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mercredi 12 août 2026

J'attends... Et je ne vois rien venir, sauf du monde, bruyant ce monde !

J'attends mon Shinkansen. Je vais voler, rail-er, rallier à 400km/h  la capitale nipponne.

Et le Wi-Fi est partout gratuit, c'est donc un sacré avantage quand on est là, j'ai utilisé mes deux cartes e-sim parce que je n'ai pas toujours le réflexe de me connecter en gratuit mais quand on sait, c'est quand même super pratique. Chercher les réseaux disponibles, s'inscrire avec une adresse gmail, valider et c'est bon pour surfer 😂😂😂 dans une gare, c'est a minima original 😂😂

Il y a un monde fou, et tandis que vous vous avez une éclipse solaire moi j'ai un tremblement de terre entre Osaka et ???, mais c'est pas Tokyo, comme quoi, les Dieux ont décidé de m'envoyer visiter la capitale japonaise.

J'avoue que ce n'est pas ma plus grande envie, mais bon, ça va le faire.

Je suis sur la dernière ligne de mon voyage, je sais que certains, dont des très proches n'attendaient que ça, que mes visites aux jardins, dans des musées improbables les ont parfois surpris, ils ont même pu douter de ma santé mentale, si je sais, je les connais ! 

Mais c'est bien mon Japon que je vois, pas celui des autres, celui-là, m'en fiche un peu, voir même beaucoup.

Quand je regarde autour de moi, je vois une foultitude de gens, ils dorment, somnolent, vont travailler, je ne sais pas mais j'aime bien me raconter des histoires.

C'est pourquoi je vous en raconte d'ailleurs.

À la question, est-ce que vous allez pouvoir lire mon carnet de voyage, la version papier ? 

Oui, je peux le scanner et le mettre en ligne.

Vous aurez sans doute besoin de la pierre de rosette pour déchiffrer, j'écris très vite, ma pensée va plus vite que ma main, des lettres disparaissent à la fin des mots, vous verriez mes "S"... J'ai utilisé tous les stylos que j'ai apportés, ceux que j'ai achetés, c'est un très joli mélange de n'importe nawaq, mais c'est aussi l'idée que je me fais de  mon voyage, pas de trucs préconçus, à refaire, il y a des choses que je change mais je suis satisfaite de mon périple, pour le moment, on en reparle dans huit jours.  




Une gare locale, celle d'Osaka station à ne pas confondre avec Shin-Osaka. C'est comme si vous arriviez à CDG et que vous aviez prévu d'arriver à Orly ...
Même genre de problème.
Ah, c'est pas à la gare de Nantes que vous auriez ce souci, une sortie nord, une sortie sud et puis c'est tout ! 😂
En fait c'est plus ça qui m'ennuie, je ne sais absolument pas où est mon hôtel par rapport à la gare où je vais arriver, proche ? Loin, plus de trente km, "tout est possible, tout est réalisable, c'est le jeu de la vie." 
Un truc qui me fatigue, mais vraiment c'est le niveau sonore du pays, tout parle, les caisses, les ascenseurs, toutes les machines parce que les gens c'est complètement autre chose, ils peuvent être mutiques.  Pas de musique, du bruit,  ma stratégie : du métal plein les oreilles et après vous supportez la caisse qui vous dit merci d'avoir payé, d'avoir acheté chez elle ...
Un sketch les caisses des magasins Eleven !😂 
Et ils mangent et je répète tout et n'importe quoi, à ma gauche sandwich type pain de mie avec ??? et à ma droite des onigiris, l'avantage du riz, ça ne sent pas la nourriture.
Ah, le truc des Yamada, si vous connaissez le comics " bienvenue chez les Yamada" : les bentos des gares.




