dimanche 16 août 2026

Retour aux sources

 Moi, Shibuya crossing, c'est le contraire de ce qui m'a fait venir au Japon.

On vous parle d'estampes, de kimonos, de tout ce que vous imaginez de raffiné, et on voit des millions de personnes entrer dans des magasins, acheter des trucs et des machins, informatique ...

Notez que je n'ai rien contre l'informatique, le PC de Claude est remarquable, il tient la charge deux jours, je mets ma musique, j'écris et je stocke mes photos.

Vous avez la moindre idée du nombre de photos que j'ai faites ? 

Tatie s'inquiétait d'un retour au quotidien sans relief, et non, on ne me dit pas que Petra est sans relief ! 

J'ai des articles Japon prévus pour vous amuser et vous surprendre encore si c'est possible !

Donc, moi, je veux me ressourcer avec du beau.

Direction ligne bleue, Teien Art museum. 

Un musée qui  était avant un palais construit dans le style art déco avec un jardin magnifique.

Et le pompon, il pleut ! 

Crachin tokyote, un vrai bonheur, alors tous mes amis nippons sont sous pépin, moi je suis sous le crachin.

Dans mon sac tout est sous contrôle, ziplock fermés, aucun risque.

Le ticket présente une pièce du palais.

L'exposition en cours c'est Lucie Rie, Marie, je pense que ta fille doit bien connaître.



Elle est une artiste du XXème siècle, ils disent porcelaine, mais ça ressemble plus à des grès, un très beau travail avec d'autres artistes.

Les collections présentées valent par le cadre magnifique : le palais est un petit bijou d'art déco.

Même si je suis toujours plus art nouveau, là, franchement, les lustres notamment, du beau, du très beau.



Voilà. Ils écrivent porcelaine, mais ça ne ressemble pas à de la porcelaine, et tout cas, celle que je connais.

Cette pièce est magnifique.



Un service à café, il n'est pas d'elle, mais de son courant artistique, années cinquante.

Marie, je pensais à nos services Villeroy et Boch, il y a des motifs qui ont été repris pour être vendus en grande série.



Vous excuserez la piètre qualité des photos, j'ai pris avec mon appareil, sans flash, le grain est un peu trop gros, j'aurais dû prendre avec mon portable.



Déformation culinaire, j'imagine tout à fait ma petite salade grecque dans ce bol, teinte bleue très légère.


Grand saladier, beaucoup plus mastoc, un côté Quimper dans les motifs en relief, moi, ce qui m'a plu c'est la pieuvre.  





Des boutons en faïence, en porcelaine (?), là c'est Françoise, l'amie de Marie qui doit connaître, on est au moment de la seconde Guerre Mondiale ou à sa fin.

Pause !


RDV à Shibuya, partie 2

Et le premier qui me dit que je n'y suis pas allée, je lui en colle une.

Vous vouliez voir ce Japon que je n'aime pas .

Le voilà.



Shibuya crossing, le carrefour le plus fréquenté de Tokyo, le plus bouffeur d'électricité, de temps perdu, de tout ce qui fait que l'atterrissage va être rude pour nos amis nippons, sans rire !

Un bruit, de la musique, Jpop, des pubs qui changent, temple de la consommation à ciel ouvert. Tous ces gens se croisent, vont dans les boutiques, tout est ouvert le dimanche et pas que le matin.




Donc, c'est pas mon truc, rien ne m'intéresse ici.

Déjà, pour sortir de la gare avec tous les travaux, c'est galère.


Vue depuis la gare.

Celle-ci ouvre dans un immeuble de luxe, on vous vend des cannelés, des croissants, des pseudo-baguettes, le tout marqué en français.

Pour les cannelés, les pâtissiers ont été formés en France.

Bon, je me vante, mais j'ai pas été formée et mes cannelés sont mangeables.

Là, ils ont des couleurs variées, des parfums particuliers...

