Un petit jeu : que suis-je ?
C'est lié au quotidien.
Petit indice: ce ne sont pas des protections périodiques...
Un petit jeu : que suis-je ?
C'est lié au quotidien.
Ce que j'ai perdu au Japon.
Ma brassière ! Laissée sans doute dans une MAL nipponne.
Quand je dis qu'elles ont toujours un coup d'avance sur moi 😡
Et cinq kg !
Ne pas manger correctement, boire beaucoup, de l'eau, transpirer ce que je bois, marcher beaucoup et bien j'y ai laissé cinq kg, c'est cool quand même.
Si je repars tous les mois, je ne serais plus en surpoids dans quatre mois !😂😂😂
Je me suis pris assez peu de chose en définitive, deux livres pour cuisiner.
Je m'étais acheté un citron et un yuzu. Non pas pour manger, je veux les graines.
Et bien, ils ont réussi à franchir les obstacles et ils sont là, avec moi !
Ce n'est pas la seule chose que j'ai rapporté.
Des biscuits à partager en famille.
De la racine de lotus pour faire en tempura.
Du daikon en pickles.
Des kitkat parfum spécial Japon.
J'ai réservé sur booking une voiture.
Au guichet, il est neuf heures, un monde fou, donc on fait la queue, normal.
Derrière moi, ça râle parce que ceci, cela, en anglais, mais va donc taffer, trois jeunes qui parlent anglais tout à fait correctement, l'accent est nul, plus comme le mien que celui de Romain, mais tout le monde comprend, et puis c'est du technique.
Je récupère ma voiture au terminal où je suis et je la rends sur Couëron, très pratique.
Je monte, voiture neuve, avec cette odeur de voiture neuve.
Et je n'avais pas mesuré comme ça m'avait manqué de conduire, un vrai plaisir de retrouver son indépendance physique.
Le train, le métro, le bus, le Shinkansen, le bateau...Tout est top mais vous n'êtes pas maître de vos mouvements, là je m'en rends compte et j'apprécie.
Ce que j'apprécie moins, c'est d'avoir oublier ma carte pour savoir comment rentrer sur Nantes.
Je pars et dix minutes je suis de retour au terminal ! Dédale !
Donc je sais que je dois aller vers l'ouest mais je ne suis pas obligée de faire cinquante fois le tour de Paris pour y arriver.
Je vois Marne la vallée, Disney ! Sauvée, il y a un accès à l'autoroute de l'ouest et au bout de dix, quinze minutes j'ai Bordeaux-Nantes !
C'est bon, y a plus qu'à !
C'est moche ce que je vois, des tags sur des panneaux, une circulation dense, des motards qui roulent à vouloir finir au cimetière du coin, que sera moins tranquille que ceux que j'ai visités.
Ça commence à être plus calme après Chartres. Je roule bien , je mets quand même 150 km à trouver ce p*** de régulateur de vitesse.
Petit conseil : Opel Corsa, non, merci, hyper maniable mais elle bipe dès qu'on dépasse la vitesse enregistrée sauf que moi, je suis celle des panneaux.
Je pars de l'aéroport à 10h45 et je suis arrivée à 15h45 à la maison. C'est bien la preuve que je n'ai pas trop exagéré.😇
Je suis devant chez moi, je vois que le citronnier devant a super poussé.
Bon, c'est pas tout ça, pause pipi demandée, je cherche ma clef.
J'ai.
Et c'est pas la bonne ...😱
Je ne sais absolument ce que c'est cette p*** de clef !😡😡😡
Je mets sur le groupe de la famille, Gab me dit qu'il arrive.
Une fois entrée, on vide les bagages, je donne ce que j'ai ramené, et avec Hélène on va rendre l'Opel.
Et là, je rends la voiture et on me donne à manger, parce qu' à côté une entreprise distribue ses invendus. Il y a des salades de fruits, vertes, des hamburgers, plats cuisinés du saumon à la crème.
Gab en emporte pour le soir, Claude a son repas de ce midi et moi, je me fais une salade de fruits, ananas/kiwis.
La boucle est bouclée, ce qui m'avait manqué, m'est offert quand je rentre, si c'est pas le karma, ça !
Ouf, j'ai la chance d'avoir des enfants réactifs.
Mais qu'est-ce que c'est que cette clef qui est partie avec moi à l'autre bout du monde ?
Sur le moment, aucune idée puis mon disque dur se met en marche.
Je sais ! C'est le passe qu'on m'a rendu au lycée.