Ce sont des reproductions en plastique des bento (plateau repas), beaucoup trop jolis pour être honnêtes si vous voulez mon avis. Moi, j'attends d'arriver pour aller dans un restaurant, c'est le même prix, voir moins cher et vous voyez ce que mangent vos voisins, ça aide à choisir. 
Là, je vous avoue que toutes ces odeurs de bouffe, ça m'écœure un peu, beaucoup même.
Réveillée à 4 h, levée à 5, douchée et partie à 6h. 
J'ai vraiment remercié le desk, on ne donne pas de pourboire mais un cadeau, oui.
Je leur ai offert des biscuits au chocolat de l'excellent chocolatier juste à côté. 
J'ai goûté, on est dans des tarifs un peu moins cher que Gautier-Débotté, Gerlais, mais la qualité est là, chocolat vendu à l'unité, comptez 300 ¥ pièce, une boîte de cinq, c'est 1600 ¥, ils font également des pâtisseries, très belles, mais du chocolat sans fruit, frais ou secs, c'est quand même dommage, la framboise et le chocolat, c'est une très belle histoire et que dire de l'amande grillée caramélisée dans un brownie, je connais quelques amateurs de brownies...
Bref, tout ça pour dire que le pays s'occidentalise et l'idée du cadeau, juste pour dire "je suis contente d'avoir eu affaire à vous"  fait son chemin.
J'ai croisé les deux équipes de nuit, le fait de se lever très tôt, comme eux en fait, font qu'ils sont sans doute plus à l'écoute, ils comprennent mieux vos besoins, vos attentes. C'est pas "je fais juste mon travail", ce n'est pas vrai ici. 
Parce que quand vous annoncez que le métro ça risque d'être compliqué, le réflexe serait de dire :" ah et bien dommage mais il n'y a que ça", sauf que pour moi, ils ont cherché des bus, des trajets, m'ont tout écrit.
C'est professionnel et tellement rassurant. Donc des biscuits pour remercier, ce n'est pas cher payé.  

Mon dernier déjeuner à Osaka

 Je sais ce qui ne va pas dans la cuisine nipponne !

Ce n'est pas qu'ils ne savent pas cuisiner, à voir, ils ne savent pas assaisonner !

La preuve ce midi.

Près de mon hôtel un pseudo italien. Je me dis que pour rater des pâtes, il faut y aller.


Un "consommé" volaille, un bouillon cube, c'est chaud, ça passe tout seul.



Une petite salade très sympa, maïs, gombos.




Et mon assiette de spaghetti : poulpe, champignons. Sauf qu'il y a tellement de poivre concassé que je n'ai plus que ce goût en bouche et en plus, ça me brûle.

Je mange le poulpe qui était très bien cuit et j'essaie de manger les pâtes.

Mais c'est pas possible, ils ne savent pas assaisonner, trop salé, trop poivré, trop sucré.

Ils auraient bien besoin qu'on leur apprenne les fondamentaux, à savoir, identifier ce qu'on mange au goût. Le poivre est là pour souligner, pas pour prendre le pas, j'ai pas pris des spaghetti au poivre.

Sorry, but sorry, c'est raté ! Pour manger chinois, il n'y a pas ce type de soucis avec la cuisine chinoise.

Chine 1, France 1, Japon 0, niveau cuisine on ne joue pas dans la même cour, là, c'est prouvé.

Mon dernier jour à Osaka

 Demain, jeudi, j'affronte le monstre.

Trente millions de personnes, dix fois Paris, des lignes de trains, de métros ...

Bref, demain je file pour la fin de mon voyage sur Tokyo.

Pas enthousiaste du tout, juste quand je commençais à maitriser les transports souterrains d'Osaka...😓

Donc pour me préparer, direction le quartier populaire, touristique et festif d'America Mura.

C'est à deux stations de métro de mon hôtel. 



Il pleut ! ! Un crachin tout fin et chaud, c'est génial, bon, le nippon de base a immédiatement échangé son ombrelle anti-UV contre un pépin anti-humidité.

Moi, je profite, la seule chose, j'ai investi dans un paquet de zip lock pour protéger mes affaires dans mon sac.

Mon passeport voyage avec moi dans un sac en plastique depuis le début, au cas où.

Quand tous les feux passent au rouge !




La sortie du métro. Un mélange improbable, de fils électriques, de gratte-ciels, d'écrans publicitaires.