Mais faut arrêter ces délires de "je revisite", le basique a fait le succès, c'est pas par hasard, vive le sucre et le rhum !

Mais thé matcha, chocolat blanc ... 

Bref, je suis de mauvais poil, parce que tout ce monde me stresse sans doute un peu trop.

Repli vers la gare.


Le truc vraiment sympa, la décoration des panneaux qui cachent les travaux.















Un petit côté Murakami, sans la rondeur, Picasso sans le nom. Et ce côté très coloré, enfantin, est vraiment chouette.

Il est 11h30, j'ai besoin de deux choses, un manger, deux me remettre les idées en place par du beau, du qualitatif, du qui me fera dire, "whaou !".

Bon, y a pas photos, je reprends le métro direction Teien Art museum, métro Meguro.

RDV à Shibuya, partie 1

Retour à Shibuya. C'est là que j'ai mangé chinois.

Sauf que je viens pour deux trucs !

Le premier, plutôt nunuche si vous voulez mon avis, et je vous le donne même si vous n'en voulez pas.

De toute façon, c'est moi qui écris, alors ...

J'étais au cimetière pour trouver sa tombe et celle de son maître, pas trouvées mais sa statue est sur la place à la sortie de la gare, pleine de travaux de Shibuya.



Et il  a pléthore de couillons qui stationnent devant, qui se font photographier devant la statue "the place to be"... 

Mais ils ont tous ou presque la tête baissée sur leur portable. Pourtant j'en ai coupé des têtes, mais non, il en reste encore.

L'histoire d'Hachiko attendrit tout le monde, son maître meurt, et le chien vient chaque jour l'attendre à la gare. Ressemble assez à un ours le bestiau...




Et d'une, il ne connait pas le concept de résilience.

De deux, qui le laisse sortir sans laisse ? 

De trois, la pauv'bête ne devait pas arrêter de dire : "quand est-ce qu'il rentre me nourrir ?"

Moi, ça ne me fait même pas sourire, je trouve ça débile. L'attachement d'un chien à son maître, oui, bien sûr, mais là, le type est mort, qui s'occupe du chien ? 

En 1935, quand il est mort, le chien, pas le maître, la circulation automobile ne devait pas être celle de maintenant, sinon, il aurait fait carpette depuis longtemps.

Il y a un point information juste à côté, top ! J'ai pris trois petits Hachiko en plastique "made in China".😂

Le deuxième truc, encore plus discutable arrive, que les fans se réjouissent, j'y suis allée, toute seule comme une grande !

RDV à Ginza ! Partie 2

 Le truc rigolo, vraiment, c'est que je suis têtue.

Je ne quitterais pas le quartier sans ma statue de monstre.😡

Mon plan dans le bouquin est trop succinct, et les indications sorties de métro sont trop nombreuses, avec ça c'est "demerden sie sich" mais ça je suis plutôt bonne dans le démerde-toi, le ciel t'aidera (ou pas !).

Je dois repérer le p*** de théâtre ! Mais en fait, je n'imagine pas la taille du truc, moi, ma référence c'est plutôt le théâtre classique, type Graslin, à l'italienne.

À Tokyo, c'est plutôt ça.



Ben, forcément, c'est pas la même échelle, alors je dois reconsidérer ce que je cherche, si un théâtre fait cette taille, une statue de 3 m doit être ridiculement petite ...

Je traverse, moi, dès qu'il y a des arbres, je retrouve mon tempérament de chien truffier.

Mon instinct n'est vraiment pas mauvais, je suis dans la bonne direction, mon flair me le dit. Et un panneau vient le confirmer...😁


 

Je suis au cinéma Toho, spéciale mise en place pour le film Toy story n°5.





Le petit jeune homme fait comme moi, je ne suis pas la seule fan à chercher le monstre. Mais on n'est pas nombreux sur la place à prendre des photos.







J'adore ! Elle parait juste minuscule à côté de ces immeubles gigantesques.

