Et j'ai pas de chance, c'est fermé.
Les horaires des boutiques, c'est parfois aléatoire, matin, après-midi, soir ...
Tout ce que tu aimes et je n'ai même pas pu entrer pour voir mieux !
Et j'ai pas de chance, c'est fermé.
Les horaires des boutiques, c'est parfois aléatoire, matin, après-midi, soir ...
Le crachin c'est quand même un plus pour un jardin.
Pas pour prendre des photos je vous l'accorde mais les feuilles brillent, elles sont plus propres.
Moi, quand il pleut, je suis sous la pluie, sous l'orage, pieds nus.
Vous savez comme j'aime les temps orageux et leurs parfums d'ozone et de pétrichor. Cherchez pas j'adore ce mot, un nom de Dieu grec ...
Donc le musée a un jardin magnifique en deux parties dans la conception.
Une partie soi-disant anglaise, mouais, une vision du jardin anglais qui n'est pas la mienne.
Et une partie plus classique de jardin à la japonaise.
Ce qui me tue c'est que pour vendre des takoyakis, ils vont me mettre une enseigne grande comme une baleine, kitsch au possible.
Mais la plupart des musées a ce type de plaque, beaucoup trop discrète à mon goût.
Si je suis très fan des jardins, je le suis nettement moins des mélanges des genres, statues et plantes.
Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, ça me gêne.
Les cèdres se prêtent bien à cette mise en scène.
J'en conclus que Pythagore et Thalès étaient des Japonais avant la lettre.😂
Le choix des arbres est important mais ce n'est pas la taille qui est privilégiée.
Avec les grands arbres et des troncs larges on obtient un superbe effet visuel.
Brute, force, imposant.
Que l'arbre soit isolé ou en bosquet.
Prendre à contre-jour met en valeur leur silhouette. J'adore !
Mais ce que je préfère c'est ça. La finesse par rapport à la force.
La finesse de la branche qui se tortille.
Les massifs sont assez simples, taille en boule, au printemps les azalées fleurissent et vous avez des boules de coton rose dans le jardin.
Bon, après le crachin, le miam !
Journée de challenge, vous allez vite comprendre.
Il faut un bel écrin et quoi de mieux qu'un palais art déco ?
L'art déco c'est quand même la redécouverte de la ligne droite après toutes les courbes de l'art nouveau.
Le palais présente donc des aspects immédiatement reconnaissables de ce style.
Surprenant pour les Japonais, mais pour nous, on a tous vu des cheminées années trente, on connait les lustres, les découpes.
Moi, je me suis concentrée sur les lustres justement.
Cherchez pas, une fixette sur les lumières sans doute dans un pays où une fenêtre est nécessairement voilée, occultée... Bref, devient un pan de mur.
Dès l'entrée, on est accueilli par un "mur" de verre dépoli, Lalique.
En fait, il y a trois silhouettes féminines, sauf que j'ai une gentille Nipponne qui prend la place de celle de gauche. C'est donc une porte condamnée pour la mise en œuvre des expositions.
Ce que j'aime c'est encore ces contrastes entre le bois qui s'assombrit en vieillissant et le verre qui laisse passer une lumière adoucie.
Au-dessus, une coupole qui laisse entrer la lumière mais par le haut.
Au sol, des petits carreaux, c'est pas la teinte que je préfère.
Je continue la recherche de l'éclairage, oui, j'ai peut-être pas la lumière à tous les étages 😂
Mais celui-ci est particulièrement original.
C'est énorme, parce qu'il y a deux pièces comme ça au plafond, plus d'un mètre de long.
Grilles de chauffage décorées de poissons, cheminée.
Pour moi, le plus beau, taille émeraude, ce carré à pans coupés, des vitraux colorés, suspendu par des chaines, j'adore.
Bon, il faut une maison avec des plafonds d'au moins trois mètres cinquante pour que ça rende bien, mais ce n'est qu'un petit détail.
En haut de l'escalier principal qui dessert les chambres, bureau, dressing room (?), cette colonne-lampadaire, magnifique, avec l'amorce du motif dans l'escalier.
Le bureau du prince, et là, j'avoue qu'autant les luminaires art déco font mon bonheur isuel après Shibuya, autant je trouve ce bureau lourd, pourtant ce sont des courbes mais je le trouve trop massif, pas mon style.
Non, les enfants, pas de Ikéa non plus, légèreté, transparence...
Le verre dépoli c'est quand même quelque chose. La boule façon soleil au bout d'une tige, il y en a eu partout, administrations, hôpitaux...
Remplacer par des bêtes néons et maintenant des led.
Un style chasse l'autre. Et parfois, il faut dire que c'est dommage.
Attention, il ne s'agit pas non plus de vivre dans un mausolée intouchable, mais justement une touche de ceci, un soupçon de cela, c'est ce qui donne une âme à une maison, un vrai style qui correspond à ses habitants.
