Et si je ne vois pas tout ce qu'il faut avoir vu, je m'en tape le coquillard, c'est dit.
La langue est un souci pour les détails mais pour le reste, les gestes sont vraiment universels, quand on connait mon niveau d'anglais.
Non, je le lis, je l'écris tout à fait correctement, mais je fais partie de la génération de gamins qui n'a pas appris à le parler.
Je baragouine et les Japonais font des efforts démesurés pour me comprendre et se faire comprendre
Bon, on est dans une petite ville, moins de 500 000 habitants, c'est plus petit que Nantes en fait. Les Japonais sont stupéfaits que je vienne pour cinq semaines, ce n'est pas courant.
Les touristes viennent, et repartent, une noria incessante
Bon, tout ca pour vous amener au repas du soir. Ici on mange tôt, on mange vite et on laisse sa place.
Ça c'est moins cool, je suis habituée à déguster, évaluer, choisir...
Donc autre mode, autre adaptation, au Japon, tu fais comme ... Les Japonais.
D'où l'intérêt de prendre des trucs qui se mangent assez vite.
Quelque chose que je n'imaginais pas, ce sont des viandards, et moi, la viande c'est comme le tabac, de loin, très loin, par temps de brouillard et si possible sans !
Avec Claude, merci Whatsapp, je lui disais ce que je voulais goûter : du riz, blanc, nature, tout juste sorti du rice cooker.
Trouver un resto, c'est pas simple. Il y en a beaucoup mais pas ouverts en même temps, ça limite. Je voulais deux choses : du riz et goûter le saké.
C'est fait.
Je vous montre un truc que je bois, parce que je ne bois pas que du houblon, je ne suis quand même pas le père d'Achille Talon, quoique le prénom Alambic soit un joli prénom ...
C'est une limonade, sans sucre et sans sorbitol, j'en suis sûre, mes intestins me le garantissent...😏
Donc ce soir, au bout de cinq jours, je voulais du riz.
Ici, c'est pas le truc le plus courant, dans la ville s'entend. Et dans les petits restos que j'ai faits.
Alors je trouve un truc qui fait des ramen, et du riz.
Leur ramen sont à la viande, moi, je ne mange les miennes qu'avec des œufs marinés...
Mais ils ont ce qu'ils appellent "dishes", du riz, des gyozas...
J'entre. Je suis seule, je dois manger au comptoir, dos aux autres, je suis punie, les enfants !
Je prends une bière, Rachel penche pour une Kirin. Elle est très fraîche, ça va couper le sel si jamais c'est (encore) trop salé.
Pour commander, une tablette digitale, on regarde et on tape, je prends un bol de riz nature, avec six gyozas, j'ajoute en suppléments, des champignons et des pousses d'oignon nouveau.
Tout est très frais, ou ça sort du congélo ou c'est d'un sachet. C'est incroyable et quand je pense qu'on nous vend la "gastronomie " japonaise comme du top, alors peut-être les restaurants chers, mais ce que je teste, ça s'apparente aux fastfoods.
Des assembleurs ! Tricheurs ! ! 😫Là, on n'a aucune leçon à recevoir, je vous le dis.
La bière est toujours servie en premier, puis le bol de riz et les gyozas, des petits, excellents, passés directement du congélo à la friteuse ? On dirait qu'ils ont une presse type presse à panini pour les faire..
Ils ne sont pas séparés, la preuve de la congélation, par contre délicieux et surtout plus petits que ceux que je mange en France.
J'attends mes légumes !
Les pousses d'oignon sortent d'un sachet, un je l'ai vu faire et de deux, elles sont sèches.
Avec eux, la mise en place tient à la gestion correcte des frigos et congélos, je vous avoue une grosse déception. 😱
Moralité, quand on mange au Myoko, à Nantes, ce n'est peut-être pas "authentique", ce n'est peut-être pas nippon, mais tout est frais, sauf les gyozas, donc balle au centre.
Le bol de riz, texture, top, goût très neutre. Mais quelle texture, franchement bon.
Les gyozas, pareils, juteux, ce n'est pas épicé et je ne me sers pas de la sauce piquante ajoutée sur le bord de l'assiette, pas folle !
Un gros quart d'heure montre en main, et je ne suis pas une rapide, le monsieur entré avant moi, avec son bol de ramen, est aussi parti avant moi.
Je mange, je bois, y compris le verre d'eau glacée offert. Et direction un bar.
Non, je ne fais pas la tournée des bars, ça c'est le rôle de Rachel
Non, je veux goûter du saké Du vrai, pas le truc infâme que j'avais acheté et qui sert en cuisine
Devant mon ryokan, il a donc un bar "sake, wines, etc"
Personne, j'entre. Un sommelier, sa tenue l'indique, une serveuse
Il parle un peu anglais et je lui demande ce que lui boit, il préfère les nouveaux sakés
Je prends trois verres, je vous rassure, je ne les ai pas finis, c'est 900 ¥ le verre de 9 cl je dirais, donc pas question de rouler sous le bar ou de tomber dans l'échelle de meunier qui sert d'escalier au ryokan.
Je n'ai pas pris de photos, le saké, c'est donc un vin entre 13° et 15 °, presqu'incolore.
Un parfum très floral, riesling ? Non, moins marqué que ça, Sauterne, Côteau du Layon.
Le premier est très doux, vin de dessert, excellent.
Le second un peu plus sec, est encore meilleur, franchement et Dieu sait que je ne suis pas alcool, mais là, je vois tout de suite avec quoi le mettre, des fruits de mer pour la douceur, un brownie au chocolat, un Nantais au rhum...Et des moules, tiens, comme je les fais au cidre rosé, ou au Vouvray...
Un vrai délice.
Le troisième est dans la même lignée, j'ai pris les noms, on ne sait jamais, si je peux en ramener un magnum, oui, ce sont des magnums.
Mais là, je suis assise et je vous dis qu'il y a bien de l'alcool dedans, ça me chauffe les oreilles. Et je n'ai pas fini les verres.
La qualité a un prix : 900 ¥ le verre/9 cl soit la folle somme de ... 4,84 € ! 2700 ¥ les trois.
J'ai découvert un nouveau vin, c'est la très bonne surprise du jour, ou du soir, plutôt.


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