J'ai donc fait le tour du Japon du sud avec la clef de ma classe dans mon porte-monnaie.😂😂😂
Si ça c'est pas de la conscience professionnelle.
Je suis du genre très organisée et ... Très désorganisée !
Alors je reprends là où j'en étais, le mardi 18 août.
Je quitte le studio à 12h. Shintaro et sa femme vont ajouter une kitchenette, je garde l'adresse et je la fournis si vous allez sur Tokyo, 10 000 ¥ la nuit, soit 53 €.
Un très bon plan, parce qu'excellemment bien situé sur le métro et près de la Skytree.
Donc je reprends, sac à dos plein, sac Super U plein de livres, lourd et plein, plus le sac du PC, Big Mom' ma valise m'attend au dernier check-point, non pas Charlie, mais Royal Park hotel Haneda.
Interlude 😂
J'ai retrouvé mon PC et son clavier mécanique, c'est magique de cliqueter de nouveau.
Je n'aime que ces types de clavier.
Bon, je m'égare.😏
Je prends le métro, pas de chance, la station où je dois descendre pour prendre la navette pour Haneda est fermée.
Pas de souci, l'employé m'indique tout, le nombre de stations, sortir à gauche, je note tout.
J'ai mon plan de métro, j'entoure, RAS, je me lance, je sors dans le quartier de Ginza (Godzilla, pour ceux qui suivent) et je passe devant un marchand de valises, des grandes, mais aussi des petites.
C'est bon, 6600 ¥ (35 €), j'ai payé la petite jaune que je n'ai pas apportée 19 € chez Edouard, mais là, entre le PC, qui n'est pas à moi, les livres, qui pèsent une tonne, je prends une petite bleue : Baby Blue.
Blue ?
Parce que les bleus auront bien encadré mon voyage.😍
Avec l'employé, on joue à Tetris, il est super efficace parce qu'au départ il me dit : "ça va être trop juste" et en fait tout rentre, donc je roule avec Baby Blue, j'ai mon sac à dos, Green, il est quasi vide, appareil photo, portable, bottle of water, lunettes, monnaie...
Et c'est tout. C'est là que le côté organisée mais débile à frapper, je mets dans ma valise TOUS les papiers, y compris ma Tokyo map et surtout ma feuille de carnet avec mes indications.
Ok, ça roule génial, mais je me rends compte une fois dans la rame que je n'ai pas sur moi mes indications.
Je peste, en anglais et donc forcément, ça s'entend, même si c'est pas fort.
Un jeune étudiant japonais change de place et s'assoit à mes côtés pour me demander ce qui se passe.
J'explique, il comprend tout à fait et la dame assise devant moi, qui ne parle pas un mot d'anglais lui dit que c'est facile, elle donne le nom de la station où je dois descendre.
Parce que je ne parle toujours que trois mots de japonais, je vous les donne avec l'orthographe de la prononciation.
Non, pas en phonétique standard, faut quand même pas pousser.
"Aï" = oui ou "hello", à utiliser indifféremment.
"Konichiwa" = bonjour, mais ils préfèrent le bonjour français, comme le "très bonne journée" en s'inclinant légèrement.
"Arigato gozaïmass" = merci beaucoup, et ils préfèrent encore, la version française.
Petite leçon de nippon pour vos oreilles : le Z se prononce bien "ZE" , le S toujours avec au moins deux ! Ils ne prononcent pas toutes les lettres des mots, du coup, pour certaines stations, ils ne peuvent pas comprendre notre prononciation "Asakusa", j'ai halluciné en l'entendant, parce que je croyais que j'étais une débile à ne pas prononcer correctement quatre syllabes.
Mais je vous ai dit, je fais de la dyslexie avec le japonais, trop drôle, bon pas sur le moment, après.
"Asakusa" que je prononçais "Assakussa" et bien, va donc "Asksa". Et je confirme, dès que vous le dites comme ça, ça marche beaucoup mieux.
Comme quoi, écouter depuis quelques années tout en VO notamment le japonais, ça aide.
Merci Netflix© !
Je reconnais la structure des phrases, les noms des lieux, l'écriture des stations, l'intonation, alors on nous dit qu'il n'y aurait pas d'accentuation dans la phrase, pas d'accord. C'est comme un marseillais ou toulousain à mon avis.
Mais bon, moi je suis pas linguiste.😋
Je reprends, le jeune m'explique, je note sur un ticket de caisse le nom de la station, on traverse quand même un peu la ville.
