mercredi 12 août 2026

Mon dernier déjeuner à Osaka

 Je sais ce qui ne va pas dans la cuisine nipponne !

Ce n'est pas qu'ils ne savent pas cuisiner, à voir, ils ne savent pas assaisonner !

La preuve ce midi.

Près de mon hôtel un pseudo italien. Je me dis que pour rater des pâtes, il faut y aller.


Un "consommé" volaille, un bouillon cube, c'est chaud, ça passe tout seul.



Une petite salade très sympa, maïs, gombos.




Et mon assiette de spaghetti : poulpe, champignons. Sauf qu'il y a tellement de poivre concassé que je n'ai plus que ce goût en bouche et en plus, ça me brûle.

Je mange le poulpe qui était très bien cuit et j'essaie de manger les pâtes.

Mais c'est pas possible, ils ne savent pas assaisonner, trop salé, trop poivré, trop sucré.

Ils auraient bien besoin qu'on leur apprenne les fondamentaux, à savoir, identifier ce qu'on mange au goût. Le poivre est là pour souligner, pas pour prendre le pas, j'ai pas pris des spaghetti au poivre.

Sorry, but sorry, c'est raté ! Pour manger chinois, il n'y a pas ce type de soucis avec la cuisine chinoise.

Chine 1, France 1, Japon 0, niveau cuisine on ne joue pas dans la même cour, là, c'est prouvé.

Mon dernier jour à Osaka

 Demain, jeudi, j'affronte le monstre.

Trente millions de personnes, dix fois Paris, des lignes de trains, de métros ...

Bref, demain je file pour la fin de mon voyage sur Tokyo.

Pas enthousiaste du tout, juste quand je commençais à maitriser les transports souterrains d'Osaka...😓

Donc pour me préparer, direction le quartier populaire, touristique et festif d'America Mura.

C'est à deux stations de métro de mon hôtel. 



Il pleut ! ! Un crachin tout fin et chaud, c'est génial, bon, le nippon de base a immédiatement échangé son ombrelle anti-UV contre un pépin anti-humidité.

Moi, je profite, la seule chose, j'ai investi dans un paquet de zip lock pour protéger mes affaires dans mon sac.

Mon passeport voyage avec moi dans un sac en plastique depuis le début, au cas où.

Quand tous les feux passent au rouge !




La sortie du métro. Un mélange improbable, de fils électriques, de gratte-ciels, d'écrans publicitaires.



Spéciale dédicace pour Rachel. Philip Morris t'offre un lieu pour t'empoisonner les bronches !






Habillé par des ipomées toutes rafraichies par la pluie.



Je n'en ai trouvé qu'une aujourd'hui et c'est pas faute d'avoir cherché !

Il n'y a pas que les plaques qui jouent au street art, il y a aussi les lampadaires.








Si les lampadaires sont sympas, il n'y a pas de grapheurs qui sortent de l'ordinaire. 


La place centrale de ce quartier animé.


Les employées municipales nettoyaient la place, ça picole dur et comme il n'y a pas de poubelles et bien ça reste par terre !

Je ne résiste pas à vous montrer mon camion préféré : pour les cartons uniquement !



Ça doit être sympa à conduire.

Un quartier que j'ai arpenté dans tous les sens, musique à fond dans les oreilles, je me prépare, je me prépare !

Et mon musée de la charpente ?

 Impressionnant.

Ça peut paraître curieux d'aller voir ce type de musée, mais quand on voit les toitures, pour moi en tout cas, c'est une évidence.

Je n'ai pas mes explications, le musée présente le travail du bois au Japon depuis le néolithique, les influences chinoises puis extérieures.

Une collection d'outils intéressante. J'ai pas mal travaillé le bois, que ce soit volontaire, ma première volière, mes rayonnages à livres ou contrainte quand il fallait aider à refaire les bordages du voilier de mon père.

Le bois est un matériau fascinant, odeur, forme, origine. En fonction du bois, on obtient des résultats différents.

Alors mon musée.






Voici l'entrée, rien ne l'indique, il faut s'approcher et ça s'ouvre tout seul.

Très paradoxal, un musée en verre et en métal pour présenter du bois.



Une hache en pierre. Il y a à chaque fois un écran et une vidéo qui montre l'usage de l'outil, en français, on choisit la langue.

Alors je peux confirmer, ils ont bien coupé un tronc de résineux de 45 cm de diamètre avec et pas en cent dix ans, non, en quelques coups.

Bon, il y a obligatoirement le savoir-faire mais je me disais que sur du chêne, ce serait peut-être pas la même chose.

Il y a des outils mais surtout des photos.




Très grandes et en noir et blanc, ce sont des restaurations ou des bâtiments originaux.

Chaque restauration se fait avec les ouvrages des concepteurs.



Une maquette à l'échelle, mais quel travail, on est au VIII ème siècle, ça fait quand même beaucoup d'années et ça tient encore.

Les incendies répétés puis les bombardements de la seconde guerre mondiale ont bien abimé ce patrimoine, mais il y a les notes, les carnets des charpentiers et donc on refait comme eux.







Le bois c'est toujours chaud au toucher, c'est assez facile à travailler, attention, je ne parle pas de faire des toits en pagode, mes étagères à livres ne sont pas toutes d'équerre, loin s'en faut mais c'est moi qui les ai faites.



Alors un truc super joli et pratique, ce sont des fils à encre, pour tracer des traits droits, le fil se déroule quand on tire dessus, on le claque sur le bois et le trait est marqué.

Plus l'encrier est sophistiqué, plus le charpentier est réputé (et cher), si j'ai bien compris.



Toujours cette influence allemande pour le montage en tenons et mortaises, des tire-fonds en bois, des chevilles en fait.








La mondialisation ne date donc pas d'hier, les routes de la soie, des épices, des techniques.

Tout le prouve.

Et pourquoi je suis intéressée ? J'imagine très bien une pergola en bois sur ma terrasse à la place du parasol...😍

Oui, je sais, je rêve...😖


Un arbre à chat de compète les enfants !




La composition des murs, une structure en bois légère comblée par du torchis.



Un treillis d'éclisses de ? Bambou ? Il s'agit de portes coulissantes intérieures, mais le secret c'est qu'en fonction de sa position, la couleur change, le motif change. C'est bien un paysage de montagne !😍



L'intérêt de structures légères dans un pays de séismes ? 

Vous n'êtes pas scrabouillés quand ça s'effondre.




Là, il suffisait de lever la tête, toujours pas de vis, de clous. On emboite, c'est le casse-tête chinois !


Ce musée est conçu en creux, on descend dedans, petit de l'extérieur mais beaucoup de volumes à l'intérieur.
L'extérieur vaut aussi le détour.







Alors, moi le jardin zen c'est pas du tout mon truc, ratisser tous les jours pour faire les courbes, des trucs et des machins, très peu pour moi.



C'est tout petit à l'extérieur mais on ne s'en rend pas compte, un très beau musée des arts et techniques.