En rentrant, je m'en refais un, un film de Godzilla.

Et comme dans tout quartier chic, "boutique" chic...



Aramco team avec la vidéo de la course entre la F1 et les deux autres catégories, sur un écran de deux par trois, mètres, ici on ne compte pas en cm, mais en mètres.

Un vert émeraude magnifique ! 

Oui, Véro, ce vert métallique me plait, c'est pas du tissu !

RDV à Ginza ! Partie 1

 En fait, on sort à Hibiya, du métro s'entend.

Je veux voir Godzilla.

Le problème du plan en damier, c'est qu'on peut tourner autour pendant des années, les panneaux indicateurs ne sont quand même pas très explicatifs.

Et au lieu de me trouver en face d'un gros  monstre radioactif, je tombe sur un parc, charmant, fleuri, avec un plan d'eau, le truc désormais classique mais sans héron, ça c'est moins fun !

Voici donc le Hibiya park, je vous l'écris comme il est noté dans mon livre, si jamais vous vouliez aller vous promener dans les rues de Tokyo.😏




Alors avec ou sans ? 

La skyline ! perso, c'est sans ! !😍

Trouvée morte ! Mais ça c'est bon ! L'écrevisse rouge de Louisiane est une espèce invasive, le lac de Grand Lieu perd ses espèces autochtones à cause d'elle.

Mais c'est très bon à manger !





Une pierre qui reproduit les runes des anciens vikings qui ont poussé leurs chemins jusqu'en Asie et au Japon.

Le jardin est très beau, très fleuri, je n'ai pas poussé plus loin, il y avait le palais impérial, mais j'avoue que mes relations, toutes platoniques qu'elles soient avec les empereurs  nippons ne sont pas de tout repos, trop de morts, donc, je me promène et j'admire les parterres de rosiers, ils sont nombreux, pas en trop mauvais état alors que le rosier, par nature n'aime pas trop la chaleur et l'humidité.



Un agrume en pleine terre, les miens n'ont pas à rougir de la comparaison.

Allez, je poursuis ma recherche de monstre radioactif.

Z12-G9 = touchée !

 Et arrivée !

Ce matin, je joue, avec le métro de Tokyo.

Oui, je sais, j'avais peur de ce monstre tentaculaire : treize lignes qui s'entrecroisent, s'entrecoupent, se superposent...

Sauf qu'une fois qu'on sait comment ça marche, c'est vraiment simple, non, je ne plaisante pas.

Ce matin j'ai pris, dans le désordre, j'ai pas noté à chaque fois, la ligne verte, la ligne orange, la ligne grise, la ligne bleu pétrole, la ligne bleu foncé, la ligne magenta et mes pieds, important les pieds. 😂

Alors la condition pour que ça marche c'est regarder où vous voulez aller et ensuite regarder comment y aller.

Vous connaissez mon amour des cimetières japonais, calmes, esthétiques, un plaisir de voir, avec en prime des plantes, des arbres et un corbeau qui ne vous aide pas.

Ça se saurait si les corbeaux étaient aidants, il suffit de regarder the Crow, mais ça c'est encore une autre histoire.

Menu de ce matin : 

  • le cimetière d'Aoyama du côté de Shibuya
  • la statue de Godzilla à Ginza
  • la statue du chien Hachiko à Shibuya
  • le Shibuya crossing 
 = une overdose de bruits, de gens, de gratte-ciels... 

= direction Meguro et le Teien Art Museum.

Ouf ! Vous vouliez voir le Japon de l'endroit ? 

Ok, je vous en montre l'écorce, mais je ne suis pas entrée dans les commerces, les trucs et les machins, on est dimanche, moi, je me promène.

Je commence par la promenade dominicale du cimetière...

Et non, un cimetière ce n'est pas triste.

C'est surtout très calme, bon, il faut reconnaître que mes heures de départ me facilitent les trajets.

J'ai traversé Tokyo du nord au sud et d'est en ouest selon mes critères géographiques.

