mercredi 29 juillet 2026

Le programme du jour : le château de Matsuyama

 Un vrai héritage du passé, entretenu, refait sur les parties bombardées, il est au centre de la ville, sur une colline, façon bastide.

Ça va être long et pourtant ça n'aura duré que deux heures trente.

L'agente de l'office de tourisme du port m'a tout bien expliqué et noté.

Pour aller au château, c'est tram lignes 3 ou 5, je suis au terminus, Dogo onzen, c'est encore plus simple. Je dois descendre à l'arrêt Okaido, écrit comme ça, je tourne à gauche, tout droit et billet.

Bon, le mode opératoire est enregistré, j'ai mon plan, comme à chaque fois.

Je suis juste derrière Dogo onzen, je sors, je traverse la galerie et je suis directement sur la station de tram.

Comme il est 7h, qu'il y a peu de monde, je fais mes photos.


La station de tramway.


C'est aussi un point culturel, il faut que le visiteur qui vient pour le thermalisme ait à voir, d'où des œuvres d'art, les Japonais sont très friands des statues en bronze. Elles représentent des personnalités historiques, politiques, culturelles, sportives...


L'horloge Botchan Kakakuri, je croyais l'avoir prise de face ...

Et oui, mal rangée la photo.



Un banc.


Je vous le fais façon Sheldon Cooper.😃



J'adorerais prendre ce train à vapeur. 

C'est ce que j'avais offert pour ses soixante-dix ans à ma mère, un Nantes-Rochefort en train à vapeur, avec, à l'époque Rachel et Gabriel. C'était chouette.


La locomotive est allemande, Münichoise, ça en fait du chemin !


C'est superbe,  les banquettes doivent être un peu tape-cul mais que ce serait cool !

Bon, trêve de plaisanterie, je monte dans le vrai tram, celui qui va me conduire au château.

J'espère que vous avez le temps, moi, je l'ai pris et j'ai pris quelques photos, 342, de quoi vous donnez envie de venir ici.

Pas d'Européens ou d'Américains, uniquement des Asiatiques et c'est dit : les Chinous font suer ! 

Peuvent pas parler doucement, ils braillent comme s'ils étaient seuls au monde. Quelle différence avec les Japonais. J'ai rencontré des Coréens de Séoul, dès que vous parlez français, on vient vers vous, vous demander d'où vous êtes. Et la première question qu'ils m'ont posé : "vous êtes d'ici ?", d'habitude, c'est moi qui chasse l'indigène, le local de l'étape. 

Je résiste encore à la réponse : " de Mars !", je ne sais toujours pas s' ils comprendraient mon sens de l'humour, débile, par contre, ils osent l'autodérision, et ça j'adore, je fais pareil.

Idem avec deux Japonaises qui croyaient que j'étais du coin, parce que je ne cherchais rien, je suis bête et disciplinée, je suis ce qu'on m'a écrit donc ça parait très simple y compris pour des Tokyotes. Je doute d'avoir cette fluidité à Tokyo justement. 

C'est pas la même échelle de ville.😂

Il y a moins de monde sur tout Shikoku que dans la ville de Tokyo.



Allez, on va monter voir le château de ce monsieur...

Deux façons d'y accéder, à pattes et ça monte dur ou bien en téléphérique. Soit en cabine soit en "chair lift", je ne vois pas le nom en français.

Marie a dit que je prenais tous les transports possible, c'est décidé, je prends la chair lift...😵

Parfois il me passe des trucs par la tête, tout le monde sait que j'ai un vertige à tomber de mon lit, alors ça ?



Et en plus c'est marqué "one way ticket", oui, je veux monter avec ce télésiège, ça doit être ça le mot et redescendre pédibus, tranquille.


   

 Quand j'ai vu la taille de la chaise, j'ai eu un grand moment de solitude, ça va supporter mon poids ? Si je joue les Cendrillon et perds une claquette ? Je ne connais pas les paroles d'étoile des neiges ...


Le vertige c'est de regarder en bas, ici, rien. 

Il y a de l'air, le paysage est top, ça ne bouge pas donc aucune inquiétude. Et ça monte vraiment beaucoup. La descente sera épique, je vous le dis !

J'avoue que je me voyais mal faire ma Jean Claude Duss ...


Il apparait, dans une trouée des arbres, on devine sa silhouette.

J'ai admiré le paysage, j'ai vu passer la cabine pleine comme une boîte de sardines...

Une fois arrivée, sans encombres, ça continue de grimper, je suis encore en claquettes, toujours le bon sens Rousseau quand on en a besoin.


C'est ue forteresse, c'est pas Versailles, c'est fait pour résister aux envahisseurs.

C'est une citadelle perchée au-dessus de la ville.


On grimpe tous.


Chaque porte doit retenir l'adversaire, c'est d'une épaisseur incroyable.


Une vue dégagée sur des km, magnifique, on voit la mer, les montagnes...



Encore une porte qui ouvre sur l'esplanade. On n'est pas encore dans le château, pas de douves ici, comme pour celui d'Hiroshima, c'est de la pierre, de la terre et du bois.


 On franchit encore des seuils.


Il se mérite !


On entre et on laisse ses chaussures, visite en chaussons, verts.

Pour le coup je hais les Japonais, tout est en échelle de meunier, et là mon vertige est bien revenu. Je laisse passer un Nippon rigolard, il monte en sautillant. Frimeur !

C'est pas monter qui est c***, c'est redescendre, eh, patate !😡


La surveillance est optimale !

Ils sont petits les gens, non ?




Un poisson de toit, c'est curieux mais ils ne servent pas de gargouille, juste de décoration.

J'adorerais m'en rapporter une, de tuile, petite parce qu'ici, ce n'est pas petit !



Une charpente solide mais en bois, il a brûlé, été restauré, pourtant les poutres sont énormes. Elles ne doivent pas s'enflammer si vite. Vous me direz que les toitures de Notre-Dame, de la cathédrale de Nantes sont parties en fumée en quelques minutes.

Le point fort du château ? Ses armures et ses katanas.


 On retrouve les motifs des clans vus aussi à Kanazawa.


Ces armures sont magnifiques.






Et à la différence d'Hiroshima, il y a les armes, des katanas, les lames, la poignée n'est plus présente.





Un coffre magnifique. Il n' y a pas de présence féminine. Logique pour une forteresse.


L'intérêt ne réside pas que dans ces objets, les vues autour du château sont sublimes, il y a de l'air, j'ai eu droit à deux gouttes de pluie nippone ! Baptisée je suis !

Après avoir suivi la "route", c'est marqué ainsi, je repars à pied.

Déjà je fais le tour à la base du mur.




Il n'y a personne, juste des cigales, des oiseaux invisibles et une invitée.



C'est flou tellement elle est petite, 3,3 mm. 

Spéciale dédicace pour notre petit Romain, j'ai failli l'écraser... 

Pas Romain, l'araignée !



Il faut redescendre et ne pas glisser.




Retour à la vie du bas. 

Alors, on referait ? Oui !!!! 

Et encore une mue de cigale !


2 commentaires:

  1. Que c'est joli 😍
    Je sais je l'ai déjà dit mais je n'ai pas ton don pour la prose et le récit d'aventures ! On a l'impression d'être avec toi !

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  2. Le château vaut la visite. Les armures sont très élaborées, est-ce qu'on pouvait vraiment se battre avec ou est-ce qu'elles avaient un rôle décoratif? Tu est super courageuse pour avoir pris ces sièges, sans sécurité, où vas-tu t'arrêter?

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c'est là qu'on écrit !