit une rivière, la Kamo gawa, rive gauche, mon hôtel n'est pas très loin de la gare, il y a des trucs que je vais faire à pied, c'est l'idée !😁

Une ruelle étroite, très !



On tâche de ne pas croiser une autre voiture...


L'entrée de mon hôtel.



Je suis très en avance, 11 h pour 15 h, ça ils n'aiment pas trop, ça bouleverse leur fonctionnement.

Je laisse donc mon sac à dos, le PC et je file pour revenir plus tard.

Revenue après un déjeuner tout aussi rapide qu'à Tanazawa, une visite au temple d'Ebisu qui est à côté, ma chambre est prête, j'ai le droit d'y aller !



L'entrée, un bureau, un grand écran.

Sur la gauche des toilettes !

Privatives.



Je vous présente Toto et ce n'est pas une blague, c'est la marque de ces toilettes et donc son nom.
Parce que Toto est très loquace.😒



Jolie vasque, des produits d'hygiène.

Une très chouette douche, en cèdre, ça sent là encore assez fort. 



Sympa la salle de bain, mais il ne faut pas avoir un lumbago... Faut lever la patte, les enfants !


Un lit normal, mes lombaires en frétillent d'avance.



Le bureau, déjà monopolisé par mon petit bazar.

Le trajet : ça va vite, c'est même flou tellement ça va vite.

 Alors le train file à toute vitesse, plus vite que le TGV, ça se sent d'ailleurs, les accélérations, les freinages surtout.

On traverse les paysages que je voulais voir : des rizières à différentes étapes, des petites villes, on aperçoit des villages...

C'est à travers la vitre à 400 km/h.






On est à dix minutes de Kanazawa mais à combien de km ? 

Vous avez deux heures...

Une heure pour rejoindre Tsuruga.



Le paysage semble fixe, mais la bordure du mur est floue.




Il y a des collines/montagnes, on se fait pas mal de tunnels, mes oreilles n'aiment pas du tout !




La mer ! 


Étonnant, pas de plage ou presque et les maisons sont sur ce qu'il y a. Je comprends mieux les dégâts des typhons.

Seconde étape : Kyoto, un peu au-dessus d'Osaka

 Je quitte donc Kanazawa. Je laisse le ryokan derrière moi. 

Une ville très agréable, calme et dépaysante.

Je prends un taxi et j'arrive dès 8 h à la gare mais par l'entrée principale cette fois.


Le portail de la gare, semblable à un torii, ces portes spirituelles, elles séparent le matériel/quotidien, du spirituel.

Elle est magnifique, en acajou rouge, les troncs torsadés c'est un travail superbe. C'est même devenu un des symboles de la ville.

Moi, je la découvre en partant parce que je suis sortie par derrière, ce qui est logique ici, on entre par un bout et on en sort par un autre.



Autre originalité, une fontaine qui écrit l'heure, le nom de la ville... Les petits jets forment les lettres, les chiffres.



On passe dessous, ça impressionne, mais c'est beau. Il n' y avait pas que moi à prendre des photos.



Une fois passée, la structure de la gare devient plus traditionnelle. Métal et verre.





Pour casser les flux, ils installent des fontaines, pas des poteaux et ce qui au départ est nécessaire par la physique devient un élément incontournable de la visite de la ville.

Alors petit jeu, juste pour rassurer les filles qui me voient de loin.

Je n'ai pas mes billets de train à vous montrer, pour sortir de la gare, vous devez les passer dans la machine qui les garde...😩

Alors, j'ai encore changé mes horaires, je prends large puis j'ajuste sachant qu'il n'y a AUCUN supplément à payer. il faut juste qu'il y ait des places.



Voici déjà les quais, mon Shinkansen est bleu, je suis les flèches bleues.


Voici le panneau d'affichage des trains. 

Quoi ? Comment ? En japonais ? Isa nous aurait menti ? Elle aurait fait nippon langue nocturne ? ? 😂

Je fais Kanazawa-Kyoto, avec un changement à Tsuruga pour aller sur Kyoto.

Alors le petit jeu : d'habitude, vous cherchez Slouby, cette fois, cette mois.

Où suis-je ? 

Numéro de voiture, de fauteuil, comment on monte...


Puis de Tsuruga à Kyoto.



Je monte dans le train mais pas n'importe comment.

Je suis en vacances, je prends mon temps

 Et si je ne vois pas tout ce qu'il faut avoir vu, je m'en tape le coquillard, c'est dit.