Après vous dire où se localisent les quartiers que j'ai visités, là, c'est (encore) une autre histoire.

On commence ? 

Aoyama Cemetary, des gens célèbres, le chien Hachiko, dont je n'ai pas trouvé la tombe...

C'est le père Lachaise de Tokyo, sans le mur des fédérés, y a pas de murs dans les cimetières japonais, par contre il y des routes qui traversent, des vraies où ça roule à 40 mph.

Quand je sors du métro, je suis les flèches.

Je traverse une "forêt de bambous", c'est très agréable, c'est du bambou de compète, du qui sert à faire des échafaudages.








Un colombarium pour animaux.





Le nom des animaux et la date, il y a même une tortue de Hermann ...

On accède ensuite au cimetière. Moi, je cherchais la tombe du chien et de son maître, sauf que je n'ai pas fait toutes les allées, pas trouvée.




Un immeuble façon "flat iron". Toujours ces contrastes d'environnement.


Un corbeau magnifique, énorme, mais qui ne m'a été d'aucune utilité pour trouver la tombe ! C'est bien la peine de se percher sur les celles-ci ...




Un coin comporte des tombes protestantes, des pasteurs, surtout des Allemands, des Écossais. J'ai pas vu de Français.




Pour Naty qui aime bien les skylines ! celle-ci est une exclusivité, c'est donc depuis le cimetière Aoyama de Tokyo ! 😂

Il y a de nombreux joggers, des gens qui promènent leur chien et quand celui-ci pisse sur quelque chose, ils rincent avec de l'eau d'une bouteille, un vrai délire.

Ils vont finir par se faire des chiens sans pattes, déjà qu'ils les portent tout le temps, bras ou poussette, quelle éducation, trauma garanti pour les bestiaux !

samedi 15 août 2026

Spéciale dédicace

 Marie tricote, avec la canicule, et moi j'ai trouvé un très joli modèle pour Corinne pour cet hiver.



La tenue est complète, c'est pour une jeune fille. La veste est plus longue que la jupe et j'aime beaucoup les motifs, les teintes de bleus.

Chose promise, chose photographiée !

 Aller au musée et acheter le catalogue de l'expo c'est la moindre des choses.

Même si leurs catalogues sont minimalistes et qu'il faut prendre le livre avec.

Ce n'est pas le prix, c'est le poids qui me freine, j'ai encore sept kg de marge dans ma valise en soute.

Voici mon tableau préféré de Kayo.

Et vous comprendrez immédiatement si vous avez suivi mes aventures végétales pendant ce voyage.



Vous la reconnaissez ? 

La pivoine arbustive bordeaux, il y avait la même dans le château de Fukuyama.

C'est ma fleur, la couleur Bordeaux pas forcément, mais les contrastes entre le cœur jaune et les pétales très foncés, il y a rien de plus beau et puis c'est tout !

Ajouter à cela le talent et vous obtenez ça.

Sauf qu'en vrai c'est encore plus joli.



Je scannerais, vous verrez l'absence de traits, de coups de crayon, on croirait que c'est fait à l'aérographe.


Là, c'est dans son jardin, un kaki (l'arbre) avec son chat. Très curieuse cette vision du chat, je n'y retrouve rien des miens, trop félin ? Trop humain ? J'avoue qu'il me met assez mal à l'aise ce regard.




Sa vision des tournesols est intéressante, il choisit d'en mettre un fané, en graines.

Un duo que j'ai trouvé magique, surtout le blanc.




Alors si je déteste le renard, l'animal qui a massacré toutes mes poules, j'adore les dessins de renards et un renard blanc, c'est un animal magique, ça me fait penser au renard des neiges qui a le bout de la queue noire.

Ici, on reconnait bien le style poudré des dessins.

Et pour finir, le ticket, c'est autre chose que le failli ticket de caisse du musée Hokusai.


C'est l'affiche de l'exposition.😍😍😍😍