Dans les trucs que j'avais prévus de faire : un onzen.
Mon programme n'est pas fixe, j'ai gardé sur chaque ville un jour de libre : si je découvre quelque chose hors des grands classiques, je peux sauter dessus.
Réveillée comme d'hab' à 4h, ça laisse du temps pour regarder les cartes, les documents et je vous assure qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de japonais pour comprendre.
À Hiroshima, tout est doublé anglais.
La carte gentiment donnée par l'agent municipal samedi m'a rendu de vrais services.
Il y a le château, j'ai fait et adoré, le mémorial, j'ai fait et j'en suis désespérée. Que faire le troisième jour ? ?
Il y a des tramways, donc une évidence, je veux prendre le tram !
D'une ville de tram à une autre ville de tram.😇
Et l'avantage du tram, c'est que pas de déviation, pas de sous-sol comme le métro, c'est sur des rails, vous montez en M09, vous devrez redescendre en M09.
Rassurant !
240 ¥ le trajet, par carte Icoca, monnaie, carte bleue... L'avantage de l'Icoca, vous mettez ce que vous voulez dessus, et on peut payer dans des magasins, très pratique pour éviter les frais de transaction. Ne pas perdre, parce que non nominative, non codée.
Le plan du tramway. Il y a un truc en tout petit : Yuki onzen.
Je regarde sur google et je lis un truc qui me donne envie : un/une touriste qui a adoré, personne, tranquillité...
C'est bon, je vais me ressourcer dans un onzen.
Je note tout sur mon plan, si je peux en reprendre un neuf, je le ferais.
Donc, je monte en M09 dans le tram ligne 2, la rouge c'est un signe, je descends en M27 et je prends le bus n°4.
Il y a des receveurs dans le tram, avec des uniformes très années trente, si je dis que ça ressemblait à Tintin et le lotus bleu, je n'étais pas loin, la casquette, la besace, les lunettes rondes, bon, des réminiscences rigolotes pour moi !
Le trajet : tram n°2 pris à Genbaku Dome-mae, direction Hioden-Itsukaichi, puis sortie, c'est au même niveau, pas besoin de ticket (on paie quand on descend, on scanne sa carte en montant puis en descendant) Hiroden bus n°4 vers Yuki onzen.
C'est le nom de l'arrêt.
Une petite heure de bus qui va tourner, grimper les collines d'Hiroshima.
La même pour revenir.
Alors est-ce que ça vaut le coût ?
Oh, que oui !😍😍😍
J'arrive et un bus n°4 attend.
Je demande au conducteur, oui, "Yuki onzen", pas besoin de plus.
Bus à l'ancienne, mais qui s'abaisse pour les personnes âgées et le chauffeur les aide à s'installer.
Le paysage change, très vite, des collines très vertes, une route sinueuse, ça tourne dur, mais ça roule bien : 40 miles/hour et pas 40 km/h...
On est trois dans le bus, je suis la seule étrangère.
On est en montagnes, je ne saurais vous dire la hauteur, moi, Nantaise, ça me paraît très haut, il y a des tunnels, j'aime pas les tunnels, toute cette terre au-dessus de ma tête...
Pour connaître le prix à payer, c'est hyper facile, ils le font pour vous.
Un écran vous dit le n° de l'arrêt où vous êtes monté et vous avez le total avant de descendre.
Moi, je monte en 1 et descends en 27 = 1080 ¥. Fois deux puisqu'il me faudra revenir.
Donc il faut juste connaître ses chiffres...
On n'est plus dans le Japon urbain aimé de certains, on est dans le mien.
Nous, on plante des pommes de terre, eux ils ont une petite rizière, le riz n'est pas encore récolté mais on voit les épis.
Banlieue chic ?
On arrive enfin à Yuki onzen.
Ça fait aussi hôtel, restaurant et onzen. Moi je viens pour découvrir ces bains japonais.
Alors pas de photos de l'intérieur, je vous scannerais la carte, en japonais, j'ai pris, c'est une excellente adresse à garder sous le coude.
Alors, spéciale dédicace, Claude, voici un nid de tes oiseaux préférés, des oiseaux sans pattes...
On vous accueille, les bains ont à l'étage, le responsable de l'accueil m'accompagne vers une machine, pas intuitive entre le pass' 1000 ¥ pour la journée et l'entrée à 700 ¥.
200 ¥ pour la serviette, ben oui, je suis venue les mains dans les poches.
Alors je prends le pass' et une serviette.
Direction les bains : on retire ses chaussures et on met un n° dessus pour pas se tromper.
On entre, bains uniquement féminins. On met ses affaires dans un casier et on met le bracelet autour du pied.
Ils ont été me chercher quelqu'un qui parle anglais pour être sûre qu'il n'y a pas de problèmes.
La question est donc : maillot ? Pas maillot ? Moi, le mien il est déjà rendu à Matsuyama, alors le maillot...
Donc c'est nue que j'entre dans la zone des bassins.
Non, les garçons, pas de pensée déplacée sinon, je censure et je classe X.
Je suis la seule qui n'est pas du coin, ça se voit.
Avant quoi que ce soit, je salue, retour de saluts, c'est déjà ça.