La langue est un souci pour les détails mais pour le reste, les gestes sont vraiment universels, quand on connait mon niveau d'anglais.

Non, je le lis, je l'écris tout à fait correctement, mais je fais partie de la génération de gamins qui n'a pas appris à le parler.

Je baragouine et les Japonais font des efforts démesurés pour me comprendre et se faire comprendre

Bon, on est dans une petite ville, moins de 500 000 habitants, c'est plus petit que Nantes en fait. Les Japonais sont stupéfaits que je vienne pour cinq semaines, ce n'est pas courant.

Les touristes viennent, et repartent, une noria incessante

Bon, tout ca pour vous amener au repas du soir. Ici on mange tôt, on mange vite et on laisse sa place.

Ça c'est moins cool, je suis habituée à déguster, évaluer, choisir...

Donc autre mode, autre adaptation, au Japon, tu fais comme ... Les Japonais.

D'où l'intérêt de prendre des trucs qui se mangent assez vite.

Quelque chose que je n'imaginais pas, ce sont des viandards, et moi, la viande c'est comme le tabac, de loin, très loin, par temps de brouillard et si possible sans !

Avec Claude, merci Whatsapp, je lui disais ce que je voulais goûter : du riz, blanc, nature, tout juste sorti du rice cooker.

Trouver un resto, c'est pas simple. Il y en a beaucoup mais pas ouverts en même temps, ça limite. Je voulais deux choses : du riz et goûter le saké.

C'est fait.

Je vous montre un truc que je bois, parce que je ne bois pas que du houblon, je ne suis quand même pas le père d'Achille Talon, quoique le prénom Alambic soit un joli prénom ...



C'est une limonade, sans sucre et sans sorbitol, j'en suis sûre, mes intestins me le garantissent...😏

Donc ce soir, au bout de cinq jours, je voulais du riz.

Ici, c'est pas le truc le plus courant, dans la ville s'entend. Et dans les petits restos que j'ai faits.

Alors je trouve un truc qui fait des ramen, et du riz.

Leur ramen sont à la viande, moi, je ne mange les miennes qu'avec des œufs marinés...

Mais ils ont ce qu'ils appellent "dishes", du riz, des gyozas...

J'entre. Je suis seule, je dois manger au comptoir, dos aux autres, je suis punie, les enfants !

Je prends une bière, Rachel penche pour une Kirin. Elle est très fraîche, ça va couper le sel si jamais c'est (encore) trop salé.



Pour commander, une tablette digitale, on regarde et on tape, je prends un bol de riz nature, avec six gyozas, j'ajoute en suppléments, des champignons et des pousses d'oignon nouveau.

Tout est très frais, ou ça sort du congélo ou c'est d'un sachet. C'est incroyable et quand je pense qu'on nous vend la "gastronomie " japonaise comme du top, alors peut-être les restaurants chers, mais ce que je teste, ça s'apparente aux fastfoods.

Des assembleurs ! Tricheurs ! ! 😫Là, on n'a aucune leçon à recevoir, je vous le dis.


La bière est toujours servie en premier, puis le bol de riz et les gyozas, des petits, excellents, passés directement du congélo à la friteuse ? On dirait qu'ils ont une presse type presse à  panini pour les faire..

Ils ne sont pas séparés, la preuve de la congélation, par contre délicieux et surtout plus petits que ceux que je mange en France.

J'attends mes légumes !



Les pousses d'oignon sortent d'un sachet, un je l'ai vu faire et de deux, elles sont sèches.

Avec eux, la mise en place tient à la gestion correcte des frigos et congélos, je vous avoue une grosse déception. 😱

Moralité, quand on mange au Myoko, à Nantes, ce n'est peut-être pas "authentique", ce n'est peut-être pas nippon, mais tout est frais, sauf les gyozas, donc balle au centre.

Le bol de riz, texture, top, goût très neutre. Mais quelle texture, franchement bon. 

Les gyozas, pareils, juteux, ce n'est pas épicé et je ne me sers pas de la sauce piquante ajoutée sur le bord de l'assiette, pas folle !

Un gros quart d'heure montre en main, et je ne suis pas une rapide, le monsieur entré avant moi, avec son bol de ramen, est aussi parti avant moi.

Je mange, je bois, y compris le verre d'eau glacée offert. Et direction un bar.