Spéciale dédicace pour Rachel. Philip Morris t'offre un lieu pour t'empoisonner les bronches !






Habillé par des ipomées toutes rafraichies par la pluie.



Je n'en ai trouvé qu'une aujourd'hui et c'est pas faute d'avoir cherché !

Il n'y a pas que les plaques qui jouent au street art, il y a aussi les lampadaires.








Si les lampadaires sont sympas, il n'y a pas de grapheurs qui sortent de l'ordinaire. 


La place centrale de ce quartier animé.


Les employées municipales nettoyaient la place, ça picole dur et comme il n'y a pas de poubelles et bien ça reste par terre !

Je ne résiste pas à vous montrer mon camion préféré : pour les cartons uniquement !



Ça doit être sympa à conduire.

Un quartier que j'ai arpenté dans tous les sens, musique à fond dans les oreilles, je me prépare, je me prépare !

mardi 11 août 2026

J'ai dormi !

 Presque huit heures en deux fois.

Bon, pas la nuit, faut pas exagérer quand même.

Je reprends.

Après m'être trompée de jour, lundi, hier, mardi, je repars sur Kobe.

C'est à un quart d'heure d'Osaka.

Objectif : musée de la charpente, mais en fait plutôt musée du bois.





Au pays du soleil levant, le soleil levant ! Il est 5h30, plus ou moins, il perce à travers les immeubles.

Bon, pour que vous compreniez la complexité d'une plateforme de transport nipponne, je pars de bonne heure, à 5h45, je suis dans le métro, direction la gare.

Ça ressemble à ça, et là, il n'y a pas les flots de voyageurs.








Là, c'est la partie la plus simple, on quitte le métro pour la gare, c'est comme Montparnasse.





Tout est bien indiqué, il faut juste trouver dans quel réseau vous êtes.

Le métro Osaka, c'est dix compagnies en fait qui se partage le gâteau, faut suivre le bon nom et la bonne couleur, au sol et au plafond.

La gare de Shin-Kobe est beaucoup plus petite, déjà pour en sortir !








L'OdT est fermé mais il y a un plan, et je me rends compte qu'il y a sans doute beaucoup plus à voir que ce que laisse penser mon bouquin.

lundi 10 août 2026

Homme de peu de foi !

 Notre Romain manifestement doute de moi.

Il croit que je ne fais qu'un récit illustré numérique de mon voyage.

Petit   joueur !

Moi, j'ai acheté il y a des mois mon carnet de voyage. Tu devrais le savoir, tu en as eu un toi-aussi...

Je vous présente l'œuvre principale.





Quoi d'autre que le tour du monde en quatre-vingt jours pour une Nantaise ? Sinon, j'avais vingt-mille lieues sous les mers. Mais je ne voyage pas à bord d'un Nautilus, donc je reste Philéas, non, pas Passe-Partout !😂




J'écris (aussi) le récit de Philéas-Isa, il y a des recoupements, mais pas toujours.

Je colle mes tickets, je tamponne, je colorie, mon écriture c'est du n'importe quoi, ça dépend où j'écris, sur une table, c'est ok, dans le train, à 400 km/h ça bouge...







Alors, chef, ça te convient comme carnet de voyage ?😂😂😂

Pourquoi crois-tu que je m'achète une floppée de stylos encre gel de couleurs ???

Pour info, les carnets "paperblank", c'est un vrai bonheur d'écrire dessus.😍😍😍

Elles existent aussi !

 Je m'en voudrais d'induire mes lecteurs dans l'erreur.

Il y a aussi des plaques toutes bêtes, de celles qui vous font glisser dessus parce qu'humides, glacées ou autres joyeusetés.




Mais celle que je préfère, c'est la plaque de compète des pompiers d'Osaka.




Si j'en pique une, je paie combien de supplément bagage ???😏

Huitième étage : réservé aux restaurants

 Je fais le tour et là, ils le voient arriver le client, les plateaux que j'ai mangés à 1400 ¥ sont à 1000 ¥ de plus.

Je cherche à rester dans les mêmes budgets, juste pour voir si c'est le prix qui fait la qualité ou pas.

