Le gérant de l'hôtel m'a prêté deux livres sur la Matsuyama des années soixante.
On parle en géo des dragons avec l'émergence de ce Japon, productif, moderne dans les sixties...
Sauf que Shikoku ce n'est pas ça, c'est même plutôt "back to future". Ça ne me fait pas rêver du tout, nous à l'époque, c'est les Trente glorieuses, on double son salaire voir plus, on se paie une maison, ici, on travaille encore à la main tout, à la houe, pieds nus dans les terrasses. Le paysage est splendide mais que d'efforts, réduits à rien, par des typhons, des rats.
Un photographe a travaillé sur la vie quotidienne des habitants de cette côte de Matsuyama.
J'ai choisi de vous présenter un épisode parmi tant d'autres.
L'auteur raconte le quotidien des habitants et ce quotidien n'a rien à voir avec celui de la France à la même époque, ou alors peut-être dans les coins reculés, comme à Decize par exemple...
L'île produit de quoi nourrir ses habitants et il advient que les rats se multiplièrent et dévastèrent les récoltes. Six mille habitants, six cent mille rats mais comme les recensements côté rats ne sont pas très au point, on peut juste imaginer cette marée de rats.
On ramasse les rats morts et on les leur paie 10 ¥ pièce, mais ça ne suffit pas à tuer ces sales bêtes, moi, elles ont tué mes oiseaux en volière, leurs puces ont tué des millions de personnes par la peste qu'elles véhiculent.
L'urine de rat c'est la leptospirose et vos chats ou chiens peuvent en mourir, de la saloperie.
Ça mord en plus, c'est un animal que je supprime sans état d'âme, comme les mouches, leur nombre de victimes est trop grand pour éprouver de la pitié.
C'est intelligent mais à part Ratatouille, ça ne me fait pas sourire, j'ai perdu trop d'oiseaux avec cette engeance.
Ici, il évite une tapette.







J'adore tes carnets de voyage, très intéressant. On apprend beaucoup de la vie de ces gens à partir de ce qui semble des anecdotes.
RépondreSupprimerc'est clair les rats à part le ratatouille j'aime pas du tout !! c'est de véritable saleté.. le chat d'une de mes amies est mort à cause d'un rat qui lui a mordu la queue, quelle tristesse
RépondreSupprimerLe problème des rats, c'est leur prolifération ; individuellement, ils sont intelligents et faciles à vivre. Nous avions eu une chatte et une rate remises ensemble à l'asso (une expulsion), et à la maison, nous avions eu la rate, Athéna, elle était adorable !
RépondreSupprimerL'histoire de Shikoku m'a rappelé un épisode identique, vecu pendant la guerre par ma mère et ma grand'mère. Il y avait des rats partout, qui avaient faim eux aussi ; alors ma mère et Mamino avaient adopté un chaton, Mitsou auprès de voisins, mais il était si menu qu'elles ont eu peur que ce soient les rats qui le mangent ; et il n'est allé dans la remise qu'une fois adulte !
Une doc à la fois intéressante et poignante quand on pense à ce qu'ont vécu ces agriculteurs. Comme Honeydukes, quand j'étais très jeune, je me souviens de récits ce ceux qui avaient vécu 14-18 et qui avaient mangé les rats et les corbeaux pour survivre !
RépondreSupprimerEt des petits chiens ratiers ,ça n aurait pas fait l affaire ?
RépondreSupprimerJe ne crois pas qu'ils en aient eu. Déjà avoir des chats, ça a semblé difficile.
SupprimerOui c'est très émouvant, cette misère de la population et leur dénuement face aux rats. On aimerait aimer les rats, qui sont, comme le dit Honeydukes, très intelligents, mais en nombre ce n'est pas possible. Notre chatte, pas très grosse, tue des gros rats.
RépondreSupprimerJ'aurais eu tendance à défendre les rats, qui sont, comme les humains, des opportunistes avant tout, mais depuis que j'ai lu la trilogie des Chats de Bernard Werber, c'est vrai que je les regarde d'un œil méfiant :D
RépondreSupprimerMoumoudolls
Ça fait un peu froid dans le dos tout ça.. inutile de te dire que souris, rats, rongeurs... ça me révulse méchant !
RépondreSupprimerHeureusement qu'il y a des Slouby courageux, au péril de leur vie! 🥰
C'est toujours une claque quand on voit l'écart dans l'évolution des conditions de vie selon les pays. Quand on voit ce document on n'a moins envie de se plaindre de notre quotidien.
RépondreSupprimerÇa me rappelle un autre fléau dans le Centre à une époque: Les écureuils qui sont plus infects que les rats mais avec une petit bouille mignonne et une queue en panache on ne se doute pas qu'ils transportent encore plus de saletés que les rats et ce sont aussi des animaux omnivores qui n'hésitent pas à chasser des insectes et même des rongeurs...