Non, je ne fais pas la tournée des bars, ça c'est le rôle de Rachel

Non, je veux goûter du saké Du vrai, pas le truc infâme que j'avais acheté et qui sert en cuisine

Devant mon ryokan, il a donc un bar "sake, wines, etc"

Personne, j'entre. Un sommelier, sa tenue l'indique, une serveuse

Il parle un peu anglais et je lui demande ce que lui boit, il préfère les nouveaux sakés

Je prends  trois verres, je vous rassure, je ne les ai pas finis, c'est 900 ¥ le verre de 9 cl je dirais, donc pas question de rouler sous le bar ou de tomber dans l'échelle de meunier qui sert d'escalier au ryokan.

Je n'ai pas pris de photos, le saké, c'est donc un vin entre 13° et 15 °, presqu'incolore. 

Un parfum très floral, riesling ? Non, moins marqué que ça, Sauterne, Côteau du Layon. 

Le premier est très doux, vin de dessert, excellent.

Le second un peu plus sec, est encore meilleur, franchement et Dieu sait que je ne suis pas alcool, mais là, je vois tout de suite avec quoi le mettre, des fruits de mer pour la douceur, un brownie au chocolat, un Nantais au rhum...Et des moules, tiens, comme je les fais au cidre rosé, ou au Vouvray...

Un vrai délice. 

Le troisième est dans la même lignée, j'ai pris les noms, on ne sait jamais, si je peux en ramener un magnum, oui, ce sont des magnums.

Mais là, je suis assise et je vous dis qu'il y a bien de l'alcool dedans, ça me chauffe les oreilles. Et je n'ai pas fini les verres.

La qualité a un prix : 900 ¥ le verre/9 cl soit la folle somme de ... 4,84 € ! 2700 ¥ les trois. 

J'ai découvert un nouveau vin, c'est la très bonne surprise du jour, ou du soir, plutôt.

dimanche 19 juillet 2026

Un lieu improbable pour déjeuner : lundi 20 juillet

 Ce matin, je croyais que je partais pour Kyoto, et non, c'est demain.

Je suis décalée d'un jour, donc je décide d'aller voir les temples. Enfin, j'ai essayé...


Je veux prendre le bus devant mon point de ralliement, le parc de l'école en briques, j'en profite pour explorer un peu, il est 8h30, on ne voit pas passer beaucoup de bus, méfiance !


J'avance, j'ai le temps. 
Je tombe sur deux arbres de part et d'autre de l'entrée de ce bâtiment.
Ils semblent qu'ils soient classés.




Ils sont magnifiques, franchement, ce n'est pas un arbre pour faire de l'ombre, c'est un arbre qui devient une œuvre à lui tout seul.
Spéciale dédicace pour Catherine, elle n'aime pas les futons mais ça, elle va aimer.


Et la marque qu'elle apprécie !


On repère bien qu'elle est la couleur de la ligne de bus prise. Ça c'est quand je suis descendue, je ne sais où.

Mais reprenons dans l'ordre. Je voudrais aller dans la zone des temples.
Et pour ce faire, je prends un bus, un qui va vers l'est selon la carte, donc à vue de nez, nord-est.

Bref, je monte, ma carte Icoca ne fonctionne pas, mais ma carte visa, oui, ouf, sauvée, je m'assois près d'une fenêtre, l'intérêt c'est de regarder dehors. Et la clim' à fond, tout est climatisé ici, sauf les rues.😂

Je vois une école primaire, pas top, un lycée, c'est mieux et ce sont les ado qui arrosent le terrain de sport.

J'entends bien le nom de la zone, mais comme je ne vois rien de religieux, je reste dans le bus, au frais.

Vous vous doutez du truc, j'ai dépassé la zone, je descends, je traverse et j'attends.

Presque trois quarts d'heure, qu'un bus rouge arrive, je monte dedans, je n'ai pas regardé le numéro mais tous les bus mènent au centre, c'est une règle universelle.

De fait, je ne repasse pas par la même route mais c'est tout aussi sympa, je vois une forêt de bambous, une bonne vingtaine de mètres de haut, mais je n'ai pas pu prendre de photos, dans le bus. 

Zut ! C'est vraiment spectaculaire ce bambou qui grimpe sur les collines, c'est très joli comme visuel.

Je commence à me repérer ! On passe devant le Kenrokuen garden, on longe le parc du château de Kanazawa et on arrive ... 

Presqu'à mon parc.