On a le temps de discuter, il est venu en France, il est étudiant en sciences politiques.
Je lui demande son âge parce que je lui explique que j'ai du mal à cerner les gens, vingt ans, du coup je comprends vraiment que mon statut, femme seule d'un âge certain est un atout. J'apprends quand même que le coût des études universitaires est prohibitif, c'est pour ça que peu d'étudiants s'exportent, il faut les moyens.
Quand je lui dis que mes études ne m'ont rien coûtées, étudiante boursière, il hallucine à son tour.
Il me parle de Paris où il a trouvé qu'il y avait beaucoup d'étrangers. Tu m'étonnes !
Pour visiter Paris, je lui conseille août quand la ville se vide.
Je le fais rigoler quand je lui dis qu'ici, c'était moi l'étrangère.
Il pousse la gentillesse jusqu'à descendre à la bonne station.
Les Japonais sont fiers quand on leur montre qu'on a aimé leur pays, et là, ils se plient en quatre pour vous aider.
Je suis donc dans la navette, direction aéroport Haneda.
Vais-je récupérer Big mom', ma valise que j'ai expédiée il y a au moins quinze jours ?
Bien sûr !
Un duo qui est donc devenu un trio.
Green
Big Mom'
La bonne nouvelle c'est que je ne dépasse pas le poids sur la grande, je prends donc des petits trucs supplémentaires, derniers petits cadeaux.
Le lendemain, je quitte l'hôtel, c'est mon dernier check-out, l'hôtel est dans le terminal 3, pratique, je prends mes valises, c'est le seul moment où je les gère, mais il y a des quantités de chariot à disposition, et je vais attendre, en pôle M, l'ouverture de l'enregistrement. Je passe le QR code et j'imprime à la borne ma carte d'embarquement.
Bon, quand c'est l'heure, je vous ai déjà dit, c'est une Française qui m'enregistre. Mes bagages, les deux valises partent en soute, j'ai le droit, donc je ne les retrouverais qu'à Charles de Gaulle. Pratique.
Les seules deux mauvaises nouvelles sont : un, je quitte le Japon et j'ai pas envie, du tout. Deux, je vais avoir mal aux fesses, je pars pour 13h20 de posture assise, c'est plus court dans ce sens, on a le vent dans le dos.😂
L'avion n'est pas plein comme à l'aller, je n'ai personne à ma droite et j'ai choisi ma place, gratuitement dans les dernières heures, j'ai fait ce que Candice m'avait dit de faire, j'ai pris côté couloir.
Pourquoi ?
Pour faciliter les pauses pipi ! La catégorie SAS economy premium est super intéressante, plus de place, 2-3-5, non, c'est toujours pas une façon de placer ses joueurs sur un terrain.
Parce qu'en economy simple, c'est 3-3-3, et là, c'est plus dur.
On a encore été nourris comme des oies.
Des plateaux repas sympas mais pu*** ils salent au bulldozer !
Des pâtes avec des cubes de légumes, cool !
Limite mangeables tellement c'est salé.
J'ai mangé le reste, petit pain avec du fromage, ça c'est sympa, je n'ai pas mangé de fromage depuis le mois de juillet.
C'est long, c'est long, c'est trèèèès long !
Vivement qu'on invente la téléportation.😍
Arrivée à Copenhague, j'ai donc dix heures à tuer, mais le vol le lendemain part à 6h55, donc deux heures avant.
Une chambre serait débile et je vous ai dit les prix, de la folie pure, non, pas douce !
Donc je me cherche un coin pour dormir près de la zone d'embarquement du lendemain.
Il y a des banquettes.
C'est pas confortable mais la tête sur Green, ça le fait et il n'y a pas de risques, sauf que je n'ai pas pensé au froid, oui, tatie, après 14h de vol sans bouger, j'ai froid, il fait 16°C à Copenhague, soit très loin des 26/28° auxquels je suis habituée depuis cinq semaines.
Et je sais que vers 4h, il fera plus froid et là, le soleil ne sera pas levé. Je dors deux heures je crois entre 21 et 23h, et après j'attends, j'ai une borne pour brancher mon portable.
J'ai un peu faim, je me prends un sandwich, il sera dit que je n'ai pas de chance, c'est dégueu, du sable qui crisse sous la dent, ils auraient pu laver correctement la salade.
Ouf, le matin arrive, je suis en super forme moi.
L'avion SAS est un plus petit mais là encore j'ai été surbookée, en business class.