Moi, ma maison c'est le style HLM années cinquante, inutile de dire que je suis au niveau -20 de mes goûts mais elle est fonctionnelle et me correspond, bordé*** mais c'est la nature du Rousseau de l'être, avec quelques pièces anciennes et notamment en matière de vaisselle.
Ça c'est vraiment ce que j'aime, vaisselle en porcelaine, verre à pied en cristal.
Tous les jours.😍
C'est mon côté Pompadour ...😂
Tout ça pour dire que je n'aimerais pas vivre dans ce palais, mais j'admire cet effort de préservation, comme nous avec Versailles.
L'étoile en trois D, avec les crochets, c'est superbe, un peu petite pour la pièce mais quelles couleurs.
Moi, Shibuya crossing, c'est le contraire de ce qui m'a fait venir au Japon.
On vous parle d'estampes, de kimonos, de tout ce que vous imaginez de raffiné, et on voit des millions de personnes entrer dans des magasins, acheter des trucs et des machins, informatique ...
Notez que je n'ai rien contre l'informatique, le PC de Claude est remarquable, il tient la charge deux jours, je mets ma musique, j'écris et je stocke mes photos.
Vous avez la moindre idée du nombre de photos que j'ai faites ?
Tatie s'inquiétait d'un retour au quotidien sans relief, et non, on ne me dit pas que Petra est sans relief !
J'ai des articles Japon prévus pour vous amuser et vous surprendre encore si c'est possible !
Donc, moi, je veux me ressourcer avec du beau.
Direction ligne bleue, Teien Art museum.
Un musée qui était avant un palais construit dans le style art déco avec un jardin magnifique.
Et le pompon, il pleut !
Crachin tokyote, un vrai bonheur, alors tous mes amis nippons sont sous pépin, moi je suis sous le crachin.
Dans mon sac tout est sous contrôle, ziplock fermés, aucun risque.
Le ticket présente une pièce du palais.
L'exposition en cours c'est Lucie Rie, Marie, je pense que ta fille doit bien connaître.
Elle est une artiste du XXème siècle, ils disent porcelaine, mais ça ressemble plus à des grès, un très beau travail avec d'autres artistes.
Les collections présentées valent par le cadre magnifique : le palais est un petit bijou d'art déco.
Même si je suis toujours plus art nouveau, là, franchement, les lustres notamment, du beau, du très beau.
Voilà. Ils écrivent porcelaine, mais ça ne ressemble pas à de la porcelaine, et tout cas, celle que je connais.
Cette pièce est magnifique.
Un service à café, il n'est pas d'elle, mais de son courant artistique, années cinquante.
Marie, je pensais à nos services Villeroy et Boch, il y a des motifs qui ont été repris pour être vendus en grande série.
Vous excuserez la piètre qualité des photos, j'ai pris avec mon appareil, sans flash, le grain est un peu trop gros, j'aurais dû prendre avec mon portable.
Déformation culinaire, j'imagine tout à fait ma petite salade grecque dans ce bol, teinte bleue très légère.
Des boutons en faïence, en porcelaine (?), là c'est Françoise, l'amie de Marie qui doit connaître, on est au moment de la seconde Guerre Mondiale ou à sa fin.
Pause !
Il est cinq heures Paris s'éveille, il est cinq heures, Tokyo est levée depuis une heure trente.
J'ai compris ! Je suis à l'heure du soleil !
Et le premier qui me dit que je n'y suis pas allée, je lui en colle une.
Vous vouliez voir ce Japon que je n'aime pas .
Le voilà.
Shibuya crossing, le carrefour le plus fréquenté de Tokyo, le plus bouffeur d'électricité, de temps perdu, de tout ce qui fait que l'atterrissage va être rude pour nos amis nippons, sans rire !
Un bruit, de la musique, Jpop, des pubs qui changent, temple de la consommation à ciel ouvert. Tous ces gens se croisent, vont dans les boutiques, tout est ouvert le dimanche et pas que le matin.
Donc, c'est pas mon truc, rien ne m'intéresse ici.
Déjà, pour sortir de la gare avec tous les travaux, c'est galère.
Celle-ci ouvre dans un immeuble de luxe, on vous vend des cannelés, des croissants, des pseudo-baguettes, le tout marqué en français.
Pour les cannelés, les pâtissiers ont été formés en France.
Bon, je me vante, mais j'ai pas été formée et mes cannelés sont mangeables.
Là, ils ont des couleurs variées, des parfums particuliers...
Mais faut arrêter ces délires de "je revisite", le basique a fait le succès, c'est pas par hasard, vive le sucre et le rhum !
Mais thé matcha, chocolat blanc ...
Bref, je suis de mauvais poil, parce que tout ce monde me stresse sans doute un peu trop.
Repli vers la gare.
Un petit côté Murakami, sans la rondeur, Picasso sans le nom. Et ce côté très coloré, enfantin, est vraiment chouette.
Il est 11h30, j'ai besoin de deux choses, un manger, deux me remettre les idées en place par du beau, du qualitatif, du qui me fera dire, "whaou !".
Bon, y a pas photos, je reprends le métro direction Teien Art museum, métro Meguro.