Y a pas photo, c'est bien le chef ou la cheffe qui fait la différence.



Menu à 1600 ¥, c'est deux cents de plus que d'habitude.

J'ai pris du sans poissons crus ou cuits visibles, sans viande visible. La tempura j'identifie, le riz aussi, les udons demandées chaudes aussi.

Déjà, la mise en bouche c'est  ???

Du tofu chaud ?



Deux soucis, manger avec une cuillère en bois, je déteste ça, ça assèche la bouche, ça donne un goût, je n'utilise jamais de cuillère de ce type, sauf pour cuisiner. 
Le deuxième : mais à quoi ça sert de servir un truc sans goût ? J'aime bien le tofu fumé, mariné dans de l'huile de sésame avec de l'ail, c'est même plutôt sympa, mais là ? ? 
Ou alors, j'ai un palais de mier** ! 😓
J'ai mis un peu de sauce soja pour donner du goût, un goût salé, aucun intérêt.
Le plateau, très esthétique, mais je suis un peu désabusée, tromper les yeux ne saurait tromper mes papilles.




C'est très joli, c'est pour ça que je me méfie, quand on dresse trop bien, ça cache souvent des lacunes dans la conception des plats.

Chez moi, c'est plutôt du "gamelle collective" mais je vous garantis, l'origine des produits, leur conservation, l'hygiène des mains et ustensiles, je passe mon temps à me laver les mains...
Tout ça pour dire  que c'est trop beau pour être honnête et je suis devenue très méfiante.
Donc je détaille et je tâche d'identifier ce que l'on veut me faire manger.



Alors c'est là qu'on rigole : trouvez ce que je mange, je ne le sais pas moi-même.

J'ai mis un numéro :
  • 1 : de l'okra ou gombos mariné avec des petits champignons de forêt, pas de goût.
  • 2 : la wakamé enveloppe de la sardine, pas fan et l'autre truc je dirais une "pomme dauphine" de poisson, c'est sucré.
  • 3 : ça c'est pas mal, aigre-doux, nouilles d'haricot mungo, carotte, oignon
  • 4 : légumes marinés, carotte, brocolis et aubergine
  • 5 : le dessert je suppose, un flanc sucré ? Ou du tofu sucré, je ne sais pas trop.
  • 6 : de l'aubergine marinée sucrée et ce que je suppose être de la pomme de terre au miel. Cherchez pas, y a pas à se poser de questions, c'est peut-être la nouvelle cuisine japonaise qui revisite et se trompe de sens, de jour, de saveur... C'est du miel, je le connais bien, je m'en sers, miel liquide, typé.



Le riz mélangé : à du maïs, ça le sèche, pas top, ce n'est pas de la qualité comme les autres et quand vous avez mangé du bon, vous le savez tout de suite, que là, c'est pas pareil.



Ce qui semble le plus facile, la tempura, mais je n'identifie que la crevette et l'aubergine. 





Les udons servies chaudes avec dedans un œuf poché, une prune salée, des feuilles de perilla, des wakamés. 

Alors il est hors de question de manger de l'œuf pas cuit dans un resto que je ne connais pas. Demandez à Rachel, elle s'en souvient encore de son steak tartare avec un œuf pas frais. La prune salée, c'est un bloc de sel ??
Donc à la question traditionnelle et rituelle "c'est bon ?" je réponds : "non".
C'est quand même les seules fois où je ne mange pas ce que l'on me donne.
Ou alors c'est l'habitude de faire confiance à Gab quand il me fait un plat. Je ne me pose pas tant de questions c'est vrai mais je sais ce que je mange.
J'ai rien contre les "revisités", tu repasseras, les "déstructurés", commence par la base, mais là, j'ai vraiment l'impression que c'est du n'importe quoi.
Bref, une autre grosse déception.



Ceci est l'entrée du resto à sushis qui nous a tous fait plus ou moins rêvé : des tapis roulants où défilent des assiettes de sushis.

Sauf que rien que l'odeur d'ammoniaque qui vient des cuisines me dit que le poisson, il doit venir de Lutèce en char à bœuf...