Il n'y a que trois places de ce type dans l'avion qui là encore n'est pas plein.
Direction aéroport Charles de Gaulle - Roissy, Paris quoi, la France, nettement moins glamour après mon séjour japonais.
Donc moi, je suis tout devant, personne à mes côtés, de la place en veux-tu en voilà.
Un petit déjeuner à l'allemande, j'adore.
Salade de fruits frais, fromage blanc non sucré copeaux de noix de coco grillés, du jambon, de la salade, bien lavée, du fromage, des morceaux de melon. Je mange parce que ce sera le repas de ma journée.
Et un café 😍😍😍, du vrai, du bon ! Ça aurait pu faire ma journée.😍.
Sauf que une fois le vol commencé, 1h40 entre Copenhague et Paris, je suis au-dessus de la mer de nuages.
C'est l'épisode Skypiea de One piece. 😂
Les bleus, les blancs sont à tomber.
Ça c'est au départ mais au fur et à mesure que l'avion grimpe, les paysages changent.
Puis on traverse le plafond de nuages et là, c'est comme si le ciel vous aspirait. On est plus proche de l'espace que de la terre.
On voit la courbure de la terre...
Pour info, j'ai pris vingt-cinq photos, pas une seule identique, ce bleu est incroyable.
Mais toute bonne chose ayant une fin, on finit par se poser à Paris, le bruit, le monde, les râleurs, en français, en anglais.
Ils ne mesurent pas la chance de voir le monde de si haut, quelle bande de c**😝
Alors, non je ne peux pas rentrer à la nage, mon maillot est dans Big mom' et avec les bagages ça risque d'être compliqué.
J'ai réservé depuis Copenhague une voiture.
Une Opel Corsa pour rentrer sur Nantes.
Vous connaissez des road movies sans voiture vous ? 😂
Mon escale de dix heures à 16° C à Copenhague, le rêve pour Véro, le cauchemar pour moi. Cette nuit à 4h, ça va encore baisser.
Le point positif : j'ai toutes les banquettes pour moi.
Reste plus qu'à mettre de ma musique. Mais il y a quand même une ou deux personnes... Faudrait pas déranger.
Une date bien triste. Je quitte le Japon. Si je vous dis que j'ai pas envie, vous me croyez ?
Alors les bagages : Big mom' 22kg 400. Je suis dans la fourchette. Baby Blue 9kg 600, je dépasse. Mais il était dit que tout se passerait bien. L'employée SAS qui me checke est française et tellement contente de parler français. Un vrai bonheur manifestement.
Moi, j'évite les suppléments et mes deux valises sont en soute. Tout est bien emballé et le fragile encore plus dans BB.
L'avion va à Copenhague, ça parle danois, très vite. Et je confirme, il y a du grand et grande.
Il est 9h, le vol pour Séoul se prépare. On montera dans une heure trente.
Bon, je quitte le Japon mais je vais revenir, c'est impossible de ne pas revenir. Pas pour Tokyo, pour Shikoku ! Mais pas aussi longtemps, j'aurais pas le budget ! 🤣
Alors combien j'ai pris de photos ?
Indice : le dossier Japon pèse 22 GO.
Quitter Honshu pour Shikoku, la meilleure idée du monde.
J'ai du temps, le check-out est à 12 AM.
J'ai nettoyé, passé un coup de serpillère, a priori c'est propre.
Je repense à Naty qui aime les gratte-ciels, c'est pas que je les aime pas, c'est quand ils tombent que je n'aime pas.
Les twin towers à New York, les immeubles à Kobé, moi, j'admire, la preuve je prends en photo mais je n'ai aucune confiance dans des normes qui à chaque fois se font battre par des humains ou la nature.
Comme dit Marie, ils ont une sacrée confiance dans leurs normes antisismiques et pour avoir vu Kobé en 1995 et Fukushima en 2011, ils ont tort.
J'ai la conviction qu'à vouloir jouer au plus malin, on trouve toujours plus malin que soi, appelez ça de la superstition si vous voulez.
En juillet le séisme à Kyushu a fait plus de quinze morts, c'est beaucoup dans un pays où tout est prêt pour le big one, mais je vous avoue que je ne suis pas tentée par l'expérience d'un séisme coincée dans une cage d'ascenseur à 400 mètres du sol.
Non, mes délires sont moins fous, venir seule au Japon pendant trente-cinq jours.
Et vous savez quoi ?
RAS ! I am alive and I come back. Tomorrow