Oui, je me l'approprie, il n'y a personne sauf les agentes municipales qui bossent.

Comme il est encore tôt, à peine dix heures, je me pose, j'écris mon journal de voyage et je me détends. Il fait chaud mais beaucoup d'air, du vrai, du vent quoi !

Je m'achète à boire. C'est à ça que ça sert les petites pièces de monnaie, à remplir les distributeurs !


 A gauche un soda à base de gingembre, délicieux (40 calories au 400 ml) mais un peu sucré dès qu'il est moins glacé et  à droite de l'eau pétillante au citron. 

L'intérêt ? 

Éviter les cystites si je ne bois pas assez ! Le truc imparable le jus de citron !

Je passe deux heures à prendre l'air, le frais, je fais toujours peur aux petits n'enfants japonais.

Je leur dis "bonjour", 😈ils disparaissent, les parents rigolent. Mais c'est du petit nippon, deux ans et demi max !😂

Ils sont TOUS coiffés de la même façon, coupe au bol pour les petits gars, frange et couettes raides pour les fillettes.

Cheveux noirs, yeux noirs, petite bouille bien ronde, ils sont trognons mais peureux 😂

Je remarque certaines choses, les femmes sont vraiment plus petites que les hommes, il y a pas mal de passants qui ont des problèmes de pieds, tournants vers l'intérieur, c'est impressionnant.

Mais vous comprendrez que je ne prenne pas de photos sans autorisation.😇

Il est midi, je vais chez Daïwa, l'équivalent des Galeries Lafayette.

Immeuble climatisé, des escalators comme chez Decré, les Nantaises comprendront.

Je fais deux étages : vêtements enfants, j'ai trouvé deux pyjamas pour Clara et pour James.

Rose pour Clara, bleu pour James, la vendeuse m'a répété "for boys" pour le bleu. James aura donc du bleu...

Je trouve le rayon jouet ! ! Aucune Barbie, uniquement quelques Licca, j'ai pris le livret.

Ça vaut 4400 ¥, soit 23 €, c'est mignon mais j'attends. 

Ma valise ne pesait que 13,5 kg, j'ai droit à 23 kg en soute, plus huit en cabine.

J'ai pris des élastiques pour les cheveux, "kawai", des magasines de cuisine et un livre de cuisine, deux marques pages, et j'ai récupéré la TVA à l'information.

La contre-partie?

Je ne peux pas ouvrir les paquets que j'ai achetés. Le livre de cuisine en japonais à l'air pas mal, mais c'est lourd.

Une fois mes achats réalisés, je les dépose dans l'entrée du ryokan, pause-pipi (oui, je vous mets les détails) et je file chercher à manger parce qu'il est 13h30 passé et qu'ici, ça ferme tôt et plein de gargotes sont fermées le midi.

Ils pratiquent l'alternance, midi ou soir, tu repasseras pour l'image du Japonais hyper travailleur...😏

Ils sont sur une base hebdo de  40 heures, moi, je suis à 39 h/hebdo...

Donc je prends ce qui est ouvert : un petit truc géorgien, à 2200 ¥ le plat du jour.



Alors selon la traduction, la goulash (rouge) est de porc, je confirme, la brochette serait de bœuf, et le truc crémeux, pas d'indication, mais c'était ou de la dinde ou du poulet. Vu la peau, du haut de cuisse de poulet sans doute.

Alors c'est bon, les concombres ultras frais, ça fait du bien de manger des légumes.

La brochette, j'ai mangé ça sentait plutôt l'agneau que le bœuf, mouais, pas de quoi se lever la nuit.

 La goulash était tendre, mais la viande était un peu grasse, d'accord je râle toujours, c'est même ce qui fait mon charme vous diront certains... Et la cuisine est la meilleure façon de faire plaisir aux gens.

Une bande son années soixante-dix, y compris du Polnareff "love me, please, love me"...


Le truc superflu : un petit pain farci fromage type Vache qui rit, du surgelé, moyen, je n'en ai mangé que la moitié. J'aurais préféré un naan, une pita, plus adaptés aux plats.
Pas de bière, ils n'ont pas demandé, j'ai eu droit à une verre d'eau...

Et je prends un café, très mauvaise idée, il était compris dans le prix mais c'est le pire café que j'ai bu depuis des années.

Café filtre dilué à base de robustas ... 

Beurk !

Je me trouve toujours dans des plans assez improbables, c'est le plaisir des vacances !😍😍