samedi 1 août 2026

Le seul musée de la cire du Japon

 Alors un truc improbable parce qu'ignoré par moi en tout cas.

Il y a à Uchiko le seul musée de la cire du Japon.

Quand j'ai lu l'info, je me suis dit : des milliers de ruches ? 

Sauf qu'on n'en voit pas d'abeilles, on entend les stupides cigales qui braillent tout ce qu'elles peuvent, une hécatombe de vers de terre au sol, morts et desséchés, les pauvres, mais pas d'abeilles.

Alors de la cire ?   Mais laquelle ? 

Et bien de la cire végétale, tirée du sumac femelle, de ses fruits en tout cas.

C'est un travail harassant mais qui a enrichi certains habitants de Uchiko.

Cette cire sert aux pastels, au maquillage des coiffes des geishas, des sumotoris ...





La façade de la maison/entreprise.

On voit que c'est une maison bourgeoise, toiture, taille de la façade, tuile ...






Devant, c'est la maison avec les pièces pour la famille, la fabrique est derrière.

Allez, on entre !

Je dors de mieux en mieux, non, je rigole, c'est très ironique, c'est pire qu'à la maison, parce qu'à la maison, je mets un épisode en VO de House, avec sous-titres et je me rendors !

Pas de Netflix© ici ...

Donc je reviens à mon musée, il est conçu comme le musée du commerce avec des mannequins.

La maison devant a une charpente magnifique, des poutres de sept mètres de long, âgées de plusieurs siècles.




Chaque charpentier qui intervient sur la charpente, pour restaurer, ajouter, réparer, laisse sa marque et son nom.





C'est du bois, on imagine les tuiles posées sur le toit en plus. 

Un arbre à chat magnifique ! Remarquez les miens ne grimpent pas dans les arbres, du moins pas dans le cerisier ou prunier du jardin...



Arghhhhhhh ! Mes Petra, qu'est-ce qu'elles auraient été bien dans ce meuble !





Les meubles sont un tantinet massifs, d'où l'intérêt de les rendre plus modernes avec mes poupées dedans.

Comment ça je délire ? Non, mesdames, non messieurs, je recherche une solution à un problème concret : où je range ma collection de Petra von Plasty ?



La cuisinière et les rice cookers. La forme n'a pas changé depuis des siècles, dans les resto, on vous apporte le riz dans des modèles plus petits, de table bien sûr mais avec couvercle en bois, le bois peut absorber l'excès d'humidité.


Toujours cette cour centrale qui organise l'espace autour de lui. Ça rappelle les fermes à cour fermée dans les régions d'openfield, la Beauce je crois que c'est le même système sauf que l'espace central n'est pas vide.



Une curiosité, le jardin n'est pas centré, il est sur le côté gauche, il descend vers les ateliers.

L'escalier vous emmène assez loin, au moins une bonne trentaine de mètres de la maison principale, l'activité est ultra dangereuse, la cire et le feu ne font toujours pas bon ménage.

Du temps des samouraïs, les feux étaient interdits, ils fabriquaient les chandelles ailleurs.


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Au fur et à mesure que l'activité prend de l'ampleur, on ajoute des dépendances à la maison principale.



Voici donc les graines qui donnent cette cire végétale.

J'ai adoré les mises en scène, très claires.




La récolte, manuelle, les hommes grimpent dans les arbres en hiver, quand les feuilles sont tombées et    arrachent ces grappes de petites graines. C'est casse-g*** en plus.


La séparation des graines du reste, tout au fléau, c'est super dur, si vous avez déjà essayé sur du blé, manier un fléau ce n'est pas si simple.


Après le broyage des graines, on chauffe ! Une première fois.



On obtient une pâte que l'on presse, pierre et bois pour écraser ce mélange et obtenir le jus qui deviendra de la cire.



Niveau couleur, on hésite entre le dégueuli de Klingon et de la diarrhée.

C'est verdâtre. Quand je dis que le vert c'est quand même quelque chose !



On blanchit cette première ébauche de cire avec le soleil. La pâte est brassée, arrosée, elle consomme beaucoup d'eau.



Une fois blanchie, le produit est envoyé pour être transformer, en chandelles, en pastels, en maquillage.



Voila ce que ça donne, des paillettes qui pourraient être du savon par exemple.




La phase la plus importante : la négociation des contrats, cette cire a fait la richesse de quelques familles.


Les moules qui reçoivent la version non raffinée de la cire.

Mes deux moules préférés : un rond en grès, c'est lisse, jolie teinte tourterelle, le second reçoit la version blanche, plus pratique à emballer et transporter.





La concurrence existe sur ce type de produits et je ne parle même pas des dérivés du pétrole.




Une cire animale que tout le monde connait et une autre végétale, inconnue à cette adresse également.

Quelques uns des produits réalisés encore de nos jours avec cette cire.


Des chandelles.


Des pastels pour dessiner.


Des cosmétiques, sans compter des gélules mais là, j'avoue que je ne sais pas si c'est la gélule (à la place de la gélatine) ou le contenu qui est utilisé. J'ai pas compris le mot.
Mon anglais médical vient de ce que j'entends chez House, c'est limité quand même ...





Comme on fait fondre au moins deux fois le produit, il faut de l'eau au cas où et plus on le raffine, plus il devient inflammable à mon avis.

Les bougies sont faites autour d'une mèche en bois, pas en textile. 

J'ai trouvé passionnant ce musée, découvrir enfin quelque chose de nouveau, c'est top !😂

Retour à la gare et à Matsuyama.

2 commentaires:

  1. Vivement la suite car la devanture fait très envie...😘 A plus !

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  2. Un charmant petit musée, les dioramas sont craquants.

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c'est là qu'on écrit !