On connait le jardin japonais, anglais, à la française mais le jardin d'herbes, je ne voyais pas trop.
J'ai vu.
Il faut monter, soit à pied, soit en téléphérique, je choisis la facilité.Et je me retrouve à discuter avec un couple de Nagoya, lui, professeur de science éco, elle professeure d'espagnol, si Cristina, una profesora de español, vero.
Ils ont passé trois ans à Sydney, catégorie d'âge, le mien ou un peu plus.
Les Japonais ont besoin de savoir si vous faites partie ou non de leur "CSP" , je ne vois pas trop comment dire autrement. Toutes les femmes de mon âge que je croise, on se salue, les jeunes garçons/filles ça dépend, certains le font, d'autres non, j'ai le sentiment qu'ils doivent savoir votre statut pour savoir comment vous gérer.
Alors je ne sais pas mon statut invisible mais manifestement ils me respectent, me parlent et quand je dis que je suis "teacher", le respect est visible. Je poursuis mon enquête.
La vue est magnifique sur Kobe, les îles au loin.
On arrive au point le plus haut et on redescend par des jardins, à flanc de mont.
L'arrivée est surprenante, je suis rendue en Allemagne !
Une musique de chambre, des parterres de rosiers, essentiellement des Austin, mais ils ont Albéric ! Ce n'est pas la saison des roses, il n'en reste que quelques unes.
Le jardin est à flanc de montagne, on descend et on parcourt ainsi différentes strates de plantes, les condimentaires, les légumes, les fleurs à couper, les plantes à massif...
Tout est magnifique, beaucoup de couleurs, aucune plante que je ne connaisse, ça c'est le truc un peu décevant.
Pas de découverte niveau botanique 😒
En plus il y a des serres chaudes.
Encore beaucoup de marches, de pentes, mais fleuries cette fois, ombragées, tout ce que j'aime.
Je commence par les teintes de roses.
Puis un mur d'ipomées, je suis très fan de ces fleurs, dans la version bleue ciel, dans la version rose, dans la version panachée...
Ils ont des parterres de variétés de thym, quand on voit la difficulté que j'ai à le garder plus de quatre ou cinq ans...
On continue de descendre, il faut froisser les feuilles pour les parfums et résister aux pieds de basilic, ne pas piquer de feuilles pour les manger. Leur basilic thaï est encore différent du mien. D'où l'intérêt du nom latin pour savoir à quelle espèce vous avez à faire.
Vous apercevez les toitures des serres.
Un espace très sympa sous les arbres, des hamacs, ça c'est de l'idée qu'elle est top!😍😍
Des espaces très agréables pour faire des pauses, ça a été pensé comme une balade, donc il y a des pauses, des points de vue.
Des marches, des chemins qui nous conduisent aux serres.
Climat tropical humide.
Et là, les enfants, j'ose le dire et l'écrire, le nippon n'est pas un bon jardinier.
Voici l'entrée de la serre, elle est ouverte, atmosphère chaude mais sèche.
Elle comprend des carnivores et vous connaissez mon amour pour les plantes carnivores.
Les népenthès, plantes à urnes, celles-ci sont sèches, parce que ça manque d'humidité dans l'air. La mienne est morte dès que ses vrilles sont sorties du terrarium.
Et là, que dire, des sarracénies, des droseras, des dionées, plantes américaines de marais, froid l'hiver, la plante peut même disparaître, niveau d'eau trop bas. Les miennes sont dans des bassines en plastique, c'est moche mais les variations de niveau d'eau sont sensibles pour la plante, ma dionée est (était ? ? ? ) magnifique avant que je parte.

Et là, les fuchsias ? Ils n'aiment pas les gelées pour les cultivars, mais ils n'aiment pas non plus avoir trop chaud, ils ne sont pas beaux, allez voir ceux de Delhommeau, spécialiste européen, y a pas photos. De toute façon, maintenant le pays du fuchsia en été c'est le Danemark.😕
Par contre les côtelettes sont superbes, ils atteignent la taille d'arbre.
Ce qui est magnifique c'est cette profusion de plantes mais les associations me laissent dubitatives. Pourquoi accumuler si ce n'est pas pour qu'elles soient bien ?
Le strelizia par rapport à Minoh est ridicule ! Mais comme ils ne disent pas de quelle variété il s'agit, je ne sais pas si c'est la même.
Une fougère nid d'oiseau, asplénium nidus, elle, elle aime ces conditions-là, comme beaucoup de fougères qui sont apparues il y a très longtemps. J'aime les fougères, c'est beau et en plus ça peut se manger.
Des cymbidiums : ils n'aiment pas quand ça dépasse 20° C.
Il y a même des cactus. Et pas du cactus-orchidée, comme quoi le savoir et l'application du savoir sont deux choses très différentes.
Il ne s'agit pas de la ramener, juste pour dire, "eh, moi je sais !" . Les plantes c'est vivant, c'est magique, cette capacité à produire de la matière à partir des photons me sidèrent toujours.
Alors, un peu de respect ! Le pire c'est qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ces plantes se sentent mieux et donc poussent mieux.
Je ressors, je longe des murs d'hortensias.
Françoise, la Bretagne granitique et acide n'a pas de soucis à se faire !
Une vraiment très sympa cabane de jardinier !
Et là, un espace qui se prêterait bien aux pique-niques.
Des poissons rouges ! C'est ultra rare, je n'ai d'ailleurs pas encore vu de poissons japonais en bassin, pourtant les télescopes, les têtes de lion supportent tout à fait d'être en extérieur.
Je l'ai fait !
Une corne de cerf, platycerium bifurcatum c'est une plante épiphyte, ils en mettent un peu partout. À rentrer l'hiver, ça gèle !
Une pivoine arbustive, pas assez de soleil, elle n'aime pas la concurrence. Pas d'indication de couleur, mais feuillage clair, rose pâle ou blanche. Je n'ai pas vu une seule pivoine herbacée, uniquement de l'arbustive.
Une très jolie zone pour se reposer quand il ne fait pas trop de soleil et de chaleur.
Un "champ" de tournesols, une des fleurs favorites en août.
Et à ce niveau, je choisis de sortir et de faire le retour à pied.