Je vous passe l'épisode précédent je pense que vous savez lire.
Hier matin, déjà, grand départ pour Copenhague avec la compagnie SAS qui m'a donc surclassée sans que je demande rien, sans que je sache pourquoi.
OK, je n'ai pas pris le premier prix de billet mais quand même sympas, les Danois. Au départ de Paris, l'avion est tout petit, bas de plafond et pour rappel les Danois, et il y en a dans les voyageurs, sont les plus grands humains en moyenne, du monde.
J'adore les mecs qui baissent la tête devant une hôtesse de l'air ...
On part à 9h20. Sont à l'heure, pas de patrouille de France pour perturber le trafic aérien.
Ma voisine est une charmante jeune Japonaise de vingt-cinq ans, qui retourne chez elle pour les vacances. Elle bosse aux Nations Unies et ne parle qu' Anglais. On a bien sympathisé pendant cette première partie de trajet.
Je vous fais la version plus courte, cinq pages sur mon carnet de voyage, on est Philéas ou on ne l'est pas.😂
Bon, je sais pourquoi ils sont si grands, ces Danois, sont élevés à coups de calories, à peine partis, on mange, pas un biscuit, non un vrai repas dans des porcelaines blanches, couverts en métal et verre en plastique mais pas le gobelet de kermesse, non, très sympa.
Ils abusent un peu sur l'aneth, sinon, c'est top. Et il n'est que 9h50.
Après un vol assez court, on se pose à Copenhague. On a quinze minutes pour rejoindre le gros porteur qui décolle à 12h40. Arrivée à 11h45, rejoindre la porte 39, c'est facile, c'est la plus loin, on galope presque avec Hibiki, on passe les portiques, je montre le passeport, avantage citoyenne européenne, une file dédiée, Hibiki, Japonaise doit passer par une file bondée.
De quoi donner des sueurs froides à toute voyageuse.
J'arrive dans l'avion, un gros, voir très gros.
Mon sur-classement, je vois tout de suite la différence.
Trois rangées : deux, trois, deux. En éco, même supérieure, c'est trois, trois, trois.
Non, ce n'est pas une nouvelle tactique de foot, c'est la mise en place de sardines dans une boîte qui va voler à plus de mille km/h.
Je m'installe, côté couloir, Hibiki est devant moi, on ne pourra pas discuter pendant le voyage. Tant pis.
On sent la différence quand on décolle, on est plutôt coller aux fauteuils.
L'avion grimpe et moi, bêtement je pensais qu'on passait par le pôle, c'est plus court.
Et bien non, comme on peut suivre le vol sur un écran tactile devant chaque place, on se fait l'Allemagne, la Bulgarie, la Mer Noire, on se prend la Caspienne puis on traverse les ex-républiques soviétiques, direction la Chine, on traverse via la Corée et on prend par le sud du Japon pour arriver à Tokyo Haneda.
Arrivée à 7h45. J'ai fait le tour du monde et du cadran.😂
Bon, c'est long, c'est trèèèèès long, et encore j'avais de la place pour mes gambettes mais j'ai été assise pour le reste de ma vie !
J'ai eu mal aux fesses, la seule solution bouger mais c'est sans compter les hôtesses.
Ils nous passent à l'heure d'arrivée en fermant dès quinze heures les hublots, motif : "on va vers le soleil levant".
Ben oui, c'est l'idée. C'est même le surnom du Japon...
Et alors le sketch commence.
Nous, la team en provenance de Paris on a mangé dans la matinée.
Et dès treize heures, proposition de boissons, l'eau ça ne fait pas de mal, l'atmosphère est sèche, confinée, climatisée, ils ont failli me donner mal à la gorge après la suée attrapée en se dépêchant pour rejoindre cette fichue porte.
Donc boissons, puis dix minutes plus tard, repas : plateau danois ça donne quoi ?
Du impossible à tout manger.
Entrée, plat chaud, j'ai pris un indien végé, dahl de pommes de terre au curry, chaud niveau épices, j'adore, un riz basmati tout à fait correct mais je n'avais pas faim.
Perso, je mange une fois par jour, là, pas eu le temps de dire "ouf" et j'avais donc de nouveau des porcelaines à vider.
Je n'ai pas tout mangé, impossible et le dessert bof, bof, bof, un pseudo cheesecake aux framboises étouffe chrétiens.
Après café ou thé vert, je vais en boire pendant un mois, je me rabats donc sur le café, pas top, on sent le mélange arabica/robusta.
Bon, pause niveau estomac, puis pause pipi nécessaire depuis le matin.
Si je bois deux litres d'eau par jour habituellement, là, je suis devenue le chameau qui ne sait pas quand il va atteindre l'oasis.
Sauf qu'arrivée devant la porte : pictogrammes pour l'ouvrir et je ne comprends pas.
Grand moment de solitude, trente secondes puis je comprends, il faut pousser la porte accordéon.
Désolée les filles et les garçons, j'ai pas fait picto LV3.
Pause-pipi réalisée, retour à ma place, je choisis un film "les gardiens de la galaxie" vol 3. J'ai déjà vu mais là je ne verrais pas la fin.
Je lis : Harry Potter, le prisonnier d'Azkaban, j'écris, je note tout pour vous faire de la lecture, alors on saute les passages qui ne vous intéressent pas.
Une heure plus tard, pas plus, on est dans le noir plus ou moins, donc écran éteint, plaid-couette déplié et recouvrant. Je somnole.
Un géant s'approche, c'est le steward, il propose des "snacks", je décline, déjà on eu des paquets de noix de cajou salées avec le premier verre... Et je ne les mange pas... Ma balance est contre.
Re-une heure plus tard, boissons.
Re-une heure plus tard, un sandwich est posé sur la tablette : choux rouge aigrelet/fromage type St Moret.
Ça c'est pas mal. Mais j'avoue que je n'ai pas faim.
Je m'endors vers 1 h et me réveille heure locale 5 h. On survole la Chine, les trois quarts du vol sont faits.
Et bien vous savez quoi ?
Petit déjeuner !
Pantagruélique : du chaud avec une saucisse, champignons, pommes de terre, épinards, œufs brouillés (beurk, plus secs, tu meurs), yaourt, céréales, pain, beurre, crackers, des poivrons crus avec une tranche de jambon blanc et des tranches de fromage, plus un verre de jus, plus café ou thé.
J'ai tout compris, le sur-classement c'est des kg en plus.
Un récit plein de vie !
RépondreSupprimerOn est avec toi 😍😍😍