Puis direction les boxes où on se lave avant le bain.
En voyant l'espace, je comprends mieux le principe.
C'est plus du thermalisme, de la thalasso, qu'un bain au sens basique du terme.
Vous louez la serviette mais on vous fournit tout : shampoo, gel douche, après-shampoo...
Bon, je suis propre, j'y vais.
Ce n'est pas évident mais ce que je sens tout de suite c'est un vrai "mais on s'en fout de comment tu es faite !".
Il y a deux bassins avec buses, deux autres individuels mais reliés entre eux. Plus un bassin en extérieur.
L'eau est dans le premier à 40°C, c'est chaud mais les buses projettent fortement, ça fait un bien fou à mes lombaires !
Au bout de 20 minutes, je file dans celui dehors, 39,1° C, vue sur la montagne avec une rambarde en verre opaque.
Il y a deux Japonaises, une trentenaire et une quadra je dirais.
Je les intrigue, ça se voit, salut naturel, on incline juste la tête. Surtout que le cérémoniel les fesses dans l'eau, c'est, comment dire, inadapté ? 😂
Elles regardent ce qui se passe plus bas, des gamins doivent être en classe découverte dans le cours d'eau qui descend de la montagne.
Alors, on ne fait pas coucou, les seins à l'air, ce serait mal venu.😃
Elles me demandent d'où je viens : France !
La plus âgée me dit le seul mot de français qu'elle connaisse : "OK"...
Elles sont du coin, elles me demandent d'où je viens au Japon et où je vais. On ne parle pas la même langue mais on se comprend.
Elles me montrent les libellules rouges : "japanise, japanise", oui mesdames de dragonflies magnifiques.
Pareil, une vingtaine de minutes à 39,1° C et je tente celui à 41°C avec des buses à droite et à gauche.
Il y a un sauna, je ne fais pas, le hammam oui, le sauna non, ça me fatigue trop.
Après une heure de cuisson, je n'ai plus mal aux lombaires, je suis un chouia fripée, et je sors, rinçage, re-lavage des cheveux...
Je vois bien que la plus âgée est intriguée par mes cheveux, elle me dit de mettre un soin sans rinçage, c'est à disposition dans la salle de rhabillage, séchage.
Je ne mets pas ce type de produits, je lui dis que j'ai des mèches de couleur.
Les filles, le mot "mèche" est international ! Elle me touche les cheveux, je montre ma vraie couleur entre les gris et les restes de brun. Manifestement, ça leur plait, elle montre son nez, je comprends qu'elle le trouve trop petit, moi le mien a été cassé...
Elles ne se moquent pas de moi, on échange sur nos cheveux. C'est peut-être futile, c'est peut-être féminin, mais c'est universel la coiffure !
Séchée, rhabillée, détendue, j'ai mal nulle part, genoux, coudes, lombaires...
Il y a donc un restaurant, nom italien. Je crains le pire.
La carte est très réduire, et ça, c'est toujours trèèès bon signe !
Croyez-en la mère d'un chef !😂
La vue est ultra reposante.
Je prends le menu à 1680 ¥ avec une petite Asahi.
Alors il y a une soupe miso en haut à gauche, un bol de riz blanc, en dessous. Les sauces barbecue et tartare sont à part, des pickles.
Le plat crevettes et porcs panés, garniture de légumes : salade, blettes, oignon blanc, chou rouge, sauce salade classique.
Et c'est délicieux : trop copieux, je n'ai pas fini le riz.
Il est super bon, nature, pas salé, comme j'aime, c'est un riz à sushis.
La soupe miso, toujours un peu salée, le miso mais délicieuse.
Je serais bien incapable de vous dire ce que c'est mais c'est bon, acidulé, donc des pickles !
Deux gambas jumbo, trois bouchées de porc, pas salées donc top !
Les bouchées de porc sont de l'échine, juste panées avec de la panko, c'est croustillant, la viande est ultra-tendre mais deux bouchées auraient suffi.
J'ai goûté, la barbecue c'est beurk, j'y arrive pas et ce goût fumé, c'est pas possible. La tartare, moyen mais on sent que c'est du fait maison, pas du pot. Trop peu salée pour être industrielle.😂
Le chou est très amer, c'est quand même curieux ce truc.
Tout est délicieux. Pour une note de 2230 ¥, c'est mon premier vrai repas japonais comme je voulais.
J'ai pris l'eau, j'ai mangé, il va falloir rentrer.
Je reprends le bus, un par heure.
On est en horaires roses. Je le sais parce qu'il est arrivé à 13 h le bus !
Bilan des courses : une des meilleures journées depuis que je suis arrivée, à faire, refaire, oui ! ! Sans aucune restriction.
C'est ce Japon qui me plait et là, je l'ai rencontré, ouf !😍😍😍







Suspense insoutenable!
RépondreSupprimerGénial ce bain. Domi avait fait aussi ce genre de bains, mais pas très enthousiaste à l'idée d'être tout nu avec ses collègues.
RépondreSupprimerSuper ce repas, ça donne faim!
RépondreSupprimerje confirme, repas top !
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